Représentant plus de 10 000 personnes en protection de la jeunesse, l’APTS juge essentiel qu’un débat public en bonne et due forme puisse avoir lieu sur le sujet. À l’heure actuelle, les consultations n’ont pu avoir lieu puisque le projet de loi ne concernait pas le personnel du réseau de la santé et des services sociaux.
Aucun état des lieux n’existe actuellement quant au port de signes religieux par les personnes œuvrant en protection de la jeunesse. En effet, le rapport du Comité d’étude sur le respect des principes de la Loi sur la laïcité de l’État et sur les influences religieuses, commandé à Christiane Pelchat et Guillaume Rousseau par le gouvernement, ne fait aucune mention de la protection de la jeunesse.
Qui plus est, une réforme précipitée - sans discussion, préparation ou consultation - pourrait avoir de graves conséquences pour un secteur aux prises avec l’une des pires pénuries de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux.
Conséquemment, l’APTS demande au ministre Roberge de retirer ces amendements dès maintenant. Une décision d’une telle importance ne devrait pouvoir être prise sans la tenue d’un débat public serein et éclairé.


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