Édition du 3 décembre 2019

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Solidarité internationale

Résolution d’urgence sur la Bolivie (QS)

Longueuil, le 17 novembre 2019 - Il faut le dire : ce qui s’est passé la semaine dernière en Bolivie est un coup d’État. Qui nous rappelle les plus sombres heures de l’histoire de l’Amérique latine.

Le grand écrivain uruguayen Eduardo Galeano écrivait au début des années 70 :

« (L’Amérique latine) a gardé sa condition de servante. Elle demeure au service des besoins étrangers, étant source et réserve de pétrole et de fer, de cuivre et de viande, de fruits et de café, de matières premières et de denrées alimentaires pour ces pays riches qui gagnent en les consommant beaucoup plus que ne gagne l’Amérique latine en les produisant (…) Les conquistadores sur leurs caravelles voisinent avec les technocrates en jets. »

En 2019, bien tristement, ce constat est encore d’actualité. Le coup d’État en Bolivie a été orchestré par l’élite économique bolivienne, avec la complicité de l’Organisation des États américains (OEA). Rappelons que l’OEA est basée à Washington et qu’il est financé à 44 % par les États-Unis. C’est ni plus ni moins que le bras diplomatique de l’impérialisme états-unien.

En remettant en question les résultats électoraux qui donnaient pour gagnant le président sortant Evo Morales, l’OEA a pavé la voie à la prise de pouvoir d’un gouvernement illégitime et profondément régressif. Dès la démission forcée d’Evo Morales, le whipala, drapeau aux sept couleurs des peuples indigènes et deuxième drapeau officiel de la Bolivie, a été décroché du palais présidentiel et brûlé. Il s’agit d’un acte ouvertement raciste.

Afin de dénoncer ce dramatique coup porté à la démocratie et aux droits humains, le député de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, et le délégué de l’association de Verdun, Zachary Williams, ont présenté hier la motion d’urgence ci-dessous au congrès de Québec solidaire :

Attendu que :
– Le président bolivien, Evo Morales, a reçu la majorité des appuis lors de l’élection présidentielle bolivienne
– Le président Morales a donné son consentement à une élection de deuxième tour, malgré que, selon la loi électorale bolivienne, la majorité des appuis qu’il a reçus ne nécessitaient pas une élection de deuxième tour
– Le coup d’état a mis au pouvoir un gouvernement illégitime en Bolivie, qui a favorisé la violence contre les activistes progressistes bolivien-nes et les peuples autochtones

Il est proposé :
– Que Québec solidaire dénonce formellement le coup d’état en Bolivie et l’ingérence étrangère par l’intermédiaire de l’Organisation des États américains (OÉA)
– Que Québec solidaire dénonce la violence d’extrêmes droites envers le président Evo Morales, les mouvements progressistes et populaires et les communautés autochtones de la Bolivie.

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