Édition du 19 mai 2026

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Le mouvement des femmes dans le monde

Viols : Mythes et réalités

Les mythes concernant le viol, les agressions sexuelles, les abus sexuels et d’autres formes de violence sexuelle causent de graves préjudices. Nous nous penchons ici sur certains des mythes les plus courants, afin de distinguer la réalité de la fiction.

Tiré de Entre les lignes et les mots
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/02/viols-mythes-et-realites/?jetpack_skip_subscription_popup

À propos des idées reçues sur le viol

* Les idées reçues sur le viol et les autres formes de violence et d’abus sexuels ont un poids considérable dans notre société, ce qui peut s’avérer très dangereux.

* Elles peuvent amener les victimes et les survivantes à éprouver de la honte face à ce qui leur est arrivé, ou à se sentir responsables. Cela peut alors les empêcher de demander de l’aide ou d’entamer un processus de guérison.

* Cela peut également avoir un impact négatif sur la façon dont la société perçoit les survivantes. Et cela peut se répercuter sur le système pénal, ainsi que sur les services de santé et d’aide.

* Comme l’indique leCrown Prosecution Service, «  le crime de viol est souvent mal compris  ». Cela contribue auxtaux choquants de poursuites et de condamnations pour viol.

* Chez Rape Crisis, nous travaillons d’arrache-pied pour briser ces mythes. Et aider les survivantes à obtenir le soutien dont ils ont besoin et qu’ils méritent.

Avez-vous été victime d’un viol, d’abus sexuels pendant l’enfance, d’une agression sexuelle ou d’une autre forme de violence sexuelle ? Ou vous sentez-vous perdue ? Sachez que vous n’êtes pas seule. Nous disposons denombreuses informations et d’un soutien pour vous aider.

MYTHE N° 1

Les femmes qui boivent ou consomment des drogues méritent d’être violées
La réalité : personne n’est jamais responsable d’avoir été violé ou agressé sexuellement, quelles que soient les circonstances. Le viol ou l’agression sexuelle est toujours un crime, et la culpabilité, la honte et la responsabilité de ce crime incombent à 100% à l’auteur ou aux auteurs.

MYTHE N° 2
Les femmes prétendent avoir été violées parce qu’elles veulent attirer l’attention ou se venger – ou parce qu’elles regrettent d’avoir eu des relations sexuelles avec quelqu’un
La réalité : les fausses accusations de viol sont extrêmement rares. En réalité, la plupart des personnes victimes d’un viol ou d’une autre forme de violence sexuelle ne le signalent jamais à la police.

MYTHE N° 3
Si elle n’a pas crié, tenté de s’enfuir ou riposté, ce n’était pas un viol
La réalité : il est très fréquent que les personnes victimes de viol, d’agression sexuelle, d’abus sexuel ou d’autres formes de violence sexuelle se retrouvent incapables de bouger ou de parler. Il s’agit d’une réaction automatique de notre corps face à la peur, destinée à assurer notre sécurité.

C’est également l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses personnes ne présentent pas de blessures visibles après avoir subi un viol ou une autre forme de violence sexuelle.

En savoir plus sur les réactions de peur

MYTHE N° 4

Si elle n’a pas dit « non », ce n’était pas un viol

La réalité : ne pas dire « non » ne signifie pas pour autant que la personne donne son consentement. Si une personne semble hésitante, reste silencieuse, s’éloigne ou ne répond pas, cela ne signifie pas qu’elle accepte d’avoir des relations sexuelles.

En savoir plus sur le consentement

MYTHE N° 5

Ce n’est pas un viol si c’est votre femme ou votre petite amie
La réalité : un viol reste un viol. Si une personne souhaite avoir des relations sexuelles avec une autre, elle doit obtenir son consentement. À chaque fois. Sans exception. Peu importe si vous êtes marié·es depuis 50 ans : si l’autre personne ne donne pas son consentement, c’est un viol. Et c’est illégal.

MYTHE N° 6

Les femmes « le cherchent » si elles portent des vêtements provocants ou flirtent
La réalité : les femmes et les filles ont le droit de s’habiller comme elles le souhaitent et de se comporter comme elles le souhaitent sans être victimes de viol ou d’agression sexuelle. Tout le monde a ce droit. Rien ne peut jamais justifier un viol ou une agression sexuelle.

MYTHE N° 7

Une fois qu’un homme est excité, il ne peut plus se contrôler : il doit absolument avoir des relations sexuelles

La réalité : ce mythe n’a absolument aucun fondement scientifique. Les hommes peuvent se contrôler, tout comme les femmes. Le viol, quelles que soient les circonstances, est un crime grave et rien ne peut jamais le justifier.

MYTHE N° 8

Les femmes jouent souvent les difficiles » et disent « non » alors qu’elles veulent en réalité dire « oui ».

La réalité : les femmes et les filles, tout comme les hommes et les garçons, doivent toujours être écoutées et crues lorsqu’il s’agit de sexualité. Chacun·e a le droit de changer d’avis à tout moment pendant un rapport sexuel, et personne d’autre n’a le droit de décider à la place de quelqu’un d’autre ce qu’il ou elle veut – cette décision n’appartient qu’à la personne concernée. Ainsi, si quelqu’un·e dit « non », respectez sa volonté.

MYTHE N° 9

Les victimes et les survivantes devraient se comporter d’une certaine manière après avoir été violées

La réalité : chacune réagit différemment au viol et aux autres formes de violence sexuelle, et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’agir ou de se sentir après un tel événement. Il est courant de se sentir engourdi après un événement traumatisant comme un viol ou une agression sexuelle. De plus, certaines personnes ne ressentent les effets du traumatisme que longtemps après que l’événement traumatisant s’est produit.

En savoir plus sur les conséquences du viol

MYTHE N° 10

Si elle avait vraiment été violée, elle n’aurait pas mis autant de temps à en parler
La réalité : pour beaucoup de personnes, parler d’un viol ou d’une autre forme de violence ou d’abus sexuel peut être très difficile – et il peut s’écouler beaucoup de temps avant qu’elles ne se sentent capables de le faire. Cela peut s’expliquer par de nombreuses raisons différentes. Elles peuvent avoir l’impression qu’on va les juger, les blâmer ou ne pas les croire. Ou bien elles peuvent avoir peur que leur agresseur ou une autre personne ne l’apprenne.

MYTHE N° 11

Les personnes qui ont été victimes d’abus sexuels pendant leur enfance sont susceptibles de devenir elles-mêmes des agresseurs

La réalité : la plupart des victimes et des survivants d’abus sexuels pendant l’enfance ne commettent jamais de viol ni d’abus sexuels sur d’autres personnes. Rien ne justifie les abus sexuels ni aucune autre forme de violence sexuelle à l’encontre de quiconque, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes.
En savoir plus sur les abus sexuels sur mineurs

MYTHE N° 12
Les femmes ne devraient pas sortir seules la nuit si elles ne veulent pas se faire violer
Les faits : dans 86% des cas de viol commis contre des femmes, la victime ou la survivante est violée par une personne qu’elle connaît – et, dans 45% des cas, elle est violée par un partenaire ou un ex-partenaire. Donc, si l’on suit la logique « il ne faut pas sortir seule la nuit », devrions-nous aussi dire aux femmes d’arrêter d’avoir des relations avec des hommes ? Ou de ne plus jamais parler à un homme ? Bien sûr que non.

Ce sont les violeurs qui doivent changer leur comportement, pas les femmes.

MYTHE N° 13
Les personnes en situation de prostitution ne peuvent pas être violées
Les faits : ce qui fait qu’il s’agit d’un viol, c’est le fait que la personne ait donné ou non son consentement – et non ce que fait de la victime ou de la survivante. Ainsi, si une personnes en situation de prostitution n’a pas donné son consentement, il s’agit d’un viol.

En savoir plus sur la définition juridique du viol

MYTHE N° 14
Les hommes issus de certains milieux seraient plus enclins à commettre des violences ou des abus sexuels que d’autres

La réalité : il n’existe pas de profil type du violeur. Les auteurs de violences et d’abus sexuels proviennent de tous les milieux économiques, ethniques, raciaux, d’âge et sociaux.

MYTHE N° 15

Les hommes ne sont pas victimes de viol

La réalité : chaque jour, en Angleterre et au Pays de Galles, des hommes et des garçons sont victimes de viol et d’agressions sexuelles. En effet, un homme sur vingt a été victime d’un viol ou d’une agression sexuelle à l’âge adulte. La violence et les abus sexuels peuvent avoir des conséquences graves et durables sur la vie et le bien-être des hommes et des garçons, tout comme ils peuvent en avoir sur ceux des femmes et des filles.

Découvrez les aides disponibles pour les hommes et les garçons

MYTHE N° 16
Seuls les hommes homosexuels sont victimes de viol et seuls les hommes homosexuels violent des hommes

La réalité : absolument n’importe qui peut être victime ou survivant d’un viol, d’une agression sexuelle, d’abus sexuels ou de toute autre forme de violence sexuelle, y compris les hommes et les garçons de toutes orientations sexuelles. Pour les auteurs, le viol est une question de pouvoir et de contrôle. Ainsi, pour certains d’entre eux, le genre ou l’orientation sexuelle de leur victime n’a aucune importance. Ce qu’il faut retenir, c’est que toutes les victimes et tous et toutes les survivantes doivent être écouté·es et crus·e – et quelles et ’ils méritent tous et toutes un accompagnement spécialisé.

MYTHE N° 17

Les femmes ne commettent pas d’infractions sexuelles

La réalité : la majorité des viols et des agressions sexuelles sont commis par des hommes à l’encontre de femmes et d’enfants. Cependant, il arrive que des femmes commettent des actes de violence sexuelle – à l’encontre d’autres femmes, mais aussi d’hommes et d’enfants. Toutes les victimes et tous/toutes les survivant·es doivent être écouté·es et cru·es. Et la faute, la honte et la responsabilité incombent toujours à 100% à l’auteur des faits, quelle que soit son identité.

*-*

Vous ne savez pas exactement quelle est la différence entre le viol et l’agression sexuelle ?
Découvrez-le ici

En Angleterre et au Pays de Galles…
2 viols sur 5 commis à l’encontre de femmes sont perpétrés par leur partenaire ou leur ex-partenaire
1 survivante adulte sur 3 d’un viol a subit cet acte chez elle
1 femme sur 4 a été victime d’un viol ou d’une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans
Consultez d’autres statistiques

https://rapecrisis.org.uk/get-informed/about-sexual-violence/myths-vs-realities/

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