Édition du 24 janvier 2023

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Asie/Proche-Orient

Chine : derrière la volte-face sur la politique "Zéro Covid", la répression à l’œuvre

Le régime chinois a annoncé mercredi 7 décembre un revirement majeur dans sa politique du « zéro Covid » à travers un allègement des restrictions sanitaires. Une victoire pour la contestation populaire inédite depuis trois décennies en Chine ? En parallèle de cet assouplissement réglementaire, l’énorme machine de la censure et la répression sont à l’œuvre pour enterrer ce qui s’est cristallisé autour de ce vaste mouvement contre la gestion de la pandémie.

Tiré de Asialyst.

La semaine dernière, des dizaines de milliers de protestataires avaient défilé dans au moins une vingtaine de villes de Chine. Les manifestants ont crié leur colère face aux conditions très strictes et même souvent draconiennes imposées par les autorités chinoises confrontées à une recrudescence des cas de Covid-19 en Chine. Leurs manifestations ont pris en outre un caractère politique avec comme cibles le président Xi Jinping en personne et le Parti communiste chinois.

Cette vague de contestation est inédite depuis le massacre de la place Tiananmen en juin 1989 qui s’est soldé par la mort d’au moins 2 000 Chinois, principalement des jeunes étudiants qui demandaient pacifiquement davantage de démocratie, tués par l’Armée populaire de libération sur l’ordre de Deng Xiaoping, alors maître de la Chine.

Mais revirement majeur : pour répondre à cette fronde populaire, le gouvernement chinois a annoncé mercredi un allègement général des règles sanitaires mises en place pour endiguer la propagation du coronavirus. Parmi les nouvelles mesures annoncées par la Commission nationale de Santé (NHC) qui a valeur de ministère, « les personnes infectées asymptomatiques et les cas légers qui peuvent être isolées à domicile le seront de manière générale ». D’autre part, le pays va « réduire davantage la portée des tests à l’acide nucléique [PCR, NDLR] et en réduire la fréquence », alors qu’il était demandé jusque-là aux Chinois de se tester plusieurs fois par semaine pour pouvoir accéder à tout lieu public.

Les tests à grande échelle ne seront désormais plus menés que dans « les écoles, les hôpitaux et les centres de travail à haut risque ». Le recours aux confinements parfois appliqués à des quartiers voire à des villes entières, sera également réduit. Les zones à risque n’ayant pas enregistré de cas pendant cinq jours devant être réouvertes. Il sera aussi désormais possible de voyager d’une province à une autre sans avoir à présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures et aucun test ne sera exigé à l’arrivée. Dans le même temps, la Chine va accélérer la vaccination des personnes âgées, son point faible.

L’annonce intervient quelques heures après la publication officielle de nouveaux chiffres inquiétants pour la deuxième économie mondiale : en novembre, la Chine a vu ses exportations et importations s’effondrer, sous l’effet conjugué de sa politique « zéro Covid » et d’une demande atone. La semaine dernière déjà, le président Xi Jinping avait effectué un geste de conciliation en déclarant qu’il « comprenait les frustrations » des Chinois.

Récemment encore, le Covid-19 était pourtant décrit comme une maladie très dangereuse, et aucune occasion n’était trop bonne pour critiquer la gestion de la pandémie à l’étranger. Mais la vice-Première ministre Sun Chunlan, promue récemment à la tête de la politique de gestion de la pandémie, avait déclaré publiquement il y a quelques jours que « le caractère pathogène de l’Omicron a diminué comparé aux récentes contaminations ». Étrange volte-face qui n’est pas sans danger sanitaire.

Depuis lundi 5 décembre déjà, voici des commerces qui rouvrent et moins d’exigence pour les tests PCR : les règles sanitaires s’assouplissent dans de plus en plus de villes chinoises, dont Pékin et Shanghai, une semaine après des manifestations de colère historiques. Dans la capitale de 22 millions d’habitants, de nombreux magasins avaient rouvert dès le week-end et les habitants pouvaient à nouveau utiliser les transports en commun depuis lundi, sans avoir à présenter un résultat de test PCR négatif datant de moins de 48 heures. Même mesure à Shanghai où cette obligation est aussi levée pour accéder à certains lieux publics comme les parcs et attractions touristiques. La mégapole financière de 25 millions d’âmes avait été durement confinée pendant plus de deux mois au printemps dernier, après l’apparition d’un foyer de cas de Covid-19. Une mesure très impopulaire qui a aussi eu un impact sur l’économie du pays qui chancelle.

La censure et ses failles

En même temps, comme c’était à prévoir, les organes de surveillance du pays ainsi que ceux de la répression policière se sont rapidement mis en ordre de bataille. Conséquence, une censure tous azimuts sur les réseaux sociaux visant à supprimer toute trace de la contestation et l’arrestation de nombreux contestataires. Plusieurs jours submergés par un nombre gigantesque de vidéos et de témoignages échangés sur les réseaux sociaux qu’ont vus des millions de Chinois, les petites mains de l’appareil de la censure chinoise s’évertuent jour et nuit à effacer tout ce qui à trait de près ou de loin à ces événements : vidéos, photos, textes, tout y passe. Les principaux réseaux sociaux que sont Wechat et Weibo ont été consciencieusement passés au peigne fin et vidés de tout contenu jugé subversif, tandis que des milliers de comptes fantômes ont inondé Twitter pour submerger les vidéos mises en ligne qui s’y trouvaient.

Pourtant, les auteurs de ces textes et vidéos avaient fait preuve d’ingéniosité et d’imagination pour contourner la censure. Ils avaient choisi des mots-clés inoffensifs au premier regard mais qui pouvaient rappeler des contextes précis, telles que l’expression « mousse de crevette » (虾慕斯), qui prononcé en chinois peut également signifier manifestations ; ou « banane jaune » (黄香蕉), qui peut évoquer le nom Xi Jinping.

Des spécialistes de Twitter évaluent à plus d’un million ces comptes non identifiés qui, souvent, contiennent des photos pornographiques ou des propositions de prostitution. Leur objectif : discréditer les informations et vidéos sur les événements en Chine, profitant en cela de l’ouverture de Twitter aux informations non vérifiées et parfois à la haine depuis son rachat par le milliardaire américain Elon Musk.

La censure chinoise est une machine très sophistiquée. Elle réunit, selon certains experts, quelque 200 000 personnes qui travaillent 24 heures sur 24 avec pour mission de traquer tous les messages « déviants » ou « subversifs » sur la toile, de nature à porter tort au Parti ou au gouvernement. Aussitôt découvert, le message est supprimé, tout comme le lien qui conduisait à lui. Selon une source informée, les censeurs chargés de TikTok travaillent devant leur écran dix heures par jour, sous la surveillance étroite d’un chef placé derrière eux, de façon à avoir un regard plongeant sur leur travail contrôlé en temps réel. Si les censeurs de base risquent leur emploi en cas de mauvaise performance, leurs chefs risquent la même chose puisqu’ils sont eux-mêmes surveillés, mais à distance. Les censeurs les plus efficaces sont récompensés. Les mauvais sont licenciés. Cette surveillance oblige les censeurs du haut en bas de l’échelle à faire preuve d’un zèle irréprochable où les états d’âme n’ont pas droit de cité.

Mais tout système de surveillance, même le plus élaboré, a ses failles. Dans cette vague de contestation, le symbole de la feuille blanche brandie par les protestataires pour signifier qu’ils sont bâillonnés a fait le tour de la Chine en quelques heures, devenant rapidement l’emblème d’une contestation muselée mais qui fait tache d’huile en Chine communiste.

De plus, même si un témoignage ou une vidéo disparaît moins de dix minutes après sa mise en ligne, ses dix minutes d’existence permettent à des centaines de milliers de Chinois de les voir et, ensuite, de les disséminer à leur tour auprès de leurs connaissances qui, à leur tour, font pareil. Si bien que nombre de Chinois ont une connaissance assez précise de ce qui se passe réellement dans leur pays, un trou dans la raquette de ce système orwellien que le régime croyait infaillible et qui se révèle au contraire poreux.

D’autre part, la fermeture de la Chine sur le monde extérieur ne peut pas être totale. En témoigne la retransmission en direct par la chaîne de télévision nationale CCTV des matchs de football de la coupe du monde au Qatar où les Chinois ont découvert avec stupéfaction sur leur écran que les milliers de fans dans les gradins ne portaient pas de masque alors qu’eux-mêmes sont obligés d’en porter constamment sitôt sortis de chez eux. Ces images ont suscité une vague d’indignation à travers le pays.

Constatant leur erreur, les censeurs ont vite rectifié le tir, si bien que les caméras de la CCTV ne montrent plus d’images des supporteurs criant leur joie dans les gradins sans masque ou qui s’étreignent pour saluer la victoire de leur équipe. Mais le mal est fait. Or ce mal est beaucoup plus profond qu’il n’y paraît. « Le « zéro Covid » n’est qu’un problème secondaire. Le vrai problème est que [les Chinois découvrent] qu’il n’y a pas de limites à l’intrusion de l’État dans la vie privée des citoyens », souligne un étudiant, resté anonyme pour éviter d’être poursuivi, cité par le Financial Times.

Signaux contradictoires

Il est frappant de constater qu’en moins de 48 heures, les étudiants de différentes universités à travers le pays, distantes pour certaines de milliers de kilomètres, ont repris les mêmes slogans que ceux qui étaient utilisés par les protestataires sur la place Tiananmen en 1989, un massacre effacé dans le narratif officiel et dans les médias. Cela montre également le degré de conscience politique de ces jeunes qui, pourtant, sont soumis à une sorte de lavage de cerveau imposé au cours de leur cursus universitaire. Il est dès lors permis de penser que la contestation de ces dernières semaines, même si elle ne pourra plus s’exprimer à visage découvert pour le moment, va se poursuivre discrètement dans un avenir prévisible. Une illustration patente de la rancœur que suscite surtout chez les jeunes, la politique du contrôle social suivie par le régime de Xi Jinping.

Les autorités chinoises ne manqueront pas de constater que beaucoup en Chine sont prêts à risquer de lourdes peines de prison par des gestes de véritable héroïsme. Ainsi ce jeune Chinois qui, sachant pertinemment qu’il serait arrêté, a pris l’initiative le mois dernier d’accrocher deux banderoles à un pont surplombant un axe routier majeur de Pékin demandant la liberté, la démocratie, la fin de la désinformation, une presse libre et, en résumé, la dignité humaine pour tous les Chinois. D’autant plus que les signaux lancés depuis la semaine dernière par les autorités pour calmer le jeu sont pour certains contradictoires. En témoignent les informations données par la chaine de télévision officielle CGTN, émanation de la toute-puissante CCTV qui a pignon sur rue à Pékin.

« Exclusif : des scientifiques chinois ont prouvé que le risque de transmission [du virus] Omicron a reculé comparé aux contaminations précédentes », affirmait la CGTN le 1er décembre. « Renforcer l’immunité de la totalité de la population, en particulier les aînés, doit être considéré comme la première des priorités au moment où le pays se dirige vers une nouvelle étape de la prévention de l’épidémie et de son contrôle, ajoutait la chaine de télévision le 3 novembre. Ces responsables locaux qui ferment des écoles selon leurs propres désirs ou bloquent la circulation sans autorisation, imposent une gestion silencieuse ou prolongent des quarantaines, suspendent le travail des cliniques ou des institutions médicales, le public est encouragé à faire connaître leur conduite. Quant à ceux [dont les agissements] suscitent de graves conséquences, la responsabilité légale est que les responsables locaux les poursuivent en accord avec la loi et les règlements. »

La tactique est régulièrement utilisée en Chine : souffler le chaud et le froid. Oui à un assouplissement des règles pour faire retomber les tensions mais, en même temps, la responsabilité de cette tragédie est, comme souvent, imputée aux autorités locales qui doivent seules porter le chapeau pour une erreur du gouvernement central. Un stratagème qui permet aux organes centraux de pouvoir ainsi se dédouaner aux yeux de la population.

Risque grave d’une hécatombe

Il n’empêche, le régime chinois a lui-même commis au moins deux erreurs funestes que la population chinoise n’a pas fini de payer. La première est le refus d’utiliser les vaccins occidentaux à ARN messager dont l’efficacité prouvée est très nettement supérieure aux vaccins chinois Sinopharm et Sinovac. Ceci pour des raisons de fierté nationale, Pékin et sa propagande ne pouvant accepter l’évidence : les faiblesses de la recherche scientifique et médicale chinoise comparée à celle de l’Occident. La deuxième est le faible taux de vaccination dans le pays, en particulier chez les personnes âgées. D’où le risque grave d’une hécatombe avec l’assouplissement des contraintes sanitaires. Certaines études occidentales parlent de la possibilité d’un million de morts en Chine dans les mois qui viennent.

Selon les projections de Wigram Capital Advisors, un institut basé en Nouvelle Zélande spécialisé en macroéconomie asiatique, la disparition des mesures sanitaires pourrait créer une « vague hivernale » d’infections au Covid-19 qui se traduirait à terme par un million de morts avec un taux de mortalité quotidien de 20 000 décès à la mi-mars prochain. Un tel scénario submergerait le système hospitalier chinois dont la capacité en unités de soins intensifs est dix fois moindre que les 70 000 malades qui nécessiteraient une hospitalisation à cette date. En outre, les déplacements très nombreux occasionnés par le Nouvel An lunaire chinois accéléraient encore ce scénario noir. « La propagande actuelle fait croire que la réouverture sera sans coût. Or le risque est que [la direction chinoise] sous-estime comment et à quel prix le reste du monde a réussi à vivre avec le Covid », souligne Rodney Jones, expert de cet institut cité mercredi par le Financial Times.

Le régime chinois est donc pris en tenaille entre l’impérieuse nécessité de calmer les esprits et de redonner vie à une économie en pleine tourmente tout en évitant une hausse vertigineuse de la mortalité avec l’assouplissement des règles sanitaires. En outre, ce virage à 180 degrés est en lui-même un désaveu cinglant et rarissime pour Xi Jinping, car il est celui qui a pris la décision de mener cette gestion de la pandémie et son principal architecte. « Le gouvernement chinois se retrouve dans une position inextricable qu’il a lui-même créée », estime Han Yang, un ancien diplomate chinois qui vit aujourd’hui en Australie, cité par le quotidien japonais Asia Nikkei. « Le « zéro Covid » porte la signature de Xi. Cette volte-face sera un coup porté à son autorité », quelques semaines seulement après être sorti du XXème congrès du PCC apparemment plus fort que jamais.

« Un grand nombre de personnes risquent de tomber malades », soulignait mardi 6 décembre le South China Morning Post, citant une étude publiée la veille par Goldman Sachs. D’après cette dernière, près de 200 villes chinoises présentent un « haut degré de risque » de hausse rapide des cas de Covid-19 et comptent en même temps pour 75 % du PIB chinois. Selon la banque d’investissement japonaise Nomura, fin novembre, les quarantaines affectaient à des degrés divers 512 millions de Chinois dans 68 villes du pays qui représentent près de la moitié du PIB chinois ces dernières semaines.

« Xi Jinping n’est pas Dieu »

Premier bilan pour les dirigeants du Parti : le régime et son maître Xi Jinping ne sont plus à l’abri des critiques du peuple. Et comme c’est de coutume en Chine en pareil cas, les autorités pointent un doigt accusateur en direction des « forces étrangères » forcément responsables de tentatives de déstabilisation du régime en place. Chen Wenqing, un ancien ministre de la Sécurité d’État qui est aujourd’hui à la tête de l’appareil sécuritaire du Parti, a récemment déclaré que le gouvernement était « résolu à réduire à néant les activités d’infiltration et de sabotage des forces hostiles tout comme les activités illégales et criminelles qui nuisent à l’ordre social. La stabilité sociale doit être garantie. »

Mais des vidéos ont montré que même une partie des forces de l’ordre se sont montrées plutôt accommodantes, voire sympathisantes, avec les manifestants. Ces vidéos ont également montré des scènes incroyables. Ainsi celle où lorsque des policiers ont demandé aux manifestants de se disperser au risque de « propager le virus » en soulignant qu’ils étaient manipulés par des « forces étrangères », un protestataire a lancé : « Quelles forces étrangères ? Marx ou Engels ? L’incendie à Urumqi a-t-il été causé par des forces étrangères ? »

L’incendie d’un immeuble de la capitale du Xinjiang où au moins dix personnes sont mortes en raison de l’arrivée tardive des secours en raison des consignes strictes dictées par la gestion de la pandémie ont été l’une des raisons du mouvement de contestation. Selon des témoignages d’habitants de l’immeuble, les personnes brûlées vives dans leur appartement n’ont pas pu échapper aux flammes car leurs portes étaient condamnées de l’extérieur.

Dans la nuit de lundi à mardi, des étudiants ont encore manifesté contre le confinement de leur université dans l’est de la Chine, selon des vidéos publiées le 6 décembre sur les réseaux sociaux chinois. Ces vidéos montrent une foule d’étudiants de l’Université de Technologie de Nankin manifestant afin de pouvoir quitter le campus. « Votre pouvoir, vous le tirez des étudiants, pas de vous-mêmes », crie un participant à un responsable. « Soyez au service des étudiants ! », ajoute cet étudiant. Un étudiant de troisième année, souhaitant rester anonyme, a déclaré à l’AFP que la manifestation a éclaté après l’annonce par l’école que le campus serait bouclé pendant cinq jours à la suite de la découverte d’un cas positif. Dans la vidéo, on voit des étudiants se disputer avec des représentants de l’université. « Si vous nous touchez, ça va devenir un nouveau Foxconn ici ! », crie un jeune en référence aux violentes manifestations d’ouvriers le mois dernier dans l’usine chinoise du géant taïwanais, qui fabrique les iPhone pour Apple.

Mais même si les manifestations disparaissent pour un temps, aussi vite qu’elles sont apparues, elles resteront dans l’histoire de la Chine contemporaine comme la preuve que cette « stabilité sociale » que le Parti s’efforce par tous les moyens d’ériger en dogme est plus fragile qu’on ne le pense. « Je ne sais pas si les gens peuvent réaliser à quel point [ces manifestations] sont inhabituelles dans le contexte chinois », explique John Delury, un sinologue de l’Université Yonsei de Séoul, cité par le journal britannique. Entendre des groupes se mettre à chanter de façon spontanée « Nous voulons la liberté », entonner des chants protestataires et faire usage de façon ironique des chants patriotiques pour protester contre les quarantaines est étonnant. »

« Xi devrait au moins tirer les leçons de tout cela, estime pour sa part Lance Gore, un expert de la Chine à l’Université Nationale de Singapour, né en Chine maoïste et ancien étudiant de l’Université de Pékin dans les années 1980. Xi Jinping n’est pas Dieu. Il ne peut pas tout contrôler. Il doit apprendre qu’un gouvernement moderne exige la négociation, les compromis et des concessions. »

Par Pierre-Antoine Donnet

Pierre-Antoine Donnet

Ancien journaliste à l’AFP, Pierre-Antoine Donnet est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages consacrés à la Chine, au Japon, au Tibet, à l’Inde et aux grands défis asiatiques. En 2020, cet ancien correspondant à Pékin a publié « Le leadership mondial en question, L’affrontement entre la Chine et les États-Unis » aux Éditions de l’Aube. Il est aussi l’auteur de « Tibet mort ou vif », paru chez Gallimard en 1990 et réédité en 2019 dans une version mise à jour et augmentée.

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