Les organismes en défense collective des droits (DCD) ont pour mission la transformation sociale et le respect des droits de la population. Ils travaillent dans une approche d’éducation populaire et agissent comme porte-voix des personnes marginalisées et défavorisées par les politiques et le système économique.
« Notre secteur est sous-financé, pas indexé et maintenant directement attaqué avec le chapitre 4 du projet de loi 7. On en arrache et la CAQ veut nous achever au moment même où les attaques aux droits sociaux se multiplient. » décrie Julie Corbeil de la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal.
Le projet de loi 7 visant à réduire la bureaucratie menace non seulement l’autonomie des groupes, mais carrément leur survie. « En fusionnant le fonds dédié à financer la mission de la DCD dans un autre fonds qui n’a ni les mêmes critères, ni les mêmes objectifs, la CAQ tente d’affaiblir encore une fois la défense du bien-commun. Sans le maillon essentiel qu’est la DCD, c’est toute l’ACA et la société qui sont affectées ! » dénonce Michael Bizzarro du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi.
Une démocratie saine nécessite des contre-pouvoirs autonomes, indépendants et financés publiquement. « D’ailleurs, la Politique de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire (PRAC) le reconnaît, mais le sous-financement chronique et la disparition de notre fonds dédié remet en question ce modèle unique au monde. On ne peut qu’être alarmé•es de ce que ça signifie pour la démocratie et notre société. » ajoute Anaïs Fraile-Boudreault de la Table des groupes de femmes de Montréal.
Quand la DCD est attaquée, tout le monde est concerné !
Les groupes en DCD revendiquent du financement public pour leur mission à la hauteur des besoins ainsi qu’une indexation annuelle. Ils exigent également le retrait du chapitre 4 du projet de loi 7.
Cette action s’inscrit dans la semaine de grève du Regroupement des organismes en défense collective des droits dans le cadre de sa campagne Les droits, ça se défend collectivement.


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