Édition du 21 septembre 2021

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Éducation

Dégringolade des achats de livres dans les écoles : l'UNEQ interpelle le ministre de l'Éducation

MONTRÉAL, le 2 avril 2015 - L’Union des écrivaines et des écrivains québécois demande au ministre de l’Éducation du Québec, François Blais, de prendre des mesures pour s’assurer que le budget annuel de 15 millions de dollars dédié aux acquisitions de livres dans les écoles ne soit pas utilisé à d’autres fins. Devant la baisse marquée des achats de livres constatée par les libraires depuis septembre, baisse qui atteindrait 80% par endroits, plusieurs questions se posent. Comment les commissions scolaires ont-elles dépensé les 8,3 millions de dollars versés par le ministère pour l’achat de livres ? Qu’est-il advenu des 6,7 millions de dollars que les commissions scolaires étaient tenues de consacrer au développement de leurs bibliothèques ?

Il est important que le ministre Blais exige de la part des commissions scolaires une reddition de comptes claire et précise qui lui permette ensuite d’agir. Il doit s’assurer, entre autres, qu’il y ait, dans le budget de l’an prochain, une compensation adéquate pour rattraper le retard de cette année. Il ne faut plus, en outre, que la situation actuelle se reproduise à l’avenir et les bibliothèques scolaires doivent être protégées contre les effets des compressions budgétaires compte tenu de l’importance de la lecture dans le projet éducatif.

« Les déclarations malheureuses de l’ex-ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, en août dernier, qui minimisaient l’impact du gel des achats de livres dans les écoles semblent donc avoir produit les résultats désastreux que nous avions craints, constate la présidente de l’UNEQ, Danièle Simpson, et ce, malgré les tentatives de l’ex-ministre de corriger le tir. »

Devant le tollé soulevé par ses propos, le ministre Bolduc avait fait marche arrière. Dans la lettre qu’il avait adressée aux commissions scolaires en date du 28 août 2014, il affirmait : « Je m’attends à ce que chaque commission scolaire injecte, au cours de la présente année scolaire [pour l’achat de livres], un montant correspondant à la somme de l’allocation du Ministère […], auquel s’ajoute un investissement additionnel de la commission scolaire puisé à même ses propres fonds. » Force est de constater que l’intervention du ministre n’a pas été prise au sérieux ou est arrivée trop tard. En effet, plusieurs commissions scolaires avaient déjà procédé à des coupes dans les achats de livres pour l’année 2014-2015.

Le ministre Blais doit donner suite aux engagements de son prédécesseur et corriger la situation. Quinze millions de dollars annuellement pour rendre le livre accessible dans toutes les écoles du Québec, c’est une portion infime du budget de près de 17 milliards de dollars consacrés à l’éducation mais une portion qui a des retombées incommensurables à long terme pour l’éducation, la culture et le secteur du livre.

Créée en 1977, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois regroupe plus de 1 600 poètes, romanciers, auteurs dramatiques, essayistes, auteurs pour jeunes publics et auteurs d’ouvrages scientifiques et pratiques. L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socioéconomiques des écrivains.

Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ)

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois est un syndicat professionnel fondé le 21 mars 1977 par une cinquantaine d’écrivains réunis autour de Jacques Godbout.

L’UNEQ regroupe près de 1 500 écrivains : des poètes, des romanciers, des auteurs dramatiques, des essayistes, des auteurs pour jeunes publics, des auteurs d’ouvrages scientifiques et pratiques.

L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains.

L’UNEQ a été reconnue, en 1990, comme l’association la plus représentative des artistes du domaine de la littérature, en vertu de la Loi sur le statut professionnel des artistes en arts
visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs (L.R.Q., chapitre S-32.01).

L’UNEQ a aussi été accréditée, en 1996, par le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs pour négocier, de façon exclusive, avec les producteurs relevant de la compétence fédérale, afin de conclure des accords-cadres qui définissent les conditions d’embauche des travailleurs professionnels autonomes du secteur littéraire.

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