Édition du 20 février 2024

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le mouvement des femmes dans le monde

Femmes exilées, une violence continue

Les femmes exilées, comme les hommes exilés, sont victimes de la violence politique et de la torture, dans leur pays d’origine ou pendant le parcours d’exil. Elles subissent les mêmes conditions de non-accueil en France et en Europe.

Tiré de Entre les lignes et les mots

Recommandations

Toutefois, face à la spécificité de ce qu’ont vécu et vivent les femmes exilées, au regard de leur vulnérabilité permanente, nous recommandons de :

Garantir la prise en compte des violences subies pendant le parcours de l’exil et du psycho-traumatisme qui en découle, dans la capacité des femmes à exposer leur récit devant l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Ces violences doivent aussi être prises en compte de manière générale dans la décision d’octroi de l’asile, et non plus seulement dans le cas où elles font courir un risque en cas de retour dans le pays d’origine ;

Renforcer l’accès à un accompagnement pluridisciplinaire (psychologique, médical, social et juridique) au sein du dispositif national d’accueil ;

Garantir un hébergement digne, durable et adapté, en augmentant le nombre de places d’hébergement spécialisées pour les femmes exilées et en assurant un système de garde d’enfants ;

Faciliter l’accès à l’emploi, en ouvrant la possibilité de travailler dès le dépôt de la demande d’asile, en développant des formations en français adaptées aux obligations familiales, et en facilitant l’accès à des emplois en lien avec la formation ou l’emploi exercé dans le pays d’origine ;

Créer des espaces visant à rompre l’isolement social, en lien avec des associations spécialisées dans l’accueil des personnes exilées, comme des groupes de parole ou des ateliers d’expression artistique ;

Promouvoir le recours à l’interprétariat professionnel, notamment en renforçant le budget d’interprétariat alloué aux agences régionales de santé à destination des soignants travaillant en milieu hospitalier, en centres médico-psychologiques ou autres structures de soins en santé mentale, ainsi que dans des cabinets privés, qui sont amenés à soigner des personnes allophones ;

Améliorer l’information sur les mécanismes de prévention des violences faites aux femmes, ainsi que sur les organismes d’appui présents sur le territoire français et sensibiliser sur les mécanismes de lutte contre l’impunité des auteurs des violences ;

Développer l’information et la formation à destination des professionnels de santé, du secteur social et des personnes intervenant dans les lieux d’accueil des personnes exilées sur les problématiques spécifiques concernant les femmes exilées.

Télécharger la brochure du Centre Primo Levi au format PdF :
CPL-Femmes-exilées-une-violence-continue-web-02

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