Édition du 10 décembre 2019

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Éducation

Grève pour la rémunération des stages

25 000 stagiaires et étudiant.e.s refusent le statu quo
imposé par le gouvernement Legault et combattent leur répression

Tiohtià:ke (Montréal, territoire mohawk non cédé), 28 mars 2019/ Aujourd’hui, 25 000 étudiant.e.s et stagiaires de Montréal, Québec, Saint-Jérôme et Trois-Rivières sont en grève pour la rémunération de l’ensemble des stages, à tous les niveaux d’études. Alors que le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, impose le statu quo jusqu’en septembre, les stagiaires et les étudiant.e.s demeurent convaincu.es qu’ils méritent salaire à court terme et continuent de faire pression.

« Le ministre Roberge nous dit que le statu quo n’est pas une option en ce qui concerne les stages. Pourtant, il continue de faire travailler gratuitement et sans protection légale des milliers de stagiaires, » dénonce Marianne Gagnon, étudiante en soins infirmiers au Cégep du Vieux Montréal et militante au Comité unitaire sur le travail étudiant du Cégep du Vieux Montréal (CUTE CVM). « Comment expliquer cette décision autrement que par une volonté de perpétuer la hiérarchisation et les inégalités entre les programmes ? Il est injustifiable que le travail de stagiaires en génie ou en informatique soit rémunéré alors que celui des stagiaires en soins infirmiers ou en éducation à l’enfance ne l’est pas. »

« Du fait de l’absence de sommes allouées à la rémunération des stages dans le budget provincial, on se retrouve dix jours après le déclenchement de la grève encore à 25 000 étudiant.es et stagiaires dans la rue. Le message est clair : pas de salaire, pas de stagiaires ! » lance Chloé Cabral, stagiaire en enseignement à l’UQAM et militante au CUTE UQAM. Une manifestation à Montréal réunissant plusieurs stagiaires et étudiant.e.s aura lieu à 16h aujourd’hui au carré Saint-Louis.

En cette deuxième semaine de grève, les menaces de sanctions et d’échecs se sont accentuées vis-à-vis des stagiaires. « C’est une grève difficile à tenir pour les stagiaires, car elle dérange les milieux qui dépendent de leur travail. Même si les superviseur.euse.s de stages et les directions de programmes nous menacent, la motivation demeure ! Plus encore, nous résistons afin que les stagiaires n’aient pas à reprendre les heures débrayées », ajoute Chloé Cabral.

La plupart des stagiaires et des étudiant.e.s en grève aujourd’hui le seront également le 2 avril, journée du travail invisible. Plusieurs autres assemblées générales de reconduction de grève sont prévues dans les prochains jours. « Comme le travail ménager ou le travail de proche aidance, le travail des stagiaires est accompli principalement par des femmes. Voilà pourquoi il s’agit d’une lutte féministe, » conclut Raphaëlle Théorêt, stagiaire en psychoéducation à l’Université de Montréal et militante du CUTE-UdeM.

Coalition montréalaise pour la rémunération des stages : montreal@grevedesstages.info

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