Édition du 29 novembre 2022

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Asie/Proche-Orient

Iran : « Tant que nous n’avons pas fait la révolution, nous ne rentrerons pas à la maison »

Dans cet entretien, Fariba revient sur le contexte du soulèvement massif qui a actuellement lieu en Iran et dans lequel les femmes sont à l’avant plan de la lutte. Elles protestent contre le régime de la République Islamique d’Iran suite au meurtre de Jina (Mahsa) Amini, une jeune femme kurde arrêtée et tabassée par la police des moeurs iranienne pour non respect du code vestimentaire imposé aux femmes. Depuis, d’autres meurtres, et de nombreuses arrestations ont eu lieu, surtout dans la région du Kurdistan.

Tiré d’Europe solidaire sans frontière.

Quel est le contexte politique, social et économique du soulèvement actuel ?

La légitimité du régime iranien est en crise profonde à cause d’une crise à tous les niveaux économique, social et politique. Depuis 2019, il y a eu de nombreuses révoltes et grèves à travers le pays en réaction à la hausse des prix, notamment de la part des étudiant.es, des chômeur.euses, des enseignant.es, des conducteurs.

Il est un peu tôt pour être exacte, je ne sais pas si ce sera mon analyse finale du mouvement actuel, mais je peux partager quelques réflexions. Les soulèvements en 2019 se déroulaient dans plus de 90 villes mais c’était des petites villes avec une colère très forte qui s’exprimait majoritairement de la part de jeunes hommes de familles pauvres, même si des femmes participaient aussi aux révoltes. Ils réagissaient à la montée faramineuse du prix du pétrole et de la vie. Cependant, dans des grandes ville comme Mashad ou Téhéran, les mobilisations étaient faibles, principalement vivantes dans les universités. En trois ans, la société iranienne a beaucoup changé. Elle s’est très largement appauvrie, il y a un faussé entre les riches et le reste de la population. Maintenant, le soulèvement a lieu dans plus de 200 villes et de grandes villes de la région du kurdistan mais aussi à Mashad, Tehéran, Rasht, Yazd et Ispahan. Comme la fracture entre riches et pauvres est plus marquée, une classe moyenne qui était plus réticente à se mobiliser réalise que c’est dans son intérêt de le faire soit parce qu’ils sont devenus pauvres soit parce qu’ils savent très bien qu’ils peuvent le devenir. Alors qu’il y a trois ans, il n’était pas jugé acceptable de riposter, alors qu’une partie de la population pouvait se montrer critique des jeunes qui se révoltaient face à la police, de leurs méthodes d’expression de la colère, maintenant la plupart le revendiquent comme un droit. Aujourd’hui, les manifestant.es qui descendent dans les rues semblent encore en grande partie des jeunes entre 16 et 25 ans mais désormais ils ont le soutien de larges franges de la population. Le mouvement actuel n’est pas simplement défensif face à une attaque, il est offensif. Les slogans « mort à la République islamique », « mort au dictateur », « mort à Khamenei » ne sont plus seulement des slogans, ils correspondent à ce que la population veut réellement achever, ça correspond à une stratégie. Ce qui fait du soulèvement une possible « clé » pour l’enclenchement d’un processus révolutionnaire.

En plus de la massification du soulèvement, un autre élément inédit est la place des questions d’émancipation des femmes dans les mobilisations. C’est la première fois dans l’histoire du mouvement des femmes et des révoltes en Iran et dans la région que toutes les autres questions (économiques, liberté d’expression, etc.) sont soulevées autour de la question du genre. C’est historique. Je n’ai jamais vu ça dans un autre pays comme le Pakistan ou l’Iraq. Les femmes guident la lutte, elles discutent des tactiques et des slogans à employer. Alors qu’elles descendent dans les rues sans porter le foulard, on n’entend plus de slogans sexistes comme avant, on n’entend pas parler de situations de harcèlement comme dans d’autres mobilisations. Les hommes respectent plus les femmes et leur direction. Comme partout, il y a une longue histoire de l’oppression des femmes en Iran, précédant le régime islamique mais qui s’est aggravée sous ce régime. Le meurtre de Jina (Mahsa) est important, chaque personne a une importance pour la famille et la société. Malheureusement, elle n’était pas la première et ne sera pas la dernière. Depuis sa mort, il y a eu 70 nouveaux meurtres de personnes dont on a pu retrouver le nom. On pense qu’il y en a eu probablement plutôt le double ou le triple. L’Iran est un régime théocratique. Pour devenir séculier, pour obtenir la séparation de l’Etat et de la religion, le soulèvement des femmes est central. Le régime iranien est un régime capitaliste et on doit le combattre en tant que tel mais la tête du régime est l’idéologie islamiste. Et le mouvement des femmes s’attaque à l’idéologie. La question de l’oppression des femmes n’est pas le seul problème sous un régime théocratique mais c’est central. Combattre cette oppression c’est s’attaquer à la tête du régime. Mahsa est un nom clé pour exprimer toutes les rages et exposer tous les problèmes.

Dans le « mouvement vert » en 2009, il a fallu 8 mois pour passer de la demande « rendez-moi mon vote ! » à « mort au dictateur ! ». Après le meurtre de Mahsa, dès l’après-midi on entendait déjà « mort au dictateur ! », « mort à la république islamique ! ». La population arrive à faire un lien politique avec la mort de Mahsa et l’Etat, ce qui n’est pas automatique dans un mouvement, ce qui ne se fait pas toujours. En Iran, maintenant c’est clair, quand une jeune femme de 20 ans est tuée en prison, il apparaît clairement que c’est dans l’intérêt de la théocratie de tuer une femme parce qu’elle n’aurait pas respecter le code vestimentaire. La conscience des gens est avancée. C’est aussi ce qui peut donner un aspect révolutionnaire au mouvement.

Je suis fière de la population iranienne, je n’ai pas de mots pour expliquer leur courage. Quand ielles quittent leur maison, ielles ne savent pas si ielles vont rentrer le soir. Chaque soir, des milliers de personnes descendent dans la rue sans savoir si ielles seront toujours en vie le lendemain. La population apprend sur le tas comment se battre et comment se défendre. On peut voir des images qu’on n’imaginait pas possible il y a trois ans. Par exemple, des personnes qui ne peuvent pas descendre dans la rue qui laissent néanmoins la porte de leur maison ouverte pour que les manifestant.es puissent y trouver refuge si besoin. Même des maisons de personnes très religieuses ont leurs portes laissées ouvertes. Ils prennent de grands risques. Les bassidji(3) sont capables d’entrer dans les maisons et de fusiller toute une famille. On ne peut pas imaginer cette violence. Pour les manifestant.es et les personnes qui les soutiennent, c’est clair qu’ielles risquent leur vie.

Peux-tu parler de l’importance de la question kurde dans le soulèvementE ?

Nous devons défendre l’auto-détermination des kurdes en Iran, qu’ielles puissent avoir leur propre Etat dans le sens où Lénine en parlait, qu’ielles puissent prendre leurs propres décisions, parler leur langue maternelle. Mais il y a différents points de vue. Il y a certains partis communistes qui, selon moi, ont une bonne réponse à cette question : il faut une unité pour combattre le régime islamique et en même temps il faut défendre l’auto-détermination kurde. Mais il y a aussi une position kurde nationaliste bourgeoise comme celle du PDKI (le parti démocrate du kurdistan iranien) qui défendent un fédéralisme peu importe sous quel régime. Une autre position est celle du PJAK (le parti pour une vie libre au Kurdistan), proches du PKK, qui parfois combattent et parfois s’allient au régime iranien en fonction de leurs intérêts. D’un côté, ce parti défend les kurdes et on leur doit le slogan « jin, jiyan, azâdi(4) » mais de l’autre côté, ils ne sont pas vraiment contre le régime iranien. Par exemple, il y a dix ans, ils étaient réformistes et avaient de bons liens avec les partis réformistes au kurdistan. La région du kurdistan en Iran est la seule dans laquelle il existe des partis pour organiser des personnes et les mobiliser pour prendre la rue. Sinon, il n’existe pas de partis en Iran. Le soulèvement actuel à travers le pays est spontané et majoritairement non organisé.

La question la plus importante maintenant est celle de la direction du mouvement pour devenir un pays séculier. C’est un des sujets de controverse dans l’opposition. Comme dans tous les mouvements, pour passer de la révolte à une révolution, il faut construire des espaces de discussion tactique et stratégique. Comment défendre une position unificatrice et révolutionnaire pour renverser tant le système capitaliste que le régime théocratique.

Que penses-tu des réactions de la France ou d’autres pays ?

On a besoin d’une direction révolutionnaire. Les pays occidentaux impérialistes veulent avoir une influence sur ce qui se passe. Ils attendent un leader bourgeois mais leur problème c’est qu’ils n’ont pas encore trouvé qui, quelle tête mettre à la place du régime. Pour le moment, on entend des déclarations de soutien aux femmes iraniennes de partout, c’est difficile de savoir quel est réellement leur calcul. Je pense que les gouvernements des pays impérialistes cherchent à gagner du temps en séparant la question de la liberté des femmes d’un soulèvement global. C’est l’image qui est véhiculée dans leurs médias. Or, le soulèvement porte aussi la question de classe, la question nationale (des minorités ethniques), et de la liberté d’expression. On ne peut pas séparer les luttes et on doit combattre l’impérialisme. Une des plus grande leçon de la révolution de 1979 est que les pays étrangers impérialistes cherchent à défendre leurs intérêts, ils se foutent des questions de liberté. Maintenant, ils cherchent à gagner du temps pour trouver le leadership qui défendra le mieux leurs intérêts. Ils vont tester, chercher à trouver une femme, vont voir du côté des monarchistes et de Reza Pahlavi, et autres directions. C’est donc aussi le moment pendant lequel nous devons construire notre propre direction.

Quelles sont les réactions au sein du régime iranien ? Est-ce que ce régime rencontre du soutien ?

Il y a 40 ans, la base du régime était constituée d’une majorité de pauvres croyants. C’était des gens qui croyaient en la religion, en l’islam. Mais, année après année, le régime a perdu ces gens à cause de son hypocrisie. Jour après jour, les partisans du régime islamique ont compris que ce que défendait le régime n’avait rien à voir avec la religion, n’avait rien d’un Etat au service des pauvres et d’une oumma. La base actuelle du régime est constituée de personnes payées par le régime, et non de personnes qui croient en son idéologie. C’est très différent. Avant, en Iraq, en Syrie et au Liban, ils avaient des soutiens, des personnes qui croyaient au régime iranien. Mais maintenant l’Iran n’a plus d’argent pour payer ces soutiens. Au Liban, la population est claire « on ne veut plus du régime iranien et du Hezbollah ». En Iraq aussi, dans des villes à majorité chiite comme Bagdad, il y a eu des manifestations contre le régime iranien. Avant, le régime était beaucoup plus fort dans ces régions. Avec les sanctions internationales et la guerre de la Russie en Ukraine et par conséquent l’affaiblissement du soutien de la Russie dans l’accord sur le nucléaire, le gouvernement a plus difficultés à trouver de l’argent pour financer ses soutiens.

Le régime tente de surmonter les soulèvements de différentes manières qui font l’objet de conflits au sein même du régime. Entre une frange plus réformiste qui pense qu’il faut donner plus d’espace à la critique, réformer la police des moeurs, etc. et ceux qui défendent l’accroissement de la répression d’une main de fer. Dans les deux cas, ce sont des tactiques qui ont pour seul objectif de sauver le régime islamique.

Selon moi, Rohani était leur dernière chance de donner un semblant d’image réformiste au régime. Mais deux des plus grands soulèvements se sont déroulés sous Rohani à cause de l’inflation et de la crise économique. Le slogan des manifestantes était : « réformistes ou fondamentalistes, nous n’en voulons plus ! ». Après Rohani, Khamenei a placé ce Raïssi sanguinaire qui a fait exécuter des milliers de prisonniers. Sous Raïssi, il était clair qu’il n’y avait absolument plus rien à espérer comme réforme. Certains cherchent à se donner une image d’opposition comme l’ancien président Ahmadinejad, ce président ultra-conservateur sous lequel il y a eu le mouvement vert et de nombreuses personnes ont été tuées comme Neda Agha-Soltan. Hier, il a fait une déclaration de soutien au mouvement des femmes. Hier. Ca donne une idée du degré de leur hypocrisie. Ce qu’ils cherchent à faire, les uns après les autres, c’est de se donner une image de critique du régime actuel tandis que d’autres choisissent plutôt de se taire.

Une autre méthode du régime pour sauver son image est de faire la démonstration de leur force en organisant des manifestations avec leur base. Il y a cinq ans, quand le régime appelait à manifester, il y avait quelques milliers de personnes dont des étudiant.es, forcés d’y aller. Moi-même quand j’étais étudiante, j’étais obligée d’aller à ces manifestations. J’y suis allée de nombreuses fois. Il y avait un bus qui venait nous chercher à l’école et on nous disait « aujourd’hui vous devez aller à la manifestation ». On devait y aller, on n’avait pas le choix de refuser. C’est la même chose pour les étudiant.es d’université, pour les infirmières, pour les personnes qui travaillent pour l’Etat et bien sûr les soldats (qui manifestent en civil). Maintenant, c’est très difficile pour le régime d’organiser ces rassemblements. Notamment parce que les étudiant.es refusent d’y aller et les parents des élèves refusent que leurs enfants y aillent. Ceux qui participent à ces manifs maintenant sont pour la plupart les membres des familles du Sepah et des bassidji. Le gouvernement trafique les photos et vidéos de ces rassemblements. Parfois c’est tellement flagrant que c’est ahurissant. Par exemple, on voit clairement que c’est une photo d’un groupe de 30 manifestants qui est dupliquée plusieurs fois pour donner l’impression de milliers de personnes. Ou bien ils prennent des vidéos de vieilles manifestations en les faisant passer pour actuelles.

Ce matin, il ya eu un appel à la grève, peux-tu en dire plus ?

Ça fait 10 ou 11 jours que les personnes sont dans la rue, c’est épuisant. De l’autre côté, les forces armées du régime sont aussi fatiguées car ça fait plusieurs jours qu’ils n’ont pas dormi. On reçoit des messages de soldats (en service militaire obligatoire) qui en témoignent et qui encouragent les gens à continuer de descendre dans la rue. Mais ces rues sont sanglantes et les gens sont épuisés. C’est très difficile de rester dans la rue sans armes. C’est le moment d’utiliser une autre stratégie et cet appel à des grèves dans les écoles arrive au bon moment. Aujourd’hui, ce sont les étudiants qui ont démarré des grèves depuis différentes universités. Ils se rassemblement devant les universités mais ne vont pas en classe. Il y a aussi des grèves lancée par les « syndicats » d’enseignant.es des écoles et des lycées. Ils appellent à des grèves de 2 jours par semaine. De cette façon, ils peuvent garder le contact avec les élèves et leurs parents, expliquer aux élèves les raisons des grèves. Une autre forme de grève observée est celle de jeunes filles qui vont à l’école sans voile et se rassemblent devant l’école sans aller en cours. Ce sont de nouvelles formes de grève. On attend d’avoir des nouvelles de travailleur.euses dans d’autres secteurs. En Iran, on n’a pas de syndicat officiel et légal comme ici. Ce n’est pas facile. Par exemple, les bassidji et le Sepah-e pasdaran ont cassé les vitrines de tous les magasins qui ont fait grève dans la région du kurdistan la semaine passée. Faire grève en Iran peut mettre en danger de mort. Ce n’est pas seulement une perte de salaire. Si vous faites grève et que le régime veut vous arrêter et vous emprisonner, il peut. Ensuite, vous ne savez pas si vous reviendrez vivant.e.

Quelles organisations en exil ?

Il y a une différence entre ce qui se passe dans les rues d’Iran et ce qui se passe en dehors d’Iran, dans la diaspora ou dans l’opposition en exil. Les personnes en Iran, contre le régime iranien, clairement ils sont et doivent être unis contre un ennemi commun. Ils n’ont aucun espace ou opportunité de discuter des différents politiques. Ici et là on entend ce qui se passe dans les rues, quels slogans sont scandés. Parfois certains monarchistes crient leurs slogans, d’autres répondent « fermez votre gueule, ce ne sont pas nos slogans ! », mais ce ne sont pas vraiment des débats politiques. Ce n’est pas possible, en Iran. Ils sont unis pour se battre. Mais ici, en exil, il y a de la place pour ces discussions et on le ressent. Les forces sociales contre le régime islamique d’Iran ne sont pas toutes les mêmes. Il y a différents points de vue politique. Les monarchistes et les nationalistes appellent à l’unité et à postposer les questions des alternatives à après le renversement du régime. Pour moi, c’est un message très dangereux. On a eu cette expérience il y a 43 ans et juste après ça, on a eu Khomeni. C’est difficile de se battre et d’être unis avec ces grandes différences. Ce retrouver à la même manifestation entre monarchiste, nationaliste, politiques d’extrême-droite avec des mouvements progressistes féministes, de gauche, socialistes et communistes ce n’est pas possible.

Il y a une présence importante des drapeaux Shir O Khorshid (5) dans lwes manifestations ici en Belgique, est-ce que ça correspond à une force organisée ?

La monarchie s’est fondée sur le nationalisme. Sous la république islamique, le nationalisme s’est affaibli puisque les religieux s’appuient plutôt sur l’idée d’une oumma, d’une unité de tous les musulmans à travers le monde indépendamment de leur nationalité. Actuellement, il y a un regain de nationalisme. La population est consciente de la nécessité de s’unir pour renverser le régime mais des appels à « l’unité iranienne » ça donne aussi une opportunité aux royalistes de parler de la famille royale pour guider cette unité. Ceci est très dangereux. Les royalistes ou les nationalistes défendent un régime autoritaire et raciste. Par exemple, pour eux la langue kurde ne doit pas exister.

C’est pour ça que lors du dernier rassemblement à Bruxelles j’ai insisté sur le fait que Jina était une fille kurde, qui ne pouvait pas parler dans sa propre langue maternelle. Ca permet de rendre claire les différences de programme politique. Bien sûr je me bas contre l’oppression des femmes mais au même moment je vais me battre pour le droit à l’auto-détermination Kurde, pour qu’ils puissent parler leur langue. C’est ça l’unité. Si on parle d’unité, on doit se battre pour combattre toutes les injustices. Ca n’a rien avoir avec l’unité sur base d’un sentiment national.

Dans les grandes manifestations de soutien au soulèvement comme à Toronto, à Londres, en Australie, Berlin, Washington, on peut voir que la plupart des drapeaux sont ceux de Shir o Khorshid. La plupart des personnes qui les brandissent, ce n’est pas en soutien à la royauté mais au nationalisme. Ils scandent des slogans comme « nous sommes tous iraniens ». Pour la plupart des gens, c’est en référence à l’ancien Iran, à la perse impériale. C’est dangereux. C’est pour ça que nous essayons d’organiser des manifestations seulement avec des slogans et des forces progressistes. Nous devons pouvoir assumer nos différences politiques.

Shirin Shalkooi

Notes

1 « ta enghelab na kardim, be khane nemigardim »

2 Pour la manifestation du samedi, le lien de l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/394172676072992/?ref=newsfeed

3 force paramilitaire du régime, branche du corps des gardiens de la révolution (du Sepah-e pasdaran).

4 La femme, la vie, la liberté

5 Drapeau vert, blanc, rouge avec le symbole d’un lion et d’un soleil dorés.

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