Au crimes « de droit commun », s’ajoutent les disparitions, les tortures et les assassinats politiques. Depuis janvier 2010, 18 journalistes au moins ont été assassinés. La persécution contre les dirigeants des mouvements sociaux s’intensifie.
Le cas le plus connu est le récent assassinat d’Emo, un activiste connu ; mais les assassinats sélectifs sont monnaie courante dans la région du Bajo Aguan, où pour cette seule année on dénombre la mort de 40 dirigeants paysans. Avec la confiscation des terres aux paysans, les liens entre le crime organisé, le narcotrafic et le paramilitarisme, on parle d’une « colombianisation » du Honduras. « Depuis le coup d’Etat, le néo-libéralisme s’est approfondi dans notre pays », explique Betty Matamoros. Quelques exemples : la loi des villes modèles, qui permet la concession du territoire au capital étranger, la loi sur le travail temporaire, qui va précariser encore davantage le travail dans les « maquilas » et l’installation de trois bases militaires étatsuniennes.
Sources
Tomas Andino Mencía, « La guerra que viene : la colombianización de Honduras », www.rebelion.org/docs/136655.pdf










