Édition du 13 avril 2021

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États-Unis

La loi démocrate de relance financière à la COVID-19 rétabli le rôle du gouvernement avec justesse

La loi de relance financière à la COVID-19 qui vient d’être adoptée, ne résoudra pas tous les aspects de la crise et ne mettra pas fin à nos énormes inégalités de richesse. Mais elle va faire une différence fondamentale dans la vie de la population. Ses dispositions crée un terrain fertile pour que la gauche s’organise.

Hadas Thier, jacobinmag.com 12-03-2021
Traduction, Alexandra Cyr

La loi de 1 mille 900 milliards de dollars de relance financière adoptée par le Congrès et signée par J. Biden, a soulevé l’euphorie dans les médias libéraux et un silence marqué de la part de quelques personnes à gauche. Comme d’habitude il y a de bonnes raisons d’être frustrés.es par le Parti démocrate et le refus de ses dirigeants.es d’intensifier la bataille pour l’augmentation du salaire minimum désespérément nécessaire et pour leurs concessions inutiles sur l’ampleur et la portée des paiements directs aux individus comme ceux attachés à l’assurance chômage.

Malgré tout, cette loi qui va pour le mieux, apaiser la souffrance de beaucoup d’entre nous introduit un tournant politique et économique en regard de la manière d’envisager la protection du bien-être public.

En plus des allocations directes, l’augmentation de l’assurance-chômage, les fonds attribués aux États, les crédit d’impôt aux familles, d’autres bénéfices vont être distribués aux pauvres et aux membres de la classe ouvrière. Ces montants constituent une aide gouvernementale significative qui pourraient sortir la moitié des enfants américains de la pauvreté. Et, contrairement aux lois de soutien de l’an dernier, les montants distribués grâce à cette loi le seront exclusivement aux instances publiques (et aux individus et familles) et pas aux entreprises.

Il est vrai que dépasser la quasi inexistence d’un filet de sécurité sociale aux États-Unis n’est pas un résultat difficile à atteindre. Pourtant il ne l’a pas été pendant des décennies. La pandémie, qui a révélé brutalement les inégalités déjà existantes et profondément inscrites, est l’occasion de rouvrir une porte qui avait été durement fermée, soit, l’idée que le gouvernement est responsable devant les malheurs du public et que des sommes substantielles y peuvent être consacrés.

Barney Frank, ancien élu démocrate au Congrès, l’a explicité dans le Washington Post : « C’est un tournant majeur. Les gens sont passé d’opposants.es au gouvernement à reconnaitre le besoin que le gouvernement les aide après avoir été plus neutres. Il y a un nouveau consensus aux États-Unis : le gouvernement a un rôle important à jouer ; R. Reagan se trompait. Pour la première fois de ma vie les gens disent que le gouvernement n’en a pas assez fait plutôt que trop ».

Il a raison à propos du virage et de dire que R. Reagan avait tort. Mais son Parti a joué un rôle déterminant en mettant à terre « l’aide sociale comme nous l’avons connue » comme le disait B. Clinton. Et, certaines des publications très libérales qui célèbrent la victoire actuelle, ont également, comme le dit Matt Bruening, (avocat fondateur du groupe de gauche, People’s Policy Project) « fait pression en faveur des coupes brutales à l’aide sociale au cours des années 1990 ».

La gauche devrait se préoccuper de savoir comment prendre avantage de ce moment en mettant en lumière comment les programmes gouvernementaux viennent en aide aux travailleurs.euses, en travaillant à ramener la confiance et en s’organisant pour exiger plus des Démocrates.

Traverser le Rubicon

Des versements directs aux individus de 1,400$ font partie de cette loi. Ils sont familièrement appelés : « chèques de stimulation » et c’est sur eux que l’attention s’est surtout portée à cause de leur impact immédiat et de leur effet élargi. Le montant a été passablement amoindri par rapport aux 2,000$ prévu au point de départ. Il a aussi été plafonné très vite en guise de concession à l’aide conservatrice du Parti. Néanmoins, ces chèques demeurent incroyablement populaires parce qu’ils donnent un sérieux coup de pouce financier immédiat.

D’autres aspects de cette loi sont encore plus marquants, mais la popularité et le succès qu’ont connu les paiements directs antérieurs, adoptés par les deux Partis l’an dernier et endossés par D. Trump, ont pavé la route pour plus d’aide financière et de bénéfices par le gouvernement fédéral. Même si aucun.e républicain.e n’a voté en faveur de cette loi, l’immense popularité de l’aide financière directe, y compris au sein de l’électorat républicain, suscite un mutation parmi les opposants.es conservateurs.trices.

Dans le New York Times, Samuel Hammond ((directeur de Poverty Welfare Policy au Centre Niskanen) qui se situe au centre droit, écrit : « Les Républicains.es ne peuvent pas envisager mener une campagne de retour en arrière. La question des versements directs d’aide financière est leur traversée du Rubicon tant ces paiements sont populaires. La population aime ces chèques ».

Un récent sondage de l’Université Monmouth révèle que 62% de interviewvés.es sont en faveur de la distribution de ces fonds. Presque les trois quarts de ceux et celles qui gagnent moins de 50,000$ par année soutiennent la mesure contre 55% de ceux et celles qui gagnent plus de 100,000$.

L’augmentation des bénéfices en faveur des enfants aura une portée encore plus importante. Techniquement, c’est un crédit d’impôt. Mais sa structure est telle que c’est, pour ainsi dire, une allocation familiale que vont toucher presque toutes les familles. Le New York Times le défini ainsi : « présenté en termes technocratiques comme une extension du crédit d’impôt existant, il s’agit essentiellement d’un revenu garanti aux familles avec enfants semblable aux allocations familiales qui existent dans les autres pays riches ».

La loi porte aussi à presque 80% de plus les crédits maximaux que les familles peuvent recevoir en ce moment pour chaque enfant. Encore plus important, la loi prévoit le refinancement complet de la mesure et met fin aux barèmes de revenu minimum qui existaient précédemment pour y avoir droit. Cela signifie que des millions de familles pourront maintenant recevoir la totalité de ces crédits : 3,600$ par enfant de moins de six ans, 3,000$ pour ceux et celles entre 7 et 17 ans. Et au lieu de les payer en fin d’année en même temps que les remboursements d’impôts, l’agence du revenu les versera mensuellement.

Le budget prévu est de 100,000 milliards pour cette année et devrait être versé à environ soixante-neuf millions d’enfants. C’est un gain substantiel qui peut devenir plus important encore si les Démocrates réussissent à le rendre permanent.

Malgré l’opposition absolue des Républicains.es à l’augmentation des crédits pour enfants, cela n’a pas presque pas été perçu dans la capitale sauf de la part des plus conservateurs.trices. La dénonciation des élus comme Marco Rubio et Mike Lee à l’effet qu’il s’agit d’un retour aux programmes d’aide sociale a eu peu de résonnance. Leurs groupes de réflexion furieusement à droite ont pleuré l’érosion du consensus bipartisan contre l’aide sociale qui a persisté pendant des décennies. Ils se sont accroché à des arguments réactionnaires comme celui qui veut que l’aide décourage l’éthique du travail et encourage les familles monoparentales. Au moins ils admettent leur présupposé qui veut que le mariage soit une affaire économique plutôt que sentimentale.

L’extension des bénéfices de l’assurance-chômage introduits l’an dernier par la loi CARES sont à nouveau élargis, mais de la moitié des montants. Sur le site de Jacobin, Doug Henwood (journaliste et ananlyste économique) explique : « Les bénéfices de l’assurance-chômage introduits par la loi CARES ont été les plus généreux de toute notre chiche histoire. Depuis mars 2020, les pertes d’emploi se sont traduites en baisse de salaire et de revenus, presque deux fois pire que lors de la crise financière de 2008 et seulement dépassées par celle de 1930. Mais ces déclins ont été plus que compensés par l’augmentation importante des bénéfices de l’assurance-chômage avec en plus, un chèque d’aide directe de 1,200$. Cette aide a été si importante que les revenus individuels ont augmenté malgré la baisse majeure des salaires et des revenus de cette source ».

Aux États-Unis il n’y a pas de système d’assurance-chômage national. En lieu et place il existe une myriade de programmes gérés dans chaque État avec des allocations extrêmement variables. L’introduction des suppléments fédéraux pourrait transformer l’horrible bas niveau de bénéfices étatiques en un système viable.

La concession faite par les Démocrates de réduire ces bénéfices de moitié, de 600$ à 300$, est dommageable. Mais le fait que le cadre national de l’assurance-chômage reste en place pour le moment, donne une bonne idée du type d’exigences possibles et nécessaires pour les mois à venir.

De l’argent dans vos poches

Au total, les paiements directs, les crédits d’impôt pour enfants, le soutien à l’assurance-chômage, les 70 mille milliards dévolus à d’autres services comme Medicaid, le Programme d’assistance supplémentaire à l’alimentation (SNAP) et l’assistance au loyers et aux hypothèques, va faire rentrer de l’argent dans les poches des citoyens.nes sous peu.

L’augmentation de fonds pour les États, les gouvernements locaux, les écoles et les garderies va avoir des effets à long terme. Depuis des années, les parents, les enseignants.es et leurs syndicats, ont été inondés de plaidoyers en faveur de l’austérité, de la privatisation et de l’inutilité de « donner de l’argent aux écoles » parce que ça ne se traduirait pas en de meilleurs résultats. 200 mille millions de dollars sont maintenant affectés aux écoles primaires et secondaires, 350 mille millions de dollars iront aux États, aux gouvernements locaux, (cités et villes) et amérindiens.

Il ne fait pas de doute que ces sommes ne pourront que corriger les disparités les plus immédiates et ne visent pas à s’attaquer aux sous financements systématiques et aux inégalités raciales. Pour donner une perspective (à ces montants), disons que le budget des écoles de New York est de 34 mille millions par année. Mais se diriger vers les prochaines années sans coupes budgétaires, est une victoire partielle importante. L’éducation représente le quart des budgets des États ce qui les rend très vulnérables. Les districts scolaires du pays n’ont toujours pas récupéré les pertes infligées par la récession de 2008-09.

Les 350 mille millions de dollars accordés aux États et aux gouvernements locaux ne sont pas non plus insignifiants. L’État de New York va recevoir 23 mille 500 millions de dollars d’aide. Selon le Urban Institute, il a perdu environ 2 mille 500 millions de revenus de taxation à cause de la pandémie. Contrairement à la loi CARES, les États ne sont pas obligés d’utiliser ces sommes que pour des dépenses reliées directement à la COVID-19, elles peuvent servir plus largement. Comme le pense Eric Levitz, (journaliste au New York Magazine) cette aide aux États « renforce les perspectives de gains de réformes progressistes localement en améliorant les budgets des États au-delà de ce qu’ils étaient avant la pandémie ».

Globalement, cette aide de 1 mille 900 milliards de dollars consacrée presque exclusivement au secteur public est une victoire. Elle ne remet pas en cause fondamentalement les inégalités accumulées depuis longtemps ni les attaques assénées aux travailleurs.euses depuis des décennies. Elle ne place pas les États-Unis au niveau des autres pays riches pour ce qui est de l’aide à leurs populations, loin s’en faut. Mais elle peut au moins, améliorer l’emploi et la santé économique de la classe ouvrière en regard de ce qu’elle était antérieurement à la pandémie. Ce processus peut rediriger la boussole américaine dans une autre direction que la malheureuse obsession de l’austérité dans laquelle nous avons été enfermés.es durant les quatre dernières années.

Que cela se passe sous le leadership de J. Biden qui a été un défenseur de l’austérité pendant très longtemps, donne une idée de l’évolution de l’économie et de la politique américaine au cours des dernières années.

Un virage

Il y a des années, le président de la Réserve fédérale, Paul Volcker, a délibérément déclenché une récession dévastatrice en portant les taux d’intérêt à un niveau insupportable pour lutter contre l’inflation. Le Président R. Reagan a indiqué quel serait le soutien du gouvernement à toutes les offensives des employeurs.ses contre leurs employés.es en licenciant les quelque 11,000 controleurs.es du ciel en grève. Et au Royaume uni, Mme Thatcher a écrasé les syndicats des mineurs et s’en est donné à cœur joie avec la dérèglementation et la privatisation.

Ce furent les prémisses de l’ère néolibérale qui a écrasé les organisations ouvrières et le niveau de vie depuis. L’opinion dominante de l’époque favorisait l’austérité plutôt que le filet social et la rigueur budgétaire plutôt que les dépenses gouvernementales.

Le printemps dernier, le confinement partout dans le monde, a provoqué un effondrement de la production, de l’emploi et de la demande à une vitesse jamais vue. Les gouvernements ont injecté des sommes faramineuses pour maintenir leurs économies à flot. Cette réalité a probablement provoqué un virage dans les politiques économiques.

Le vieux slogan de Mme Thatcher « il n’y a pas d’alternative » au libre marché, au néolibéralisme, a été mis à mal. La sévérité de la crise, le poids de la peur de l’économie à long terme et l’expérience de l’absence de réponse gouvernementale à la récession de 2008-9 avec sa récupération anémique, ont convaincu la classe dominante que les gouvernements n’ont que le choix d’emprunter et dépenser pour en sortir. L’orthodoxie de l’austérité n’est pas très populaire parmi les législateurs.trices, les grandes entreprises et encore moins dans la classe ouvrière.

La Secrétaire au trésor, Mme J. Yellen, a rejoint ce consensus quand elle a déclaré : « ni le Président élu ni moi, ne proposons ce plan d’aide sans prendre en compte le poids de la dette du pays. Mais, en ce moment où les taux d’intérêts sont à un niveau historiquement bas, la chose la plus intelligente à faire est d’agir avec force. À long terme, je pense que les bénéfices vont dépasser les coûts, spécialement si nous faisons attention d’aider les gens qui ont bataillé depuis très longtemps (pour tenir le coup) ».

Le consensus qui émerge voit la crise non résolue comme une menace plus importante que la dette et l’inflation. Le service de la dette est peu coûteux compte tenu du niveau historiquement bas des taux d’intérêt. Et les législateurs.trices comptent sur une augmentation des revenus quand l’économie reprendra.

Les capitalistes trouvent aussi du réconfort dans l’état désastreux des organisations ouvrières américaines. Comme le dit Paul Heideman, (journaliste sur le site Jacobin et à l’International Socialist Review) : « l’inflation est une affaire de politique de classes. Les gouvernements ont tendance à s’inquiéter de l’inflation quand la classe ouvrière est assez forte pour empêcher les capitalistes de s’emparer de tout l’argent en circulation ». Car, la croissance économique qui est attendue grâce au plan de relance ne doit pas se traduire en une envolée de l’inflation provoquée par des augmentations de salaires conséquentes.

Ce peut être une leçon à tirer du mandat de D. Trump. Comme Neil Irwin du New York Times l’explique : « Ce ne fut peut-être pas l’économie à son meilleur et de tout temps comme (D. Trump) l’a répété. Mais ce fut sans doute l’économie la plus forte depuis les années 1990 ». Ni le niveau de chômage qui a descendu tranquillement, ni la hausse modérée des revenus ne sont pas arrivées suffisamment brutalement pour déclencher de l’inflation. L’accumulation de richesse à des niveaux encore jamais vu aux pays et qui ne favorise qu’une petite partie de la population laisse toute la place pour que la classe capitaliste absorbe des hausses de salaires sans en transférer le coût sur le prix des marchandises.

Étonnamment, l’appui aux dépenses gouvernementales est venu de la Chambre de commerce américaine, des directions d’entreprises et du Fonds monétaire international. On se serait attendu à ce que ces organisations, comme à leur habitude, se place du côté de la « responsabilité » fiscale et non de celui des dépenses.

On ne peut pas se réjouir de réentendre Larry Summers, ( économiste et ancien Secrétaire d’État de Bill Clinton) maintenant en retrait de la vie publique mais, qui traine sa longue histoire de « désastreuses influence » à Washington, et qui ne fait de quartier à personne. Il est sorti de sa tanière pour intervenir contre l’ampleur du plan de relance et étaler des arguments technocratiques contre l’envoie de l’aide directe aux familles. Son discours a été ignoré avec clémence.

Tirer parti des victoires partielles

Nous vivons à un moment inégalé dans l’accumulation de richesse et de son manque de partage. Le 1% des détenteurs.trices de la richesse contrôlent le tiers de toute la richesse nationale alors que la moitié inférieure de la population s’en partage un maigre 2% en tout et pour tout. Cette extraordinaire inégalité qui existait avant l’arrivée de la pandémie est responsable de l’incapacité de la société à empêcher la propagation du Corona virus et des effets économiques qui l’accompagnent. (Nous sommes face) à un système public de santé éparpillé, à des systèmes d’assurance-chômage décentralisés dans les États et qui sont conçus pour empêcher les gens d’en bénéficier, à des écoles en perdition où ne peut s’attendre à ce qu’une seule fenêtre s’ouvre, sans parler des systèmes de ventilation.

L’an dernier, l’économie américaine ne s’est contractée que de 3,5%. Même si l’emploi progresse nous en sommes toujours à presque 10 millions d’emplois de moins que ce que nous avions avant la pandémie. Le taux de chômage est redescendu à 6% mais cela ne tient pas compte du nombre de personnes qui ont abandonné de chercher du travail. Leur nombre représente 9,5% de la main d’œuvre active.

L’impact de la récession frappe plus durement les travailleurs-euses à bas salaires et encore plus ceux et celles de couleur. Leur chute est la plus profonde et leur remontée vers l’emploi est beaucoup plus lente. Ce sont les femmes noires et hispaniques qui ont le plus perdu leurs emplois par rapport à ceux qu’elles détenaient avant la pandémie.

Le plan de relance actuel ne viendra pas à bout définitivement de cette crise. Il ne pourra certainement venir à bout de la profondeur des inégalités déjà existantes. Mais il va faire une différence substantielle dans la vie des gens et il donne un terrain propice à l’organisation de la gauche.

D’abord, la population va constater concrètement l’impact de l’apport du gouvernement dans leurs vies. L’idéologie contre l’aide sociale va s’éroder. Par ailleurs, alors que les Démocrates espèrent rendre permanents les crédits d’impôt pour les enfants, leur engagement sur cet enjeu n’est aussi solide que la tolérance des entreprises à son égard et que l’ampleur de l’opposition des Républicains.es. La même analyse s’applique à la promesse d’augmentation du salaire minimum et à celle de l’augmentation des bénéfices de l’assurance-chômage.

Dans ce contexte, la gauche doit se précipiter dans l’organisation pour rendre permanents les crédits d’impôt pour les enfants. Une victoire sur ce point nous préparera pour rétablir l’État Providence et développer la confiance dans nos capacités à lutter pour l’augmentation du salaire minimum, de Medicare pour tous et toutes et plus encore. Il faut nous appuyer sur ces victoires partielles pour nous battre à mort pour plus encore.

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