Édition du 19 octobre 2021

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Négociations en CPE - La FIPEQ-CSQ annonce un référendum sur l'offre du gouvernement

MONTRÉAL, le 14 oct. 2021 - La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) dénonce vigoureusement la décision du gouvernement du Québec d’imposer des conditions de travail aux intervenantes en petite enfance en CPE plutôt que de les négocier.

À la suite de l’annonce de la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, et du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, de procéder unilatéralement et sans consultation à des modifications aux conditions de travail, la FIPEQ-CSQ annonce un référendum sur les offres du gouvernement auprès de ses membres syndiquées et auprès du personnel non syndiqué en CPE.

« À notre avis, la proposition du gouvernement constitue un cadeau empoisonné. En effet, le gouvernement fonce tête baissée dans sa volonté de forcer des semaines de plus de 40 heures de travail avec des primes plutôt que d’agir à la source pour bonifier les taux horaires. Pire encore, alors que Mme Lebel clamait haut et fort que l’idée d’imposer du temps supplémentaire obligatoire n’était plus sur la table, les porte-paroles du Conseil du trésor et du ministère de la Famille ont confirmé, aujourd’hui, qu’ils maintenaient leur demande. C’est la maison des fous ! », déplore la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.

Consensus sur les problèmes… pas les solutions !

La FIPEQ-CSQ partage les constats énoncés par le gouvernement ce matin : salaire insuffisant, manque de valorisation et urgence d’agir. « Je dois admettre que j’ai entendu de la musique à mes oreilles en entendant Mathieu Lacombe ce matin admettre que nos membres ne gagnaient pas assez et qu’il fallait en faire plus pour attirer la relève. Malheureusement, le travail est incomplet. On présente des offres insuffisantes qui ne règlent pas des problèmes de fond. Plutôt que de négocier à la table et de bonifier ses offres, le gouvernement décide d’appliquer unilatéralement et sans consultation sa proposition salariale. Malgré la musique, on attend toujours notre partenaire pour danser le tango. Cette décision démontre l’ampleur de l’incompréhension du gouvernement quant aux enjeux qui se vivent actuellement sur le terrain », ajoute Mme Grenon

Un affront inédit

Pour la FIPEQ-CSQ, l’annonce d’aujourd’hui constitue une atteinte grave à la liberté de négociation. « Ce que le gouvernement dit aux intervenantes en CPE aujourd’hui c’est qu’il pense connaître mieux que les syndicats les solutions aux maux du réseau. Nous sommes convaincues que sa proposition est loin de faire l’unanimité », poursuit Mme Grenon.

Ce soir à 19 h 30, lors d’un Facebook live, la FIPEQ-CSQ présentera l’offre du gouvernement et les modalités pour participer au référendum sur son offre.

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