Édition du 21 janvier 2020

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Éducation

Premier geste du nouveau gouvernement : un engagement à la FECQ et à la FEUQ quant aux frais de scolarité et la loi 12

MONTRÉAL, le 6 sept. 2012 - À la suite de l’élection d’un gouvernement minoritaire du Parti Québécois (PQ) au courant de la soirée du 4 septembre 2012, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) avaient été très claires que leurs revendications concernant l’annulation de la hausse des frais de scolarité ainsi que l’abrogation de la loi 12 (projet de loi 78) se maintenaient et qu’un gouvernement minoritaire avait le plein pouvoir d’agir par décret ministériel et se devait de respecter ses engagements électoraux à cet égard. C’est avec soulagement qu’au matin du 5 septembre les fédérations étudiantes ont reçu la confirmation que le nouveau gouvernement respecterait ses promesses.

En effet, des membres de l’entourage de la nouvelle première ministre, Pauline Marois, ont contacté l’équipe de la FECQ et de la FEUQ pour les assurer que, tel que promis durant la campagne électorale, le premier geste du gouvernement à venir, après l’assermentation, sera d’annuler la loi 12 (projet de loi 78) ainsi que la hausse des frais de scolarité. Ces déclarations ont été répétées par la première ministre durant son point de presse en après-midi. « Nous ne pouvons que nous réjouir de cette annonce. Cela fait près de deux ans que nous avons amorcé la campagne contre la hausse des frais de scolarité et cette déclaration du nouveau gouvernement est une victoire pour tous les étudiants du Québec qui verront l’accessibilité aux études universitaires maintenue par ce geste », ont déclaré Élaine Laberge, présidente de la FECQ, et Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

La crise qui a secoué le Québec est en voie de se résorber avec cette déclaration du nouveau gouvernement qui saura soulager les étudiants inquiets pour l’avenir de l’accessibilité aux études. Ceci dit, il reste de nombreux enjeux dans le monde universitaire et collégial qui ne sauront être réglés que par une réelle consultation des acteurs concernés. Que ce soit la gestion des universités ou l’aide financière aux études, les défis du monde universitaire demeurent. « Si le nouveau gouvernement veut tenir un sommet, la FECQ et la FEUQ seront prêts à défendre le point de vue des étudiants sur ces questions, mais aussi pour démontrer le sérieux de notre proposition de gel des frais de scolarité. D’ici là, nous attendons que les actes suivent les paroles et qu’il y ait effectivement annulation de ces deux mesures infâmes », ont conclu les présidentes des fédérations étudiantes.

Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente 78 000 étudiantes et étudiants provenant de 26 cégeps répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 25 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.

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