L’objectif de cette chronique est de faire ressortir deux éléments.
Premièrement, en fermant ses entrepôts au Québec, Amazon a de nouveau privilégié et encouragé le recours à la sous-traitance au Québec et au travail dit « autonome ». Cette pratique contribue à miner le droit du travail, la liberté syndicale et plus généralement le salariat. Elle participe alors à opposer les travailleurs et les travailleuses salariés de Postes Canada à ces travailleurs et travailleuses précaires, aux conditions de travail inacceptables. Elle encourage concrètement le moins-disant social et participe à miner le service public de livraison.
Deuxièmement, cette remise en cause du droit du travail, de la liberté syndicale et du service public, n’a suscité aucune contestation notable de la part des deux niveaux de gouvernement. Ces attaques s’inscrivent de fait dans la continuité de celles menées par les deux niveaux de gouvernement contre la législation du travail et les services publics.
Difficile alors de ne pas constater une complémentarité évidente, entre les pratiques d’Amazon et celles de nos gouvernants.




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