Édition du 13 avril 2021

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Féminisme

Un réseau international féministe ? OUI !

Ça fait quelque temps que ça nous trotte dans la tête à quelques unes. Et un jour, sur la nappe d’une table dans un resto, on se lance. C’est comme ça que naissent toutes les grandes idées, n’est ce pas ? Cette idée là n’est pas neuve.

L’auteure est animatrice du blogue "Un certain genre" : http://uncertaingenre.blogspot.ca/

Constituer un réseau féministe international, beaucoup y ont pensé et nombreuses sont celles qui l’ont déjà fait. Alors qu’a celui-ci de nouveau ?

Les réseaux se constituent habituellement entre personnes et structures qui se battent en front commun sur certains sujets et les coalitions résistent rarement aux divergences. Aujourd’hui, de nombreux réseaux féministes existent, souvent restreints à une thématique (le women’s global network for reproductive rights par exemple) ou à une région du monde (le lobby européen des femmes, ARROW- Asian Pacific resource and research center for women , WLUML - Women living under muslims laws) ou à une ère linguistique.

Mais force est de penser qu’aujourd’hui, il nous manque quelque chose. Se constituer en réseau, ce n’est pas forcément tout partager. C’est aussi échanger, se connaître, s’entraider.

Lorsqu’à quelques unes nous avons eu l’idée de la campagne My Body Is Mine !, la première difficulté que nous avons rencontrée à été d’identifier des personnes qui, de par le monde, défendent comme nous le droit à l’avortement et souhaitent le faire au niveau international. Si nous avons réussi en deux mois à réunir des signatures de féministes de 70 pays, avec un réseau féministe international nous aurions pu aller encore plus loin, plus vite.

Voilà la genèse de tout ça.

Nous sommes quelques militantes féministes françaises, canadiennes, allemande, tunisiennes, marocaines et espagnoles qui avons participé à plusieurs mobilisations pour les droits des femmes (égalité professionnelle, droits sexuels et reproductifs, lutte contre les violences) et nous sommes en train de réfléchir à un moyen de mieux connecter les activistes féministes des 4 coins du globe.

Nous avons pensé monter via une plateforme web une carte du monde féministe, interactive, permettant de mettre en réseau les associations féministes et les activistes des différents continents.

L’objectif est de rendre visible les féministes (en protégeant celles qui veulent rester anonymes) et de montrer la force qu’elles représentent dans chacun des pays comme sur la scène internationale. Dans un contexte économique difficile, où les droits des femmes sont régulièrement remis en cause, il nous semble important d’unir nos forces pour nous faire entendre.

Ce projet, nous allons le construire ensemble, alors rejoignez nous sur http://feministnetworkproject.wordpress.com/"

Caroline De Haas

Caroline De Haas, née en 1980 est une militante syndicale et associative française1. Elle est titulaire d’une licence d’histoire. Secrétaire générale du syndicat étudiant Union nationale des étudiants de France de 2006 à 2009, elle est jusqu’en juillet 2011 porte-parole2 de l’association féministe Osez le féminisme ! 3qu’elle a participé à fonder en novembre 20094. Elle est également collaboratrice de Benoît Hamon, porte-parole du PS. Le 24 mai 2012, elle est nommée conseillère chargée des relations avec les associations et de la lutte contre les violences faites aux femmes5 auprès de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement. Elle quitte cette fonction un an plus tard6 et fonde une agence de conseil en égalité professionnelle.

http://www.osezlefeminisme.fr

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