Nous sommes aux côtés des femmes et des jeunes qui, de Nairobi à Kisumu, de Mombasa à d’innombrables villes et quartiers, sont descendues dans la rue avec courage. Ce qui a commencé comme une protestation contre le projet de loi financière oppressive de 2024 s’est transformé en un mouvement historique, une rébellion massive qui réclame justice, dignité et liberté.
Nous ne considérons pas ce soulèvement comme un événement isolé, mais comme faisant partie d’une résistance féministe mondiale contre les systèmes capitalistes, patriarcaux et autoritaires. La violence déployée par l’État kenyan – balles en caoutchouc, balles réelles, gaz lacrymogènes, désinformation et violences sexuelles ciblées – ne nous est pas inconnue. Nous dénonçons ces tactiques comme des instruments destinés à écraser la résistance et à punir celles et ceux qui osent imaginer et exiger un avenir différent.
Nous déclarons :
* Que les rues appartiennent au peuple et que le peuple a le droit de résister.
* Que la violence contre les femmes manifestantes est une arme politique enracinée dans le patriarcat, visant à faire taire la voix des femmes.
* Que l’économie est politique et que la politique est genrée.
* Que les femmes, en particulier les jeunes femmes et les femmes issues de la classe ouvrière, sont touchées de manière disproportionnée par l’austérité, la surveillance, la cupidité des entreprises et la violence étatique.
* Que la véritable libération passe par le démantèlement de toutes les formes d’oppression — économique, raciale, coloniale et sexiste — au Kenya et partout ailleurs.
Nous affirmons :
* Le pouvoir de la résistance féministe collective.
* Le droit du peuple kenyan à manifester sans crainte.
* La mémoire et l’héritage de celles et ceux qui ont été assassinés dans cette lutte, dont les noms et les vies ne seront pas oubliés.
* L’héritage de Saba Saba et la place légitime de cette génération dans la poursuite de la lutte pour la démocratie et la libération.
Nous condamnons le recours délibéré du gouvernement kenyan à la violence sexuelle et à des hommes de main à la solde de l’État pour intimider et violenter les manifestants. Ces actes constituent des crimes contre le peuple et des crimes contre l’humanité. Nous exigeons que tous les responsables soient traduits en justice, qu’ils soient condamnés à réparer leurs actes et que justice soit rendue à toutes les victimes.
À nos sœurs du Kenya : votre lutte est notre lutte. Vos voix résonnent au-delà des frontières. Votre résistance renforce la nôtre. De l’Amérique latine à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, du Moyen-Orient à l’Amérique du Nord, nous nous levons avec vous. Nous exhortons les organismes internationaux de défense des droits humains, les mouvements féministes mondiaux et toutes les personnes de conscience à faire pression sur le gouvernement kenyan pour qu’il mette fin à sa répression violente, respecte le droit de manifester et défende les droits humains.
Nous appelons nos membres et nos alliés à travers le monde à amplifier les voix kenyanes, à soutenir les organisations locales et à se tenir prêts à agir en solidarité.
Dans la résistance féministe et la solidarité mondiale,
Marche mondiale des femmes
https://marchemondiale.org/fr/2025/07/11/declaration-de-solidarite-avec-le-soulevement-au-kenya-2/
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