Édition du 24 novembre 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Europe

Le capitalisme ne peut pas répondre aux besoins des travailleurs migrants et leurs familles

Depuis 30 années de politiques néolibérales, les inégalités ont explosé au cœur du système capitaliste. Si la pandémie est révélatrice des inégalités engendrées par un système qui écrase la majorité de la population, elle les approfondit encore plus. Cela nous montre l’incapacité et le manque de volonté politique de la classe capitaliste pour répondre aux besoins des plus démunis, les travailleurs migrants et leurs familles.

16 mai 2020 | tiré d’Alternative socialiste
https://alternativesocialiste.org/2020/05/16/covid-et-politique-migratoire/

Le mercredi 7 mai 2020, à Malte, en pleine pandémie, une cinquantaine de migrants naufragés ont été repoussés alors que leur embarcation avait déjà pénétré la zone de secours relevant de cet État membre de l’UE. D’après une enquête détaillée du New York Times, le gouvernement maltais aurait affrété trois navires privés pour intercepter des migrants en Méditerranée et les renvoyer vers la Libye, malgré la crise sanitaire mondiale. L’opération a eu lieu dès le début du mois d’avril.

Le gouvernement maltais avait prévenu qu’il ne pouvait plus garantir de porter secours aux naufragés ou de leur permettre de débarquer sur l’île, toutes ses ressources étant occupées par la lutte contre le Covid-19. C’est donc à cela que ressemble la politique migratoire européenne en temps de crise du coronavirus.

La politique mortifère de l’Union Européenne

Les États-membres de l’Union européenne ont décidé, mercredi 27 mars, de retirer leurs navires militaires engagés en Méditerranée dans le cadre de l’opération militaire dite « Sophia », au moins temporairement. Depuis 2015, ces bateaux ont pourtant permis de sauver la vie d’environ 45 000 migrants.

Avec l’augmentation des infections en Afrique et au Moyen-Orient, les migrants vont continuer à quitter leur pays, avec le risque de provoquer des épidémies dans les énormes camps de réfugiés. Ces camp sont des lieux où s’entassent les gens dans d’horribles conditions, sans hygiène de base ni aide médicale. Un chiffre pour illustrer cette réalité : le camps grecs accueillent actuellement plus de 40.000 migrants alors qu’ils n’ont officiellement de place que pour 7.000. Près d’un tiers des personnes qui s’y sont retrouvées sont mineurs d’âge, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR).

Si les dirigeants européens refusent d’investir afin de sécuriser la vie de la population migrante et de la régulariser, ils ne manquent pas de stratagèmes concrets pour empêcher les migrants d’atteindre l’Union européenne. Leur idée est d’élargir les pratiques de refoulement (ou « push back ») des demandeurs d’asile y compris par le recours à des entreprises privées.

Au lieu d’exiger la protection des migrants dans les circonstances de la crise sanitaire, les mesures de confinement imposées par la pandémie du Covid-19 représentent un nouveau prétexte non seulement pour fermer les frontières de l’UE, mais aussi pour enfermer des dizaines de milliers de migrants en Europe, dans des camps aussi insalubres que favorables au développement de l’épidémie.

Les autorités appliquent l’enfermement des réfugiés dans les camps de Grèce en particulier dans le « hotspot » surpeuplé de Moria sur l’île de Lesbos tandis que les ports italiens et maltais sont fermés et qu’il ne subsiste qu’un seul bateau de sauvetage encore actif en Méditerranée centrale. Les naufrages d’embarcations emmenant migrantes et migrants vers l’Europe se multiplient.

Le système capitaliste – avec ses guerres, son exploitation et sa destruction de la nature qui a notamment comme effet de provoquer des pandémies globale telle que celle du COVID-19 – force des millions de personnes sur la planète à fuir leurs pays.

Le racisme comme arme contre le COVID

Au début de la crise sanitaire, la propagande raciste qui empoisonne la société depuis des décennies a déjà conduit à des attaques racistes contre des Chinois ou d’autres personnes d’apparence « asiatique » en France, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Russie, aux États-Unis et dans d’autres pays.

L’extrême droite s’en prend déjà aux migrants et aux réfugiés en utilisant le Covid-19 comme excuse, notamment en Grèce. Bientôt, sans aucun doute, elle sera suivie par divers partis traditionnels, y compris des partis sociaux-démocrates et verts apparemment « progressistes ». Ces partis tenteront de mettre en œuvre des règles de migration encore plus racistes, de construire des murs et de renforcer le principe de l’Europe-Forteresse, en faisant valoir que cela est nécessaire pour « se protéger » contre le virus. Sans réaction de la part du mouvement ouvrier sur cette question, même des gens de gauche et des travailleuses et travailleurs pourraient avoir le sentiment que, même s’ils n’aiment pas les mesures adoptées, ils n’ont d’autre choix que de les accepter.

Mais le Covid-19 est « antiraciste » : il se moque du genre, de la religion ou de la nationalité. Toute mesure fondée sur de telles caractéristiques est donc, au mieux, inutile. Mais ceux qui utilisent le virus pour créer la division nous empêchent de collaborer ensemble pour stopper la propagation du virus et résoudre la crise. Les classes dirigeantes et la gestion de la société via la concurrence du libre marché ont démontrée toute l’étendue de leur incapacité à gérer cette pandémie mondiale.

Aucun contrôle aux frontières ne peut empêcher tous les réfugiés d’entrer sur le territoire, et encore moins n’importe quel virus. « On ne peut pas murer un virus », a expliqué Larry Gostin, professeur de droit de la santé mondiale à l’université de Georgetown. La raison pour laquelle les gens craignent les migrants et les réfugiés est l’incapacité de la classe dominante de répondre avec des mesures sérieuses contre le Covid-19. Les énormes inégalités créées par ce système notamment via les politiques migratoires inhumaines et le manque total d’investissements publics dans les soins de santé illustre que les classes dirigeantes vont faire payer la crise aux travailleuses et aux travailleurs, dont les réfugiés et encore plus les travailleuses et travailleurs sans-papiers

Mais ni les réfugiés ni les travailleurs ne sont responsables de la guerre, du changement climatique et de la pauvreté et la mauvaise gestion de la pandémie – les raisons habituelles pour lesquelles les gens doivent fuir leur foyer.

L’hypocrisie des gouvernements européens, le Portugal et L’Italie
L’idée d’une possible « régularisation » pour permettre aux États de faire face aux retombées de la crise sanitaire fait petit à petit son chemin en Europe.

La Ministre italienne de l’Agriculture a plaidé ce mardi 14 avril pour la régularisation de 600.000 clandestins afin de faire repartir l’économie durement touchée par l’épidémie de coronavirus. Le Mouvement 5 Etoiles s’est tout de suite opposé à cela en disant que ce n’était pas le moment pour un « appel d’air ». Les fédérations patronales elles-mêmes, surtout dans le secteur de la grande agro-industrie, reconnaissent que la migration est une réponse nécessaire aux besoins économiques des régions.

En France, 104 parlementaires issus de 10 partis ont adressé il y a quelques jours une lettre au Premier ministre Edouard Philippe pour réclamer la régularisation des sans-papiers face à l’épidémie de Covid-19.

Les pouvoirs publics portugais ont aussi annoncé, samedi 28 mars, la régularisation temporaire des immigrés en attente de titre de séjour. Il s’agirait de se montrer solidaire avec les plus démunis dans une situation d’urgence, c’est en tout cas comme cela que le gouvernement a justifié la mesure exceptionnelle de régularisation. Même si, en termes de santé publique, la mesure est à féliciter, elle n’est pas du tout suffisante. La réalité, c’est que ce type de mesures dévoile le véritable objectif de la classe dominante : utiliser la main d’oeuvre migrante à bon marché pendant la crise pour répondre aux besoins dû manque de main d’ouvre dans les secteurs en pénurie. C’est notamment le cas des Brésiliens qui, en attendant leur carte de séjour, travaillent souvent dans le secteur du tourisme, totalement à l’arrêt, ou encore les travailleurs agricoles asiatiques du sud du pays. Il est clair que l’attitude de la classe dominante est de mettre toujours les profits avant des intérêts de la majorité de la population.

Et en Belgique…

En Belgique sévit une crise sanitaire et sociale sans précédent. La population a quasiment été mise sous couvre-feu afin d’empêcher la propagation du coronavirus. Les mesures de confinement ne sont pas capables de préserver les publics fragiles dont l’exposition au virus peut se révéler dramatique, dont les personnes âgées, les malades, les plus vulnérables,… Parmi les plus vulnérables actuellement abandonnés par la classe dominante se trouvent les travailleurs migrants qui souffrent tout particulièrement de ce confinement. Les laisser hors état de droit est un crime contre l’humanité. Un crime que nous devons combattre pour le bien-être de tous !

Dix années ont passé depuis les derniers grands mouvements sociaux de sans-papiers en Belgique. Dix années durant lesquelles les gouvernements successifs ont mis en places des politiques inhumaine en laissant de centaines de milliers de personnes illégales sur notre territoire. Un simple coup d’œil sur le passé révèle l’échec cuisant du modèle actuel, en termes d’humanité et d’efficacité ! La leçon qui s’impose est que ce n’est que via l’organisation d’un rapport de force conséquent et d’une alliance entre les différents collectifs de sans-papiers, les syndicats et toutes la population opprimée que l’on pourra gagner la régularisation de tous les sans-papiers.

La classe dominante avait par contre la claire volonté politique de laisser sans papiers autant autant de travailleurs afin de renforcer le dumping social et d’attaquer les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs. Le but était de créer de la main d’oeuvre à bon marché pour les secteurs non délocalisables (comme l’horeca, la logistique, le nettoyage, la construction, etc.).

La crise globale du capitalisme à l’ère de la pandémie frappe également de manière très importante de nombreuses femmes sans-papiers dans les soins aux autres. La grande majorité des femmes sans papiers en Belgique remplit le vide crée par des décennies de coupes budgétaire dans les services publics et dans le soin aux autres. De plus, avec cette crise, la majorité des sans-papiers ne peuvent plus travailler, et toutes les sommes d’argent envoyées toutes les semaines à leurs familles au pays a été stoppée. Cela aura un énorme impact dans les pays du monde néo-colonial, où la majorité des emplois sont dans l’économie informelle tandis qu’une partie importante de la population survit tout simplement avec l’argent envoyé de l’étranger.

Tout cela représente l’horrible tableau de l’impact de la crise du coronavirus en Belgique. Et quand le chômage va exploser dans la prochaine période, il y aura une énorme concurrence sur le marché du travail au noir, ce qui va instaurer une pression à la baisse sur les salaires en mettant en compétition de plus en plus de Belges avec les travailleurs sans-papiers. C’est une véritable bombe sociale à retardement.

Déjà en plein confinement, le 20 avril 2020, une action a été lancée par un groupe des militants sans papiers (relayée par le réseau Migrant libre) qui a mis l’attention de l’opinion public sur la régularisation. Suite à cela, ce lundi 4 mai, les organisation syndicales FGTB-CSC et les associations de soutien des migrants du côté francophone mais aussi néerlandophone (qui se regroupent dans une plateforme plus large IK BEN SOLIDAIR) ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux : Contre le Virus, la régularisation c’est maintenant !

C’est un bon pas en avant vers la construction d’un soutien large à la cause des travailleurs migrants, mais il nous faudra aller plus loin dans la construction d’une relation de force et d’actions de solidarité avec la population.

Jusqu’à présent, ces arguments n’ont pas convaincu les autorités en charge du dossier. En commission de la Chambre, la ministre de l’asile et de la migration Maggie De Block (Open-VLD) ne s’est pas montrée fort emballée par la proposition. « Les personnes en séjour illégal étaient censées avoir quitté le pays souvent depuis bien longtemps. La crise sanitaire actuelle n’est pas une raison qui, à elle seule, permet de régulariser leur séjour, même temporairement ». Et d’ajouter : « Actuellement, les demandes de séjour sont toujours traitées au cas par cas, donc sur une base individuelle. Aucune initiative n’est prévue pour une régularisation de type collectif à destination des personnes en séjour illégal en Belgique ».

Selon Le Soir, c’est la coalition fédérale MR-VLD-CD&V dans son ensemble qui ne verrait pas d’un bon œil une régularisation temporaire inconditionnelle, surtout avec une N-VA en embuscade, prête à dégainer au quart de tour sur les questions d’asile et de migration. Les partis traditionnels et le gouvernement en pouvoir spéciaux s’entêtent à nier l’impact positif qu’aurait la régularisation de la situation administrative des sans-papiers dans la gestion e la crise sanitaire et sur le financement de la sécurité sociale. Cela représenterait 58 millions d’euros par semaines via les cotisations sociales des travailleurs sans papiers pour financer nos caisses collectives. À l’heure des restrictions budgétaires, ce choix est incompréhensible ! Non seulement le gouvernement ne veut pas aller chercher l’argent où il est, chez les actionnaires et les riches, mais il ne nous permet pas de financer les caisses communes du mouvement ouvrier, tout cela pour assurer le maintien des bas salaires.

Si on se base sur les estimations du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), il y avait en 2015 entre 85.000 et 160.000 sans papiers en Belgique. C’est donc potentiellement des dizaines de milliers de personnes qui passeraient sous les radars du dépistage, ce qui pourrait diminuer l’efficacité du déconfinement.

Notre programme

Dans ce contexte, les marxistes et le mouvement ouvrier doivent défendre un programme pour les travailleurs migrants et les réfugiés. Dans un premier temps, l’argent qui sert à subventionner les grandes entreprises telles que les compagnies aériennes et le secteur militaire devrait être utilisé immédiatement pour protéger les migrants.

Nous voulons lutter contre les causes qui poussent les gens à fuir. Les guerres, les interventions impérialistes, la surexploitation des gens et de la nature : voilà̀ ce qui pousse tant de personnes à fuir la violence, la misère et les catastrophes.

Des emplois décents, des investissements publics massifs dans le logement social, l’éducation et les soins, etc. sont nécessaires. Mais cela nécessite de rompre avec la logique de profit du capitalisme, où la concentration des richesses chez une infime élite signifie misère et risque sanitaire grandissante pour le reste de la population. Encore l’année dernière, l’OTAN a appelé ses Etats-membres à dégager 2% de leur budget pour la défense. Pour se rapprocher de ce chiffre, notre gouvernement a dégagé 3 milliards d’euros pour de nouveaux avions de guerre. Ils sèment la misère et pointent des doigts les victimes.

Dans le contexte actuel de crise du capitalisme, pour arracher chaque réforme, il nous faut une lutte révolutionnaire. La régularisation nécessitera une lutte de masse de la majorité des travailleurs sans-papiers alliée aux organisations du mouvement des travailleurs et aux couches larges de la population. Il faudra aussi mettre en avant l’égalité salariale pour les travailleurs migrants selon barèmes de chaque secteur et assurer assurer la protection des travailleurs sans papiers qui portent plainte contre leurs employeurs en exigeant que l’inspections sociale ne s’effectue pas avec la police pour arrêter les travailleur sans-papiers.

Ces revendications doivent être couplées à une lutte incessante pour l’unité du mouvement de tous les travailleurs contre les politiques d’austérité et le racisme, pour une société libérée de toutes les inégalités. Il faut nous opposer à ce système qui engendre misère et exploitation et qui repose sur la guerre et le pillage néocolonial poussant tant de personnes à fuir leur région au péril de leur vie.

Dire que les moyens manquent pour offrir un bon avenir et de bonnes conditions de vie à la population – quelle que soit son origine – est un mensonge. Ce qui se produit dans les faits, c’est que les gros actionnaires et grands patrons pillent les caisses de la collectivité, la richesse créée à la sueur de notre front, pour ne laisser que des miettes tout en proclamant les poches et la bouche pleines ‘‘attention, les immigrés veulent vous voler ce qui reste !’’ Comme le dit le slogan : ‘‘le problème, c’est le banquier, pas l’immigré’’ !

La seule issue de sortie réaliste de la crise des réfugiés est une lutte unitaire de tous les travailleurs, indépendamment de leur origine, de leur genre ou encore de leur orientation sexuelle, pour arracher les leviers de l’économie des mains de l’élite capitaliste. Il sera ainsi possible de disposer des moyens nécessaires pour mettre fin aux guerres, à la misère, à la destruction de l’environnement. Seule l’instauration d’une nouvelle société, une société socialiste démocratique, sera de nature à voir naître un monde où la liberté de circulation sera réelle et débarrassée de la logique d’exploitation.

  • Régularisation immédiate de tous les sans-papiers.
  • Création d’un mouvement pour défendre les migrants contre la violence et l’intimidation de l’extrême droite.
  • Mettons fin à toutes les attaques meurtrières contre les réfugiés qui s’approchent des frontières européennes sur le continent et en mer.
  • Annulation de la suspension de l’enregistrement des réfugiés et de toutes les demandes d’asile et d’introduire de procès accélérés en vue de la régularisation.
  • Fournir sans délai de la nourriture, des vêtements, des abris et des médecins/services médicaux, dépistage massifs à tous les réfugiés bloqués aux frontières.
  • Créer davantage de bureaux d’asile afin que toutes les demandes d’asile puissent être rapidement examinées, ce qui permettrait d’accorder le statut de réfugié ou d’autres statuts juridiques et de permettre aux réfugiés de se rendre sans entrave dans le pays de leur choix.
  • Démanteler l’accord raciste et inhumain entre la Turquie et l’UE, ainsi que l’accord Dublin III, afin que les réfugiés puissent demander l’asile dans tous les États membres de l’UE.
  • Appliquer une répartition proportionnelle des réfugiés dans l’UE.
  • L’UE est suffisamment riche pour financer une telle politique, et elle peut lever plus d’argent en taxant les riches et les multinationales, ce qui n’existe pas, c’est la volonté politique des patrons de l’UE.
  • Pour un plan massif d’investissements publics : logements sociaux, enseignement de qualité et gratuit, des vrais emplois décents avec un salaire de minimum 14 euros de l’heure et dépistage pour tous.
  • Abolition des politiques inhumaines de détention et d’expulsion massive, tous les migrants doivent bénéficier de tous les droits légaux.
  • Luttons contre les causes qui poussent à se fuir : la guerre, le terrorisme, l’exploitation et la destruction de l’environnement. Dans ce cadre, le non-paiement de la dette est une revendication cruciale.
  • Défendons une alternative au capitalisme : une société socialiste où seraient prioritaires les besoins de de la majorité de la population et non les profits d’une poignée grâce à la nationalisation sous contrôle et gestion démocratique des secteurs clés de l’économie.

Pietro, Parti Socialiste de Lutte (ISA en Belgique)

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