« Nous sommes en faveur de cette orientation parce qu’elle va dans le sens de l’application des recommandations de la Commission Laurent, qui appellent à des milieux de vie plus humains et mieux adaptés aux besoins des enfants. Cela dit, pour que cette réforme soit efficace, elle doit être planifiée sérieusement », souligne Robert Comeau, président de l’APTS.
L’APTS craint que de la pression soit ajoutée sur les ressources en hébergement ciblées. Selon elle, le développement de foyers de groupe et le recours accru aux familles d’accueil doivent se faire de façon responsable, dans des milieux réellement adaptés à la diversité des profils des jeunes, incluant ceux et celles qui vivent avec des problèmes de santé mentale ou de consommation, ou encore avec de grandes difficultés d’adaptation.
« Cela implique également une formation adéquate afin d’assurer des interventions sécuritaires et de qualité. Il faut s’assurer de mettre en place des solutions concrètes, bien encadrées et financées, tant pour les foyers de groupe que pour les familles d’accueil. Sinon, on risque de déplacer les problèmes plutôt que de les régler, au détriment des jeunes et du personnel sur le terrain », ajoute Sébastien Pitre, responsable du dossier de la protection de la jeunesse à l’APTS.
L’APTS insiste également sur l’importance d’une organisation du travail adaptée à la multiplication de milieux de vie distincts, dans un contexte marqué par une pénurie de main-d’œuvre et une crise du logement. « Cette réforme doit se faire en collaboration avec les équipes sur le terrain, en reconnaissant leur expertise et en tenant compte des problèmes de sécurité, d’orientation clinique, de formation et de continuité des services. C’est à cette condition qu’on pourra véritablement améliorer les services offerts aux enfants et aux familles », conclut Robert Comeau.


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