Édition du 29 novembre 2022

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Plan Nord et fusion d'hôpitaux sur la Côte-Nord - Le SIISNEQ et la FSQ interpellent le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux

SAGUENAY, QC, le 1er nov. 2012 - Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) et la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), demandent au nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, de suspendre le processus de fusion des centres de santé de Blanc-Sablon, Sept-Îles et Port-Cartier, ainsi que d’augmenter les ressources des établissements de santé touchés par le Plan Nord, notamment à Fermont, qui feront face à une augmentation des besoins de leurs populations.

Les présidentes du SIISNEQ-CSQ, Nathalie Savard, et de la FSQ-CSQ, Claire Montour, ont lancé cet appel au ministre Réjean Hébert à l’occasion de l’assemblée générale des délégués du SIISNEQ qui se déroule depuis hier à Chicoutimi.

Dans un premier temps, Mme Savard interpelle le ministre de la Santé pour qu’il freine le processus de fusion enclenché dans les centres de santé de Blanc-Sablon, Sept-Îles et Port-Cartier.

« Depuis 2010, on a procédé à la fusion des directions générales de ces établissements sous des prétextes d’économie et d’efficacité. Avant de procéder à une fusion complète, il nous semblerait normal et justifié qu’une étude sérieuse soit faite afin de faire le point. La fusion des directions générales a-t-elle effectivement généré des économies ? Ou est-ce plutôt le contraire ? Y a-t-il eu amélioration des services à la population ou dégradation ? Ce sont des questions auxquelles il faut répondre avant d’aller plus loin », soutient la présidente du SIISNEQ-CSQ.

Des impacts qu’il faut connaître

Mme Nathalie Savard se demande pourquoi il faudrait pousser plus loin un processus de fusion si l’on est incapable d’en démontrer les avantages.

« Les deux dernières années écoulées sont suffisantes pour évaluer les impacts réels de la fusion des directions générales. Nous demandons au ministre Réjean Hébert d’exiger que lui soit fourni un tel rapport et qu’il le rende public afin que nous sachions si une fusion plus complète est dans l’intérêt du personnel comme de la population » explique Mme Savard.

Des garanties d’ajout de ressources demandées

Pour sa part, la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, demande au ministre Réjean Hébert de garantir aux centres de santé situés sur le territoire visé par le développement du Plan Nord qu’ils auront les ressources financières nécessaires pour faire face à l’augmentation prévisible de la demande de services.

« La hausse d’activité économique anticipée par le Plan Nord va nécessairement engendrer une demande de services supplémentaires pour les établissements de santé du territoire. Malheureusement, présentement il est loin d’être certain que l’on sera en mesure de répondre à ces nouveaux besoins ».

Mme Claire Montour cite l’exemple du cas particulier du Centre de santé et des services sociaux de l’Hématite où l’on doit conjuguer avec un déficit de 400 000 $ engendré principalement par le Plan Nord.

Plan d’action adopté

Mentionnons, d’autre part, que les délégués du SIISNEQ ont profité de leur assemblée générale des délégués pour faire le bilan de la dernière année et déterminer les priorités de la prochaine année.

« Les délégués ont adopté un plan d’action où les membres sont au cœur de leurs préoccupations. Nous voulons, non seulement bien les représenter dans la défense de leurs conditions de travail, mais également sur la place publique afin de revendiquer en leur nom une société animée par des valeurs de justice sociale », plaide la présidente du SIISNEQ-CSQ, Nathalie Savard.

Un objectif commun

De son côté, la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, termine en indiquant que son organisation syndicale est prête à rencontrer le ministre Réjean Hébert afin d’échanger avec lui, car nous partageons fondamentalement le même objectif qui est l’amélioration des conditions de travail du personnel ainsi que des services et des soins à la population

Profils de la CSQ, de la FSQ-CSQ et du SIISNEQ-CSQ

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente près de 200 000 membres, dont environ 130 000 en éducation. La Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) représente près de 7000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé. La FSQ-CSQ est présente dans plusieurs régions du Québec. Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-est québécois (SIISNEQ-CSQ) représente 1200 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes des régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et du Nord du Québec.

Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ)

Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) représente 1 250 membres infirmières et infirmiers, infirmières auxiliaires et infirmiers auxiliaires et inhalothérapeutes œuvrant dans trois réseaux répartis dans les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord, de la Basse-Côte-Nord et du Nord-du-Québec.

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