TSQ reçoit en moyenne une quarantaine de demandes par mois. Il peine pourtant à répondre à la demande, faute de financement. Derrière chaque refus, ce sont des femmes – souvent de jeunes mères de 18 à 29 ans – et leurs enfants qui doivent improviser un départ dans la peur, parfois un sac de poubelle à la main. « Le moment où une femme et ses enfants quittent un milieu violent est statistiquement le plus dangereux. Il ne s’agit pas d’une simple logistique, mais d’une question de vie ou de mort. Lorsque des organismes essentiels comme TSQ sont sous-financés, c’est tout le réseau d’hébergement et de protection qui s’effrite — et avec lui, la sécurité des femmes et des enfants », met en lumière Anathalie Jean-Charles, présidente et fondatrice de TSQ.
En collaborant étroitement avec les maisons d’hébergement, les services sociaux et les corps policiers, TSQ contribue à diminuer les risques de représailles d’un partenaire envers l’autre au moment de quitter la relation. Le service de TSQ est particulièrement crucial pour les enfants et adolescents. « Des études estiment que 40% des enfants qui subissent des violences familiales développent un trouble de stress post-traumatique, explique Anathalie Jean-Charles. Notre service permet de briser le cycle de la peur et de leur offrir un environnement stable dès leur arrivée au refuge. »
À l’occasion des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, TSQ fait circuler cette pétition <https://jappuietsq.ca/> pour demander au Gouvernement du Québec de financer la mission de l’organisme à la hauteur des besoins. « Rappelons que 9 féminicides intrafamiliaux sont déjà recensés au Québec en 2025. Signer la pétition, c’est poser un geste concret contribuant à sécuriser leur transition et à sauver les vies » conclut la présidente et fondatrice de TSQ.
Témoignage
Une mère, qui a dû fuir avec ses deux jeunes enfants (âgés de 2 et 4 ans) après un acte criminel commis par leur père, raconte : « J’ai dû partir presque sur le coup avec mes deux jeunes enfants qui avaient été témoins d’actes criminels graves. Plus tard, au printemps, j’ai pu enfin aménager mes choses de la maison familiale, grâce à Transit Secours. Leurs services furent absolument essentiels. Sans cette aide, mon histoire aurait pu très bien finir en homicide ou en féminicide. Transit Secours y a été pour beaucoup dans mon processus de libération et d’émancipation. Aujourd’hui, ma vie se replace tranquillement en milieu d’hébergement. »
Lien vers la pétition : https://jappuietsq.ca/
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