Bonjour,
Rappelons d’abord que la première mouture du PPU (Plan particulier d’urbanisme) comprenait 2km2. Le PPU adopté comprend 1 km2. 1 km2, c’est 100 hectares ou 1million de m2. Il prévoit principalement la construction industrielle sur des milieux humides et la "protection" de 20% du territoire. Les espaces naturels résiduels seront fragmentés, notamment, par la construction d’un boulevard sud-nord à 4 voies.
L’investissement de 54 millions de $ par la ville comprend :
Secteur est (PPU actuel)
11 millions de $ pour un bassin de rétention. C’est un ouvrage d’ingénierie, destiné à recevoir les trop-plein d’eau, sur lequel on a placé une surface gazonnée ;
18 millions de $ pour 12 hectares, représentant environ7 fois le prix de l’évaluation. Un certain nombre de ces hectares n’étaient pas constructibles de toute façon :
– ligne de transmission d’Hydro-Qc
– abords d’un ruisseau.
– Secteur ouest (non visé depuis le remplacement de l’ancien PPU par la nouvelle version)
25 millions de $. Cela équivaudrait à 17 hectares, si la ville achète à un prix comparable aux 12 hectares dont il est question plus haut.
Pour ce qui est des 15 millions de dollars que le promoteur accorderait à la conservation du côté ouest, vous comprendrez que ça ne couvrira pas non plus une grande surface... Et que la ville les lui a déjà payés. À noter que ce don écologique comportera des avantages fiscaux.
Surtout, la ville a le pouvoir de réglementer pour protéger plutôt que payer et devenir propriétaire, ce qui aurait dû améliorer sa position pour négocier les prix*. En effet, l’article 245 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme protège les villes contre les poursuites reliées à l’atteinte au droit de propriété si l’acte vise la protection de milieux humides ou hydriques (ruisseaux), d’un milieu qui a une valeur écologique importante ou pour assurer la santé ou la sécurité des personnes.
Finalement, lorsque la ville affirme qu’elle protège 66% du boisé des Châtels, elle inclut la partie ouest qui a été exclue du PPU grâce à une forte mobilisation populaire. Mais ce territoire n’a acquis aucun statut de protection. Par contre, des négociations ont lieu entre le promoteur, la Ville et des organismes de conservation.
Cependant, comme la Ville s’est déjà entendue pour payer chèrement des parcelles au promoteur, il sera alors plus coûteux, pour les organismes de conservation, d’acheter d’autres portions du boisé des Châtels.
Ça ne vous tente pas de transmettre cette information au plus grand nombre ?
En action pour protéger le plus longtemps possible, le plus possible...
Des travaux récents nous ont été signalés, ce qui nous a mené à vérifier auprès du 311 si un permis avait été émis par la Ville. Quelques jours plus tard, la réponse était "non", mais la machinerie avait disparu. Voici donc, afin de s’assurer que les travaux cesseront dans des milieux humides (voir la carte), la meilleure démarche à suivre si vous apercevez de la machinerie dans le boisé :
– Demander à l’employé de vous montrer le permis qui l’autorise à entreprendre les travaux ;
S’il refuse ou est dans l’impossibilité de vous le montrer :
– Signaler la situation auprès du 311 en mentionnant que vous voulez porter plainte pour travaux non autorisés au motif que "la situation nécessite une intervention immédiate étant donné qu’elle menace, affecte ou est sur le point de détériorer la qualité de l’environnement" ;
– Rapporter votre démarche auprès du ministère de l’environnement au numéro d’Urgence Environnement 1 866 694-5454, toujours en mentionnant que vous voulez porter plainte pour travaux non autorisés pour la raison indiquée au point précédent, à savoir que "la situation nécessite une intervention immédiate étant donné qu’elle menace, affecte ou est sur le point de détériorer la qualité de l’environnement".
Dans tous les cas, que vous soyez ou non en position de procéder aux points 1 et 2, nous faire part de la situation en donnant le plus de détails possible afin que nous puissions en faire le suivi.
À noter que, dans le cas du boisé des Châtels, un endroit défini comme étant un boisé n’exclut pas qu’il puisse aussi s’agir d’un milieu humide.
Conservez votre vigilance, passez à l’action et informez-nous pour qu’on puisse travailler en synergie. Merci !
Mille et unes raisons de sauvegarder : préserver la beauté, le silence, la fraicheur de la ville + descentaines d’autres !
( * ) Le 18 février 2026, les ventes et échanges de parcelles n’avaient pas été effectuées, sinon les changements de propriétaires auraient dû apparaître au Registre foncier. Cela signifie que les transactions n’ont pas été finalisées. Une piste d’intervention que vous pourriez explorer, surtout que les parcelles en question sont maintenant zonées "récréation" dans le PPU.
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