Il y affirme que l’avortement devrait être interdit dans tous les cas, même dans celui de viol. Il soutient, qu’en cas de véritable viol, il serait peu probable qu’une grossesse se développe la biologie féminine étant ainsi organisée, que dans ces cas elle annule la fécondation. (Ce n’est pas vrai). Conclusion : si une femme subit un viol et tombe enceinte c’est qu’elle y a consentit ; donc il n’y a pas vraiment eu de violi.
Ce n’est pas la première fois que M. Akin exprime cette opinion. L’an dernier, l’actuel candidat à la vice-présidence, la majorité des représentantEs républicainEs de la Chambre et lui-même, ont soutenu un projet de loi qui visait à restreindre encore un peu plus la liste des exceptions qui permettent le financement de l’avortement par les fonds fédéraux. Il contenait une liste de tous les « types » de viols jusqu’à ceux de « viol imposé ».
En janvier 2011 j’ai écrit à ce sujet et une vague de protestations indignées de la part des groupes en faveur du droit à l’avortement, des progressistes et des groupes de femmes ont finalement empêché l’adoption du projet républicain ; ils ont dû le retirer. Mais quelques mois plus tard, dans un rapport d’un comité du Congrès, ils-elles ont soutenu leur conviction que le projet de loi aurait les mêmes conséquences même si les mots « viols imposés » n’apparaissaient pas.
Pourquoi donc ces mots sont-ils si importants ? Selon Doug Johnson, le lobbéyiste du National Right to Life Committee, ses confrères pensent, que l’introduction de ce libellé contrarierait les efforts infatigables du groupe Parent Parenthood et d’autres, pour obtenir du financement pour des avortements d’adolescentes qui prétendent faussement avoir été violées. Il soutient que les groupes en faveur du droit à l’avortement luttent pour « que les avortements de dizaines de milliers d’adolescentes alors qu’elles et l’embryon sont en bonne santé soient couverts par les fonds fédéraux sur la seule base de l’âge ». Mgr Richard Doerflinger, responsable de la Conférence des évêques américains, un des plus influents lobbyistes anti-avortement, a aussi soutenu dans un témoignage devant le Congrès, que ces termes représentaient « un effort de la part de ses concepteurs d’empêcher l’ouverture du financement public des avortements des adolescentes ». Planned Parenthood a nié toute intention d’aller dans ce sens.
L’idée qu’en cas de « viol véritable » les victimes ne puissent tomber enceinte a cours dans une petite frange de la droite. Todd Akin y appartient. Est-ce qu’il est d’accord avec la nécessité d’introduire ces termes dans le projet de loi ?










