Édition du 12 novembre 2019

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Livres

Avec Marx, philosophie et politique

Extrait de : Alexis Cukier et Isabelle Garo (dir.), Avec Marx, Paris, La Dispute, 2019, 176 p.

Tiré du site de la revue Contretemps.

Entretiens avec Alain Badiou, Étienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy et Lucien Sève, menés par Alexis Cukier et Isabelle Garo.

Contretemps publie un extrait de l’introduction de Avec Marx, philosophie et politique. Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes française de renommée internationale – Alain Badiou, Étienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy et Lucien Sève – qui présentent l’évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, des années 1950 à aujourd’hui.

Au fil de leurs réponses aux questions posées par Alexis Cukier et Isabelle Garo, les auteurs analysent les rapports entre philosophie et politique, reviennent sur la trajectoire du marxisme en France et abordent la signification du communisme aujourd’hui.

L’introduction s’attache à présenter les coordonnées théoriques et politiques complexes de ces trajectoires singulières, leurs convergences et leurs divergences, qui éclairent le renouvellement en cours de la philosophie marxiste ainsi que de l’engagement communiste aujourd’hui.

***

Introduction par Alexis Cukier et Isabelle Garo

Pourquoi continuer de se confronter à Marx, voire de se réclamer du marxisme en 2019 lorsqu’on est philosophe et qu’on appartient à la génération née entre 1925 et 1945 ? Après le rayonnement – relatif mais réel – du marxisme français au cours des années 1960, puis le long purgatoire à partir de la fin des années 1970, Marx suscite aujourd’hui un certain regain d’intérêt, dans une situation qui combine l’oubli d’une histoire complexe et diverse – celle des « mille marxismes »1 et de leurs adversaires –, le poids persistant de l’échec des pays dits « socialistes » et la diabolisation du communisme, mais aussi la recherche montante d’alternatives franches face au nouveau tournant autoritaire du capitalisme en crise et à ses saccages humains et environnementaux. C’est pourquoi il nous a semblé pertinent de concevoir ce livre comme un ensemble d’entretiens qui témoignent de cette histoire longue et toujours en cours : celle de la réception et des usages de Marx en France, au point de rencontre entre philosophie et politique.

Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français – Alain Badiou, Étienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy, Lucien Sève – de renommée internationale, qui présentent chacun à son tour les raisons, les enjeux et l’évolution de leur rapport maintenu à Marx, au croisement de la philosophie et de la politique, des années 1950 jusqu’à aujourd’hui. Revenant sur leurs parcours intellectuels et militants respectifs, ils nous aident à mieux comprendre les transformations du marxisme depuis l’immédiat après-guerre, et plus largement les évolutions idéologiques et sociopolitiques dont notre période est issue – et qui continuent de l’éclairer.

À tour de rôle, les auteurs ont répondu à nos questions, parfois en les reformulant, les entretiens qui suivent restant tous bâtis autour des mêmes interrogations : comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et avez-vous commencé à en faire usage ; dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelles ont été les évolutions de votre conception du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd’hui ? Que retenez-vous d’essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ?

Ces questions font donc la part belle au croisement entre théorie et politique2 : outre qu’il s’agit là d’une caractéristique qui définit le marxisme en propre, deux raisons majeures nous ont incités à placer ce croisement au cœur de ce livre, qui donne à percevoir les continuités autant que les ruptures qui traversent ce secteur du paysage intellectuel et militant français.

La première est que l’histoire du marxisme français, pour ne parler que de lui, est depuis longtemps entrée dans la catégorie de l’« histoire des vaincus » : elle est lacunaire, caricaturée surtout, car écrite par ses adversaires. Ainsi, le retournement de conjoncture des années 1970 a-t-il conduit à la légende d’une hégémonie intellectuelle et académique d’un « marxisme » générique, sans égard pour sa diversité ni pour la réalité de sa présence institutionnelle, certes bien plus importante qu’aujourd’hui mais fort inégale. Cette brutale revanche idéologique a surtout conduit à la relégation des marxistes dans le camp totalitaire, à leur expulsion progressive hors du monde universitaire et éditorial. Or l’oubli et la méconnaissance de la richesse des débats3 qui animaient alors la vie intellectuelle française du côté du marxisme et de ses interlocuteurs pèsent aujourd’hui encore sur la relance contemporaine de ce travail critique.

La seconde raison qui motive ce projet tient au fait que tous les auteurs de ce livre demeurent des philosophes productifs et actifs, dont le rapport à Marx et au marxisme n’a cessé de se transformer et, tout en se réinventant, de se maintenir, d’une façon ou d’une autre. Réinscrire leurs apports dans le temps long des dernières décennies permet de souligner leur importance et leur diversité, dans le contexte d’une profonde transformation de la vie intellectuelle française et de l’actuelle promotion médiatique d’essayistes sans idées et de pamphlétaires réactionnaires, dont la consécration est assurée désormais par les médias dominants et non plus par les institutions savantes4 ou les réseaux militants. Ici encore, il s’agissait d’inviter les lecteurs à découvrir ou à compléter leur connaissance de ces œuvres bien vivantes.

Ainsi les chapitres qui suivent démentent-ils tous la thèse convenue d’un marxisme englouti et stérile, dont la discussion serait périmée. Mais ils illustrent aussi la façon dont, au tournant des années 1970, la philosophie marxiste a tenté d’ouvrir des perspectives neuves extrêmement diverses, en rupture avec un mode d’intervention ancien, tout en subissant de plein fouet l’impact d’une situation de crise, qui n’a cessé de s’amplifier. Dans ces conditions, les réponses des théoriciens marxistes empruntèrent des voies analogues à celles qui s’offrent à des militants politiques confrontés à la défaite – ce qu’ils étaient également : abandon discret, reniement tonitruant, fidélité réaffirmée, tentative de renouvellement, recherche d’hybridation avec d’autres courants de pensée, combinaisons diverses de toutes ces options.

Dès lors, si les auteurs interrogés dans ce livre manifestent tous une volonté de renouvellement associée à une fidélité critique, il est logique qu’ils se soient attelés à cette tâche selon des voies profondément divergentes, interrogeant de nouveau fondamentalement le rapport entre théorie et politique, à grande distance du marxisme antérieur. Cette diversité est une richesse autant que l’écho, sur le terrain philosophique, de la longue défaite des organisations du mouvement ouvrier sur tout son spectre, conduisant à l’effacement croissant de la culture théorique qui en était indissociable.

Abordés sous cet éclairage, c’est alors l’éclatement des trajectoires qui frappe, la singularisation des objets d’analyse et des styles, ainsi que l’absence quasi totale de dialogue mutuel – fût-il polémique. Car à mesure que les marxismes de cette génération s’efforcent de se renouveler, ils tendent à se réinstaller sur le terrain théorique, les philosophes bénéficiant tout particulièrement de la capacité à percevoir voire à diagnostiquer les conjonctures de crise globale et à les convertir en opportunités de recherche : on peut émettre l’hypothèse que la vitalité de la philosophie dans ce contexte provient de ce qu’elle se présente à la fois comme modalité et comme substitut de l’intervention politique, reconduisant et déplaçant dans le même temps son hypothèse maintenue5. Dans tous les cas, les philosophes de cette génération se sont attachés à rouvrir une voie critique en se confrontant centralement aux conceptions de Marx, ces dernières s’offrant – comme c’est le cas de toute grande pensée en prise sur son temps – à des réceptions multiples et à des interprétations jamais définitives. C’est pourquoi les chapitres de ce recueil ont pour trait commun de mettre en évidence la complexité de cette histoire inachevée, unifiée par ses contradictions mêmes autant que déchirée par sa crise interne, traversée de débats restés en jachère, mais aussi de préoccupations partagées. C’est donc un territoire étrange et mouvant que dessine ce livre, territoire à l’évidence commun sans être pour autant un lieu de rencontre véritable. Mais peut-être ce volume incitera-t-il à de nouveaux échanges…

Quoi qu’il en soit, c’est bien ce paysage vivant que nous avons voulu présenter aux lecteurs et lectrices. Disons-le d’entrée de jeu : cet ouvrage ne propose aucun résumé des œuvres des philosophes qui y ont contribué, il n’offre aucune synthèse qui pourrait épargner l’effort de les aborder au niveau théorique exigeant où elles se situent toutes, mais il se veut une invitation à leur lecture intégrale, à partir des éclairages et de la mise en contexte historique proposés par les auteurs eux-mêmes. Les trajectoires qui s’esquissent dans ces brefs textes interrogent notre présent, et singulièrement les sens neufs qu’y prennent les notions de « philosophie » et de « politique », alors que leurs crises respectives une nouvelle fois se conjoignent et s’aggravent.

Cela étant dit, deux aspects centraux de ce livre sont à justifier : le choix de philosophes, à l’exclusion des représentants des autres champs disciplinaires, en particulier les sciences sociales, et l’absence de femmes. Commençons par ce second aspect : il ne s’agit bien entendu pas d’un choix, mais d’un constat. Si bien des femmes de cette génération ont participé au plus haut niveau à la vie des idées sur le terrain du marxisme, du côté des sciences sociales et de la psychanalyse notamment, aucune n’a produit d’œuvre philosophique. Cette absence n’est pas un hasard : la philosophie a été au XXe siècle une activité quasi exclusivement masculine, tout spécialement concernant la génération des auteurs de ce livre. Les milieux académiques marxistes ne font pas exception, pas plus que les organisations politiques, où les femmes occupent des places systématiquement subalternes. De ces discriminations de fait découle un autre constat : à quelques exceptions, la question féministe se révèle peu centrale pour les marxistes de cette génération. Quant à la question coloniale et postcoloniale, marginale pour certains d’entre eux, elle fut et reste en revanche cruciale pour d’autres.

L’autre question est de savoir pourquoi nous n’avons sollicité que des philosophes, au risque de sembler reconduire l’image convenue et datée de sa prééminence. D’une part, tout au long de ces entretiens, c’est bien la place et le rôle de la philosophie et des philosophes qui se trouvent interrogés. D’autre part, il faut rappeler qu’au tournant des années 1960-1970, la philosophie a continué de jouir d’un prestige inentamé, passant sans transition du statut de discipline reine sur le plan académique au rang de pensée critique, à la fois engagée et surplombante. Ce sont les figures de Jean-Paul Sartre et de Maurice Merleau-Ponty, après celles d’Henri Bergson et de Victor Cousin, qu’il faut invoquer pour percevoir les constantes d’une tradition, qui s’est par la suite parfois employée à faire sécession sans jamais rompre pour autant avec les institutions prestigieuses qui assurent son existence et tentent de maintenir sa prééminence : université, agrégation, maisons d’édition, revues et, plus récemment, grands médias.

La philosophie française des années 1960, loin d’être homogène, s’enracine donc dans une histoire longue, centrée sur les institutions d’enseignement et de recherche et sur le monde de l’édition académique, tout en s’ouvrant alors à des perspectives critiques et contestataires, se donnant aussi pour objet de réfléchir et de contribuer au renouvellement du rôle public des intellectuels. Elle parvient à se renouveler en se mêlant et en se confrontant à la psychanalyse, aux sciences humaines et sociales, elles aussi en plein essor. Rencontrant le structuralisme sur ce terrain, elle s’emploie à rendre à l’approche spécialisée et sectorisée qui en découle ses enjeux communs. Apte à formuler des débats de grande portée, à ramasser des questionnements disparates autour d’innovations théoriques, conceptuelles mais aussi stylistiques, le débat avec le marxisme – ayant lieu en partie sur son terrain – apparaît comme l’une des conditions de son exceptionnelle vitalité. Au cours de cette période, la philosophie se situe donc à l’épicentre des transformations idéologiques et politiques, non qu’elle les pense en tant que telles mais parce qu’elle parvient à s’en faire la chambre d’écho et à toucher un lectorat élargi.

Du côté du marxisme, ce paradoxe se redouble d’un autre : au cours de sa période jeune-hégélienne, Marx avait adopté le mot d’ordre de « réalisation de la philosophie », puis affirmé la nécessité d’une « sortie » conçue comme dépassement, sans pourtant jamais déserter son terrain. Le marxisme de la seconde moitié du XXe siècle aurait-il inversé ce mouvement ? Les choses sont bien entendu plus complexes. Si la philosophie est pour partie redevenue à cette époque un lieu à part entière de l’intervention politique, on peut considérer cependant que fut bien réelle aussi la tendance à la réinscription académique du marxisme, qui contribua à son tour à modifier la définition de la politique. Ces coordonnées nouvelles posent de façon inédite la question du rôle des intellectuels, alimentant le débat sur le caractère « spécifique » (Michel Foucault), ou de l’ordre de la « pratique théorique » (Louis Althusser) de leur contribution, les conduisant à se confronter à la fois au modèle sartrien de l’engagement, aux sciences sociales et à leur spécialisation croissante, aux difficultés maintenues et renouvelées de l’implication militante.

De l’ensemble de ces mutations résulte un relatif éloignement de la philosophie marxiste à l’égard de ce que Marx avait nommé la « critique de l’économie politique », à savoir une critique théorique se donnant pour tâche à la fois l’analyse du mode de production capitaliste et l’affûtage des « armes de la critique » en vue de sa contestation organisée. Si la philosophie française du XXe siècle conserve sa mission totalisante, elle le fait en tant que théorie assumant les découpages disciplinaires et institutionnels qu’une partie du marxisme des périodes précédentes s’était employée à contester. Sur ce point encore, le lecteur constatera que les choses sont décidément complexes et que certains des auteurs interrogés se sont employés à rejeter ce cloisonnement, redéfinissant le projet d’une critique de l’économie politique et persistant à explorer les questions de la valeur, des forces productives et des rapports de production.

À ce tableau bien trop succinct, il faut ajouter que les auteurs interrogés ont tous subi le retournement de conjoncture idéologique qui débute à la fin des années 1970. La montée des « nouveaux philosophes » et du courant antitotalitaire s’appuie alors sur la glaciation du camp dit « socialiste », devenu repoussoir, et dont l’histoire se trouve ramenée à un stalinisme essentialisé et imputé au marxisme et à Marx lui-même, via des campagnes médiatiques qui contribuèrent à faire basculer la vie intellectuelle vers la droite et vers de nouveaux acteurs, dont ces médias eux-mêmes. Paradoxalement, c’est au moment même où la gauche accède au pouvoir, avec l’élection en 1981 de François Mitterrand à la présidence de la République, que cette marginalisation s’accélère, l’immense espoir collectif se heurtant vite à une politique d’austérité, imposée au nom du « réalisme ». Si la stratégie néolibérale, organisant une vigoureuse contre-offensive de classe, avait été élaborée dès l’entre-deux-guerres, la crise économique débutée dans les années 1970, l’échec relatif des politiques keynésiennes et l’affaiblissement du rapport de force issu de la Résistance offrent à ce moment l’occasion d’une revanche des classes dominantes, qui rétablissent le taux de profit au prix d’une destruction progressive des conquêtes sociales antérieures. Dans cette situation, la perspective d’une alternative au capitalisme tend à s’effondrer, d’autant plus sûrement que sa crise coïncide avec celle du mouvement ouvrier, syndicats compris.

Plus que jamais, les classes populaires restent la cible de cette contre-réforme puissante et acharnée, qui a su disperser ses adversaires mais qui a aussi fait renaître le désespoir et la colère. Il est finalement logique que, depuis la fin des années 1990 en France et plus manifestement encore depuis la crise mondiale de 2007-2008, le marxisme connaisse un relatif regain d’intérêt, seule théorie s’attachant à expliquer les crises du capitalisme et à promouvoir son abolition. Cet essor n’a pas conduit pour autant à la réémergence d’une culture marxiste, pas plus qu’à une relance de la question théorico-politique située à la hauteur des exigences de l’heure. De fait, le Marx théoricien, dont on concède plus volontiers qu’il fut en son temps bon analyste du capitalisme et de ses crises, continue de se trouver souvent opposé au Marx politique, militant et penseur du communisme, condamné pour ses errances6. Quant au renouveau récent du marxisme théorique, d’une grande vigueur hors de France et se confrontant aux sciences sociales autant qu’à la montée de thématiques neuves ou renouvelées (féministes, queer, postcoloniales et décoloniales, écologistes, etc.), et qui parfois contribuent à sa réactivation politique, il reste encore largement méconnu du lectorat francophone.

Dans ces conditions, proposer à des philosophes marxistes qui furent témoins et acteurs de cette histoire – et dont aucun ne sépare le Marx théoricien du Marx révolutionnaire – de définir la portée politique de leur recherche nous a semblé être le meilleur moyen d’appréhender cette situation en même temps que les tâches qu’elle nous lègue. Le rapport entre théorie et politique, ainsi que leur redéfinition réciproque et permanente, traverse tous les entretiens de ce livre, donnant à voir une diversité et une richesse qui contrastent avec la vie intellectuelle dominante d’aujourd’hui.

Notes

1. ⇧ Expression chère à André Tosel, elle est aussi le titre de la collection « Mille marxismes », fondée en 2005 par Daniel Bensaïd aux éditions Syllepse. André Tosel, Daniel Bensaïd, Georges Labica, trop tôt disparus, sont au nombre des grands absents de ce volume : ils y auraient trouvé toute leur place.

2. ⇧ Au sujet du rapport entre théorie et politique chez Marx et dans le marxisme, voir notamment Jean-Numa Ducange et Isabelle Garo (sous la direction de), Marx politique, La Dispute, Paris, 2015.

3. ⇧ Voir notamment Jean-Numa Ducange et Antony Burlaud (sous la direction de), Marx, une passion française, La Découverte, Paris, 2018.

4. ⇧ Comme l’avait déjà montré une série d’ouvrages publiés à ce sujet dans les années 2000 : Perry Anderson, La Pensée tiède. Un regard critique sur la culture française, Seuil, Paris, 2005 ; Michael Scott Christofferson, Les Intellectuels contre la gauche. L’idéologie antitotalitaire en France (1968-1981), Agone, Marseille, 2009 ; Daniel Lindenberg, Le Rappel à l’ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires, Seuil, Paris, 2002 ; Louis Pinto, Le Café du commerce des penseurs. À propos de la doxa intellectuelle, Le Croquant, Paris, 2009.

5. ⇧ Voir Isabelle Garo, Foucault, Deleuze, Althusser et Marx. La politique dans la philosophie, Démopolis, Paris, 2011, chapitre 1.

6. ⇧ Voir David Harvey, Brève histoire du néolibéralisme, Les Prairies ordinaires, Paris, 2014, et pour la France : François Denord, Le Néolibéralisme à la française. Histoire d’une idéologie politique, Agone, Marseille, 2016.

Isabelle Garo

Isabelle Garo, née en 1963 à Saint-Germain-en-Laye, est une philosophe française, auteure de plusieurs livres et de nombreux articles consacrés à Marx, à l’analyse marxiste du monde contemporain et à des interventions critiques sur le terrain des idées.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Garo

Alexis Cukier

Membre d’Ensemble ! (France) et du réseau ERENSEP (European Research Network on Social and Economic Policies)

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