Édition du 12 novembre 2019

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le mouvement des femmes dans le monde

Effets des changements climatiques sur l’autonomisation des femmes paysannes |4|

tire de : [CADTM-INFO] BULLETIN ÉLECTRONIQUE - Vendredi 3 février 2017

Les Femmes sont les premières à être frappées par la crise climatique provenant des émissions produites principalement par les pays du Nord. Quatre-vingt pour cent du 1,3 milliard de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans le monde sont des femmes.

Dans le pays du Sud, les femmes paysannes produisent 80% de la nourriture. La désertification, la perte de ressources en eau, etc. ont un impact énorme sur leur vie quotidienne. Quand les gens sont obligés de partir parce que l’endroit où ils vivent ne produit plus de nourriture à cause du changement climatique, ce seront les femmes et leurs enfants qui formeront la majorité des personnes déplacées.

Un rapport publié par l’Oxfam en juin 2009 |5|, explique que les femmes sont les premières victimes du changement climatique à cause des rôles multiples qui sont les leurs en tant que paysannes, productrices de nourriture, d’eau et de bois de chauffage, et s’occupant des enfants. Le rapport explique également que celles du Malawi n’ont aucun pouvoir sur la prise des décisions et que le changement climatique accentue les inégalités. Il explique en plus que l’aggravation de la pauvreté augmentera la pression sur elles afin qu’elles se prostituent pour obtenir de la nourriture, ce qui à son tour augmentera le risque de contamination par le virus du SIDA. L’augmentation des infections par le virus, à son tour, affaiblira la capacité des populations de résister au chaos climatique.

Effet sur les populations qui vivent de la terre (paysannes)

L’impact croissant de l’agrobusiness, de la production d’agro-carburant et la vente de terres aux multinationales pour continuer à extraire du pétrole et d’autres richesses, sont à l’origine d’une perte de terre et d’autonomie pour les petits producteurs, dont une majorité sont des femmes, souvent de communautés indigènes. Les pesticides détruisent la production bio des petits producteurs.

Les femmes indigènes et les femmes paysannes sans terre jouent un rôle central dans la défense des écosystèmes forestiers contre les gouvernements qui veulent les vendre aux plus offrants et aux multinationales souhaitant les utiliser pour produire des agro-carburants et pour en extraire d’autres richesses comme l’eau, les bois tropicaux (à croissance très lente) et aussi du pétrole et des minerais divers. Les actions des femmes de La Via Campesina au Brésil, qui ont détruit les plantations d’eucalyptus d’Aracruz Celulosa, sont un exemple victorieux de leur rôle dirigeant dans la défense de la biosphère. Au sein de beaucoup de communautés indigènes elles jouent également un rôle central dans la défense des terres ancestrales.

Quelques alternatives
- Baisse de la consommation d’énergie par l’arrêt des productions qui gaspillent, dont l’industrie de l’armement, l’industrie nucléaire, la publicité, l’expansion du transport aérien ;
- Réduction des gaz à effet de serre par les pays pollueurs ;
- Relocalisation de la production, y compris de l’agriculture ;
- Arrêt de l’utilisation de ressources énergétiques dangereuses et expansion des énergies renouvelables ;
- Transports publics de bonne qualité et gratuits ;
- Reboisement, que chacune de nous se donne le devoir de planter les arbres ;
- Un bon système de gestion et de traitement des déchets de cuisine en séparant les déchets périssables de déchets non périssables qui doivent être reconditionnés ;
- Développer des projets de stockage du CO2 ;
- Payement de taxes sur le climat par les pays pollueurs ;
- Payement de taxe carbone par les pays pollueurs ;
- Utilisation de l’énergie solaire ;
- Payement des frais Climat aux pays qui jouent un rôle important dans la régulation du climat, aux pays comme la RDC, notre pays, disposant de forêts qui capturent une quantité importante de gaz carbonique ou CO2.

Unissons-nous autour de la femme rurale en éveillant sa conscience, en la sensibilisant sur les fangeux qui la guettent en rapport avec les changements climatiques.

Développons à notre manière le reboisement en plantant les arbres, gérer les déchets en plastique, les sachets. Obligeons nos États à fermer des entreprises de production des sachets où à créer les mécanismes de gestions des sachets et plastiques pour arrêter de détruire notre terre et réglementer notre climat.

Exigeons la justice climatique.

Ensemble et unis nous pouvons

Omar Aziki

Militant CADTM

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