Tiré de l’Infolettre de l’R des femmes : Le Nouvel R 26 janvier 2026
Introduction
Ce projet a pour objectif de s’attaquer aux causes structurelles de l’âgisme et
de l’isolement des femmes de 65 ans et plus, exacerbées par la pandémie de
COVID-19, tout en révélant leurs vécus et expériences dans la région. Les résultats
de cette enquête permettront ensuite de faire ressortir des actions structurelles
concrètes à mettre en œuvre dans la région et, à partir des besoins et obstacles
révélés par les actrices elles-mêmes, de déployer sur le terrain des actions pour
contrer les effets de l’âgisme et favoriser la sécurité et l’inclusion des femmes de
65 ans et plus.
En effet, les femmes de 65 ans et plus se trouvent à l’intersection d’au moins deux
systèmes de domination : le sexisme et l’âgisme. Les stéréotypes de genre qui
découlent du sexisme « sont des idées préconçues qui assignent arbitrairement
aux femmes et aux hommes des rôles déterminés et bornés par leur sexe »
(Conseil de l’Europe, n.d.), tandis que « [l]’âgisme est le fait d’avoir des préjugés
ou un comportement discriminatoire envers des personnes ou des groupes en
raison de leur âge […] [ll] peut prendre de nombreuses formes, notamment des
comportements fondés sur des préjugés, des pratiques discriminatoires ou des
politiques et pratiques institutionnelles tendant à perpétuer les croyances de ce
type » (Ligue de l’enseignement et de l’éducation permanente, 2019). L’âgisme et
le sexisme recouvrent donc une dimension structurale, mais aussi une expérience
quotidienne, et leurs effets peuvent se trouver soutenus selon que les femmes de
65 ans et plus soient aussi immigrantes, en situation de handicap, etc.
L’âgisme et le sexisme – avec les autres systèmes de domination – poussent aux
marges de notre société les femmes de 65 ans et plus tout en les empêchant
de participer pleinement à la vie sociale, politique et économique de notre
communauté. Explorer la participation sociale des femmes de 65 ans et plus
apparaît donc un bon baromètre pour comprendre les manifestations et obstacles
générés par l’âgisme dans leur vie quotidienne, et cela particulièrement depuis la
pandémie de COVID-19. La pandémie a, en effet, mis de l’avant l’âgisme qui existe
dans notre société, mais a aussi et surtout renforcé l’isolement, la marginalisation
sociale, la précarité des populations vulnérables dont font partie les femmes de
65 ans et plus.
Cette recherche se propose donc d’illustrer les modalités de la participation sociale
des femmes de 65 ans et plus dans la région de la Chaudière-Appalaches, afin
d’identifier les enjeux que les femmes rencontrent dans leur participation sociale
et les multiples formes que peut prendre cette participation. Il s’agit également
de mettre en exergue les différentes manifestations de l’âgisme dans leur vie
quotidienne, qu’elles découlent de logiques structurales, tels le gouvernement et les
médias, ou plus directement de leur entourage.
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