Édition du 22 novembre 2022

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le mouvement des femmes dans le monde

Journée mondiale pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et la pédocriminalité

A l’occasion de la Journée mondiale pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et la pédocriminalité, nous revendiquons plus de moyens et des mesures concrètes pour lutter contre la pédocriminalité, y compris en ligne.

Tiré de Entre les lignes et les mots

Photo
Des élèves de dix ans, Hannah Lele, à gauche, et Pamela Pesto, à droite, posent pour une photo dans une salle de classe près de Juba, au Soudan du Sud.
PHOTO :© UNICEF/UN0534349/Bullen Chol

Les enfants sont les principales victimes des violences sexuelles. En France, 81% des victimes de violences sexuelles déclarent avoir subi les premières violences avant l’âge de 18 ans, et plus de la moitié de ces victimes – soit 51% – avant l’âge de 11 ans. Selon une étude IPSOS de 2019, ces violences sexuelles sont incestueuses dans 44% des cas.

Pour combattre la culture du viol et les violences sexistes et sexuelles il est donc impératif de lutter prioritairement contre la pédocriminalité, en commençant par neutraliser l’arme de guerre à son service : l’industrie pornographique.

Cette industrie criminelle érotise et perpétue les violences pédocriminelles et incestueuses : en 2021, 85 millions de contenus pédocriminels ont été détectés sur le net, un chiffre qui double en moyenne tous les ans ! L’omniprésence de vidéos sur les « écolières », les ados (« teen »), le « fantasme familial » sur les sites pornographiques incite à la pédocriminalité et à l’inceste, en les érotisant et en les normalisant.

C’est pour cela, que nous appelons au soutien et à l’adoption d’un projet de règlement européen qui propose de rendre obligatoire la détection, le signalement et le retrait par les fournisseurs internet de ces contenus pédocriminels. Le projet propose aussi la création d’un centre européen dont le rôle serait d’apporter un soutien aux victimes. Il propose aussi de réaliser des recherches et de s’assurer de la mise en œuvre de ce futur règlement dans le respect des droits fondamentaux et des valeurs portées par l’Union Européenne.

Osez le féminisme

Nous sommes universalistes, laïques, abolitionnistes, progressistes, a-partisanes, anti-racistes et anti-LGBTphobies.

Progressistes. Nos analyses féministes nous mènent à penser, construire, interroger non pas seulement les droits des femmes mais l’ensemble de la société. L’égalité femmes-hommes est un objectif politique : il s’intéresse à l’ensemble des règles qui fonde le vivre-ensemble dans une société. Nous voulons changer les règles, matérialisées tant par des lois que par des normes, qui sont en vigueur dans notre société et qui freinent l’accès à une égalité véritable dans tous les domaines.

Universalistes. Nous affirmons que les valeurs portées par le féminisme sont des valeurs universelles. L’égalité des droits, la liberté de disposer de son corps, le droit de choisir sa sexualité sans être victime de discriminations, l’accès à l’éducation, au travail, à un salaire et à une retraite égaux, à des services publics de qualité sont des droits universels qui ne peuvent être remis en cause pour des raisons religieuses ou soi-disant culturelles.

A-partisanes. Nous sommes indépendantes politiquement. Nous ne soutenons aucun parti politique, ni le projet d’aucun parti. Notre seule ligne politique est l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous voulons peser sur les partis, leurs programmes, les politiques publiques qu’ils mettent en place.

Laïques. Nous pensons la séparation entre le pouvoir politique et religieux comme une condition indispensable pour l’émancipation des femmes. À chaque fois que le pouvoir politique est influencé ou se confond avec le pouvoir religieux, il en résulte des reculs pour les droits des femmes et le maintien des femmes dans une position inférieure à celle des hommes.

Abolitionnistes. Nous avons pris position pour l’abolition du système prostitueur. La prostitution est une violence faite aux femmes. Elle est contraire à la dignité humaine et au droit à disposer de son corps. Nous nous opposons à la marchandisation du corps, dictée par la précarité et la nécessité économique. Nous militons pour la liberté sexuelle de chacune et chacun, élément indispensable de l’émancipation individuelle.

Nous voulons prendre en compte toutes les formes d’oppression, de discrimination et de domination dans le combat féministe. En particulier :

Nous sommes contre les LGBT‐phobies.

Nous sommes antiracistes.

http://osezlefeminisme.fr/

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