La Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) du Canada avait reconnu qu’il avait déjà été arrêté et torturé à de nombreuses reprises en tant que membre d’un parti politique qui s’opposait à l’arbitraire du gouvernement, mais elle avait refusé sa demande parce que son ancien avocat n’avait pas remis suffisamment de preuves attestant des risques encourus sous le gouvernement actuel.
"Je suis contre toutes les formes d’injustice. C’est pourquoi j’ai subi la répression sous le gouvernement de Macky Sall en tant que membre d’un parti d’opposition. Maintenant, le Canada me renvoie vers le Sénégal où je subirai la répression du gouvernement de Bassirou Diomaye Faye. Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, nous avons vu les arrestations arbitraires et des actes de brutalité policière se multiplier, jusque dans mon village où des députés ont été arrêtés. Je me suis montré très critique envers le nouveau gouvernement, qui a trahi ses promesses de justice sociale et d’équité politique, et j’ai reçu des menaces en conséquence. Le Sénégal n’est pas sûr pour moi," a déclaré Amadou.
Activistes, représentant-e-s d’organisations et des communautés, proches et personnes soucieuses de montrer leur solidarité se sont rassemblés samedi dernier pour demander à la Ministre Diab d’accorder un permis de séjour temporaire et au Ministre Anandasangaree d’accorder un sursi de déportation, en souligné le fait que la Cour Fédérale n’a pas encore se prononcer sur son appel qui est toujours en cours.
"Tout le monde mérite d’être traité avec humanité et dignité. Défendre la vie et les droits des personnes vulnérables est un devoir moral," a dit Tania Luzolo de Solidarité sans frontières.
"ICE reçoit beaucoup d’attention mais ici-même au Canada, nous voyons se mettre en place une machine de déportations en masse," a souligné Aboubacar Kane, porte-parole de Solidarité sans frontières, dénonçant l’accélération du rythme des expulsions au Canada qui avait atteint en 2025 une moyenne de 400 déportations par semaine.
"Les déportations sont une forme de racisme systémique. Elles déchirent des familles et des communautés, conduisant les gens à des situations de grande précarité où ils peuvent ne plus subvenir aux besoins de leurs familles ni être en sécurité," a rappelé Samira Jasmin de Solidarité sans Frontières.
Source :
Solidarité sans frontières (SSF)
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