Nos fondements
Nous sommes un lieu de rassemblement et de réflexion pour celles et ceux qui se sentent déçus des orientations moins assurées de Québec solidaire depuis les dernières années. Un virage pragmatique imposé, un recentrage de nos valeurs et une démocratie interne plus éteinte ont contribué à une démobilisation et à des résultats décevants. Nous voulons voir ce parti redevenir un fier représentant de la gauche et maintenir vivantes les valeurs qui nous définissent et nous distinguent des autres partis.
Nous sommes l’aile la plus à gauche de Québec solidaire et nous aspirons à redonner la motivation et l’espoir nécessaire pour continuer à faire avancer et rayonner les valeurs et les idées progressistes que nous défendons. Pour arriver à une nécessaire transformation sociale, nous devons unir les forces progressistes et créer des ponts entre le politique et la société. QS étant la voie politique pour instaurer ce changement, il est impensable qu’il puisse opérer en silo. Le véhicule politique de gauche a besoin des mouvements sociaux, syndicaux et communautaires pour se faire porter, autant que la société civile a besoin de cette voix qui portera le message à l’Assemblée nationale.
Nous sommes le pont entre la gauche politique et la gauche sociale, le lien entre Québec solidaire et le Québec solidaire de ses valeurs de gauche, le souffle entre le discours et l’action.
Nous sommes de celles et ceux qui œuvrent à mettre sur pied un front uni de la gauche pour faire face à la droite conservatrices et néofasciste et préparer une offensive commune efficace et coordonnée. Nous travaillons à réunir les forces progressistes, les luttes anticapitalistes et les mouvements de gauche pour mettre en commun nos réseaux et nos forces et organiser la résistance.
Nos orientations
Le capitalisme ne sera jamais vert, inclusif, postcolonial ou équitable. Ce système est indissociable de l’exploitation outrancière des ressources naturelles et humaines, de l’oppression et du pillage. Pour pouvoir agir concrètement sur les crises économiques, sociales, écologiques et les différentes formes d’oppression patriarcale ou raciste, il faut en finir avec le système capitaliste et instaurer une société écosocialiste et écoféministe. Pour y arriver il faut avancer des perspectives concrètes qui permettent de présenter des pistes de solution, comme le proposent les revendications suivantes :
- La remise en question de l’exploitation de nos ressources naturelles et de notre énergie par des multinationales étrangères, la socialisation de ces ressources et l’instauration de leur contrôle démocratique.
- Se donner les moyens de financer la transition écologique, une décroissance dans l’utilisation des énergies et des ressources et une production centrée sur les besoins et le bien-vivre.
- L’élection d’une constituante visant l’établissement d’une république sociale et indépendante, ce qui demande, en pratique, la remise en question de l’État colonial et capitaliste canadien, en solidarité avec les peuples autochtones et les forces progressistes du reste du Canada.
- La lutte pour une société écoféministe.
- Le développement de nos services publics contrôlés par les usagers et les usagères et les personnes qui y travaillent.
- La liberté de circulation et d’installation de toutes les personnes migrantes et l’éradication du racisme systémique qui touche tant les peuples autochtones que les autres secteurs racisés de la population.
- La construction d’un réseau de solidarité altermondialiste visant l’émancipation des peuples.
Notre stratégie
Une telle transformation sociale ne peut pas se réaliser par la simple formation d’un gouvernement, aussi bien intentionné soit-il. Face à l’ampleur de la crise capitaliste et ses conséquences, la stratégie que nous défendons ne peut se réduire à une stratégie électoraliste alternative pour la construction d’un parti de gouvernement. Nous défendons une stratégie visant à construire le pouvoir dans la société par le renforcement de l’expression démocratique, de la combativité et de l’unité des différents mouvements sociaux. En plus de gagner les élections, pour réaliser notre projet de société, il va falloir trouver le chemin vers une économie autogérée, démocratique, décentralisée, mise au service des humains et respectueuse des limites écologiques. C’est par l’entremise des mouvements sociaux que nous allons construire ce chemin. La rupture avec le capitalisme ne pourra pas être le résultat seul de politiques gouvernementales, fussent-elles celles d’un parti de gauche.
De plus, la formation d’un gouvernement solidaire n’est concevable que sur la base de mobilisations sans précédent de l’ensemble des mouvements sociaux, en conjonction avec la croissance du parti. Avant de « prendre le pouvoir », il faut commencer à construire la volonté et la capacité politique de changer la société. Le Parti de la rue doit être le fondement pour que Québec solidaire ait un enracinement solide pour opérer ces changements et rendre possible le succès du parti des urnes.
Nos objectifs
Afin de rendre concrètes ces perspectives, Le Parti de la rue s’articulera autour d’actions concrètes et se déploiera de différentes manières pour agir sur les transformations de société qui doivent être faites.
Pour y parvenir, nous allons :
- Donner la priorité à l’intervention dans les mouvements sociaux comme forces essentielles de transformation sociale et d’émancipation. Construire une gauche écosocialiste dans les mouvements sociaux, mouvement syndical, mouvement écologiste, mouvement féministe et mouvement des jeunes ;
- Proposer des orientations précises dans les débats au sein de Québec solidaire, ce qui implique l’élaboration de tout un éventail de propositions : au niveau du programme, de la plate-forme, de campagnes et d’initiatives militantes, ainsi que l’amélioration de la démocratie interne. Nous veillerons à ce que Québec solidaire s’enracine dans les mouvements sociaux et participe activement aux luttes sociales ;
- Appuyer résolument les mobilisations sociales en cours et favoriser leur convergence dans un front uni des luttes contre l’antisyndicalisme du patronat et des gouvernements, l’austérité et la montée de l’extrême droite ;
- Faire connaître publiquement les débats qui traversent la gauche politique en tenant des assemblées publiques tenues sur une base régulière en collaboration avec des militant-es, des organismes et des regroupements de la gauche sociale ;
- Regrouper la gauche radicale des mouvements sociaux et de Québec solidaire autour de notre orientation politique et stratégique.
***
Le Parti de la rue, par sa capacité à rassembler les militant.e.s les plus à gauche de Québec solidaire et des différentes sphères de la société, construit les ponts nécessaires entre la gauche politique et de la gauche sociale. Nous aspirons à permettre des espaces de réflexions sains et constructifs, alimentés par les différents mouvements sociaux et notre désir de voir notre seul véhicule politique progressiste se déployer et prendre la place qui lui revient.
Les prochaines élections de 2026 ne seront pas faciles pour la gauche. Si Québec solidaire souhaite devenir le parti des urnes, il doit avant tout être celui de la rue. La conjoncture actuelle nous offre une brèche : avec la montée de la droite conservatrice, elle nous place dans un moment de crise propice pour que la gauche réagisse, s’organise et prenne sa place. Le Parti de la rue peut devenir un acteur important du débat démocratique, pour se reconstruire, se relever et rester mobilisé. À nous d’agir.
Le Parti de la rue
3 juin 2025
Abonnez-vous à notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d’avoir accès aux articles publiés chaque semaine.
Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses différentes rubriques (économie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualités internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d’avoir accès à ces articles.
Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner à la lettre de PTAG :
Abonnez-vous à la lettre










Un message, un commentaire ?