Édition du 7 avril 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le mouvement des femmes dans le monde

Le féminisme ne peut pas se permettre de se taire

Pour la Journée internationale des droits des femmes, nous soulignons la force, la créativité et la détermination de toutes celles qui, depuis des générations, se lèvent pour transformer notre société.

Le slogan « Générations deboutte ! », adopté par le Collectif 8 mars pour cette année, résonne profondément avec notre histoire collective : celle de femmes qui refusent de se taire, qui s’organisent, qui bâtissent et qui ouvrent la voie aux suivantes.

Malheureusement, nous aurions aimé célébrer plutôt que de devoir dénoncer la montée du masculinisme, le perpétuement des violences faites aux femmes et les ambitions guerrières de certains dirigeants de ce monde. Le Québec n’échappe pas à cette ambiance. Ce Québec de moins en moins inclusif et accueillant alors qu’il est censé être une terre où toutes et tous peuvent prospérer dans l’égalité.

Il y a aussi la loi 94 en raison de laquelle des femmes perdent leur emploi au moment où vous lisez ces lignes. Sachant que cette loi discriminatoire, voire violente, qui élargit l’interdiction du port de signes religieux introduite par la loi 21 à tout le personnel scolaire, a un effet disproportionné sur les femmes portant le voile, nous ne pouvons passer sous silence cette plus récente atteinte à leurs droits à l’égalité, à l’autonomie et au travail. Nous sommes solidaires avec ces femmes qui ont le droit d’exister, de travailler et de s’épanouir.

Être « deboutte », c’est refuser la résignation.

C’est porter haut toutes les luttes féministes, qu’elles soient menées dans la rue, dans nos milieux de travail, dans nos familles ou au sein de nos mouvements politiques, qu’elles nous concernent directement ou non. C’est reconnaître que les droits aujourd’hui acquis ne sont jamais définitivement gagnés et que les inégalités persistent — dans les salaires, dans la charge mentale, dans l’accès au logement, dans la sécurité, dans la représentation politique.

Être « deboutte », c’est aussi se tenir ensemble.

C’est tisser des solidarités entre générations, entre femmes avec des identités diverses, entre celles qui ont ouvert la voie et celles qui prennent aujourd’hui le relais. C’est reconnaître la contribution essentielle des femmes autochtones, des femmes racisées, des femmes en situation de handicap, des femmes de la communauté 2SLGBTQIA+, des femmes immigrantes — toutes celles dont les voix doivent être entendues et amplifiées.

À Québec solidaire, nous savons que le féminisme n’est pas un slogan : c’est un projet politique.

C’est l’engagement à transformer les structures qui perpétuent les injustices comme la loi 94 ou la loi 21. C’est défendre des politiques ambitieuses pour lutter contre la pauvreté, assurer des services publics de qualité, atteindre une réelle égalité des genres, garantir des milieux de travail sécuritaires et reconnaître pleinement l’apport des femmes dans toutes les sphères de notre société.

 Commission nationale des femmes de Québec solidaire

Cette semaine Ruba Ghazal a annoncé qu’un gouvernement solidaire mettrait en place un service de première ligne pour freiner la cyberviolence et soutenir les victimes. Soutenez-nous pour faire taire la violence en ligne en signant notre prétition.

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