Édition du 4 octobre 2022

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Garderies

Négociations dans les services de garde en milieu familial - Le ministère de la Famille forcé de se présenter à une médiation au ministère du Travail à la suite d'une demande de la CSN

MONTRÉAL, 16 déc. 2014 - Dans le but de relancer les négociations interrompues depuis le 19 novembre dernier, les représentantes de plus de 2000 responsables en service de garde (RSG) en milieu familial, membres de la CSN, entament aujourd’hui une série de rencontres de médiation au ministère du Travail. Les RSG souhaitent ainsi que cette démarche, sans précédent, puisse mettre fin à l’impasse avec le ministère de la Famille relativement à leurs demandes d’ordre monétaire.

Cette demande de médiation a été faite par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) début décembre. Prévue à la loi sur la reconnaissance des RSG et le régime de négociation, elle a été formulée après que les membres du comité de négociation des RSG eurent constaté que le ministère faisait la sourde oreille à leurs demandes de nature financière, déposées le 13 juin dernier. Le comité de négociation avait alors quitté la table des pourparlers, le 19 novembre. Rappelons que les RSG sont en négociation pour le renouvellement de leur entente collective, laquelle est échue depuis le 30 novembre 2013.

« Ce qu’on souhaite avec cette nouvelle démarche, c’est que le ministère prenne enfin en considération nos demandes qui sont légitimes, lance Lucie Longchamps, membre du comité de négociation des RSG à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Nous demandons simplement d’être traitées équitablement avec nos consœurs des centres de la petite enfance, alors que nous vivons une injustice depuis plusieurs années sur le plan de la rémunération globale. Or, jusqu’ici, on s’est butées à un véritable mur d’incompréhension de la part de nos vis-à-vis. Le ministère doit maintenant négocier de bonne foi. »

Les RSG réclament notamment la parité avec le titre d’emploi comparateur prévu à la loi, soit celui d’une éducatrice œuvrant en centre de la petite enfance, échelon 1. Celle-ci a en effet droit à 38 jours de congés payés par année, incluant les vacances et les jours fériés, comparativement à 25 jours pour la responsable en service de garde. Les RSG demandent donc un rattrapage de 5 % pour atteindre la parité avec leurs consœurs des CPE.

Les RSG demandent aussi le versement des mêmes pourcentages octroyés aux employé-es des secteurs public et parapublic, notamment 2 % déjà versés au 1er avril 2014 de même que 1 % à être versé le 31 mars 2015. Les RSG jugent qu’elles n’ont pas à être traitées différemment de l’ensemble du personnel des secteurs public et parapublic et de leurs consœurs des CPE qui ont tous eu droit à tous ces rajustements.

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