Édition du 4 octobre 2022

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Asie/Proche-Orient

Nouveau coup de force israélien d’une extrême gravité contre les ONG palestiniennes

Ce matin du jeudi 18 août, les forces d’occupation israéliennes ont mené une descente militaire dans le bureau d’ Al-Haq à Ramallah, ont confisqué des objets et ont fermé l’entrée principale avec une plaque de fer, laissant derrière eux un ordre militaire de fermer Al-Haq, déclarant l’organisation illégale.

Tiré de France Palestine Solidarité.

En outre, les bureaux d’Addameer, du DCIP, du centre Bisan, de l’Union des comités de travail agricole et de l’Union des comités de femmes palestiniennes ont été perquisitionnés.





D’après un article du Haaretz, Michael Sfard, l’avocat qui représente Al-Haq, a dénoncé le raid comme un "acte méprisable du ministre de la Défense destiné à faire échouer l’enquête de La Haye (dans laquelle [Gantz] pourrait être lui-même suspect) tout en se comportant comme le dernier des dictateurs agissant contre d’éminents défenseurs des droits de l’homme avec la puissance du fusil".

"Rappelons que tout cela se produit après que le gouvernement n’a pas réussi à convaincre les pays européens qui, un par un, ont déterminé que les accusations portées contre les organisations n’étaient pas fondées. Une intervention internationale urgente est nécessaire pour protéger les défenseurs palestiniens des droits humains de la dictature israélienne."

Contexte

En octobre 2021, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz avait désigné ces six organisations palestiniennes, que sont Al-Haq, une organisation de défense des droits humains qui travaille avec les Nations Unies, Addameer, qui soutient les prisonniers politiques palestiniens, le Centre Bisan pour la recherche et le développement, « Défense des Enfants International-Palestine », l’Union des comités de travail agricole et l’Union des comités de femmes palestiniennes – comme organisations terroristes.

Dans une déclaration, le bureau de M. Gantz avait indiqué que ces groupes faisaient "partie d’un réseau d’organisations opérant sous couverture sur la scène internationale" au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un groupe de résistance marxiste-léniniste. Cette désignation, critiquée par les Nations Unies et diverses organisations des droits humains, avait permis à Israël de fermer les organisations en question, de saisir leurs avoirs, de mettre fin à leur travail et d’accuser leurs dirigeants et leur personnel d’infractions terroristes.

En avril 2022, les experts des droits humains des Nations unies avaient exhorté la communauté internationale à reprendre le financement de ces six ONG.

Face aux mesures israéliennes visant à fermer les organisations, neuf États européens ont publié le 12 juillet dernier une déclaration commune indiquant qu’ils continueraient à travailler avec elles parce qu’Israël n’avait pas réussi à prouver qu’elles devaient être considérées comme des organisations terroristes.

Rédaction et mise en page : AFPS / DD

Sources : Quds News Network, Haaretz et sources locales

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