Édition du 12 octobre 2021

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Syndicalisme

Déclaration du 1er mai

Pour un front commun de la base et une grève générale et sociale

Le 1er mai est une occasion de rassembler les travailleuses et les travailleurs syndiqué.e.s ou non, indépendamment des affiliations syndicales ou politiques. Cette année, diverses organisations, incluant les grandes centrales syndicales, organisent des mobilisations un peu partout au Québec. Les thématiques de la santé et de la sécurité sont bien entendu mises de l’avant dans le contexte de la pandémie ainsi que d’autres enjeux récurrents touchant aux droits des travailleuses et des travailleurs.

Mais ce 1er mai 2021 ne se déroule pas seulement dans le contexte de la pandémie, avec tout ce qu’elle a révélé d’inacceptable dans les conditions de travail des gens qui maintiennent l’ensemble des activités dites essentielles. Il arrive aussi à un moment crucial dans la présente ronde de négociations du secteur public. Celles-ci sont dans une impasse face à un gouvernement qui cherche à utiliser la crise sanitaire comme un écran de fumée pour cacher son ambition d’imposer des reculs majeurs au demi-million de personnes (en majorité des femmes) qui tiennent nos services publics à bout de bras, même en temps “normal”.

Cette offensive menace non seulement les conditions de vie et de travail de centaines de milliers de personnes et de leurs familles, elle remet en question, plus que jamais, la qualité et la viabilité de notre système public d’éducation, de nos soins de santé et de nos services sociaux. Aussi, l’imposition de reculs à cette section du mouvement préparerait le terrain pour d’autres attaques - contre la fonction publique fédérale ou municipale, dans le secteur privé, etc. Bref, c’est la grande majorité de la population du Québec qui a intérêt à se mobiliser maintenant pour stopper l’offensive du gouvernement Legault.

Face à cette situation critique, les organisations syndicales continuent à avancer en ordre dispersé. Les actions et moyens de pression de toutes sortes s’intensifient, mais tout indique que seule la grève pourra ébranler la volonté du gouvernement. Les mandats de grève se multiplient, mais il n’y a pas de plan pour synchroniser leur mise en application. Chaque centrale se prépare à négocier une paix séparée tout en posant des gestes symboliques de solidarité.

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un double appel. D’abord, au rassemblement des militantes et militants en vue d’organiser un front commun de la base. Sans cette unité intersyndicale dans l’action, aucune victoire n’est envisageable. Ensuite, nous lançons l’idée que la grève, on la fait ensemble. Ce dont nous avons besoin n’est pas d’une série de confrontations isolées les unes des autres, permettant au gouvernement de jouer sur la division et sur l’usure pour briser le mouvement. Il nous faut une grève générale de tout le secteur public, ce qui permettrait à celles et ceux qui disposent véritablement du droit de grève d’aller au front tout en comptant sur la solidarité des autres. À cette grève devrait se greffer la mobilisation des mouvements sociaux dans une grève sociale, incluant une grève des femmes face à ce gouvernement qui méprise leur travail et ignore leurs revendications.

Pour nos services publics
Pour les droits des travailleuses et des travailleurs
Construisons un front commun de la base
Faisons la grève ensemble !

Signataires

Alec Elliott, FIIQ
Alexandra Pepin, FIIQ
Alexandra Roy-Pineau, Centre de santé Tulattavik de l’Ungava
Alfiia Kostikina, FIIQ
Ana Alva, SIPEM
Benoit Renaud, FPPE - CSQ
Carolane Larocque, APTS
Caroline Cloutier, FIIQ
Caroline Roy, FIIQ
Cheng Sy, FIIQ
Danahée Jean-Louis
Daryl Hubert, FNEEQ - CSN
David Allard, CHU de Québec
Denis Caron, FIIQ
Diane Brown, CSN
Emma Delorme
Erika Diez
Eve-Lyne Clusiault, Association Québécoise des Infirmiers et Infirmières
Fëa-Line Chicoine, IWW
Frédérique Godefroid, Syndicat des enseignantes et des enseignants du cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Gustavo Monteiro, STTCIUSSSNIM-CSN
Guylaine Sénéchal, FIIQ
Janelle LeBlanc
Jenny Cartwright
Josée Ducharme, FIIQ
Josée-Anne Kozel, Dans la rue
Julie Dufresne , FIIQ
Julie Robert, TTPE /PEW
Liberina Di Seic, CSN
Line Brouillette, CSN
Louise Deroy, FSSS - CSN
Marc Sarazin, Québec solidaire
Maria Inès Olavarria Perez
Mariane Arpin, FSSS, CSN
Marianne Bouchard
Marie-Claude Collin, SIPEM
Marie-Claude Latourelle, FPPE-CSQ
Mariepier Archambault, FIIQ
Marion Miller, TTPE/ PEW
Marjolaine Goudreau, RÉCIFS
Marjorie Tremblay
Martin Campeau, SCFP (section 3247)
Martine Racicot
Michèle Hehn, FAE
Michelle Gaboury, SCFP
MJ Audet, FIIQ
Monique St-Georges, SCFP
Mylène Perreault, FIPEQ, CSQ
Nacéra Dari, CSQ
Nadia Kimba Dodo, CSN
Nathalie Grégoire, APTS
Sasha Dyck, FIIQ
Sébastien Roy, FIIQ
Shannon Ikebe, FNEEQ- CSN
Stéphanie Baby, FSSS-CSN
Stéphanie Finjean, FIIQ
Sylvie Barrette
Tiago Muzzi
Valerie Leblanc, SCFP
Véronique Séguin, FIIQ et AQII

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