Édition du 22 novembre 2022

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Environnement

Projet de gravière sur l'esker de Val-d'Or | La mobilisation citoyenne porte fruit !

La mairesse de la ville a reconnu hier l’absence d’acceptabilité sociale du projet. Une résolution concernant la position de la municipalité sera présentée lors de la prochaine séance du conseil municipal le 17 octobre. Ne prenons rien pour acquis, mais ça regarde bien !

Le projet, d’une durée de 25 ans pour une superficie de 91 terrains de football (64 hectares), soulève de sérieuses préoccupations. La fosse se trouve directement sur l’esker approvisionnant la Ville en eau potable et est située au cœur de la forêt récréative, mais surtout à moins d’un kilomètre du centre culturel Kinawit du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or / Val-d’Or Native Friendship Centre.

La population a jusqu’au 21 octobre pour soumettre un mémoire sur le projet.

Projet préoccupant d’une gravière sur l’esker de Val-d’Or près de Kinawit et dans la forêt récréative : une coalition d’organismes appelle la population à se mobiliser en vue d’une séance d’information ce mercredi 21 septembre au Forestel

Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, Mères au Front – Val-d’Or, le Club cycliste Accro-Vélo de Val-d’Or, le Regroupement Vigilance Mines de l’Abitibi et du Témiscamingue et l’Action boréale lancent d’une même voix un appel à la population de Val-d’Or et des environs pour assister en grand nombre à la consultation publique organisée par le promoteur Construction Norascon Inc. qui projette d’exploiter une gravière sur un esker dans un milieu particulièrement sensible. La consultation se tiendra ce mercredi 21 septembre à compter de 18h à l’hôtel Forestel de Val-d’Or (lien événement Facebook de Mères au Front - Val-d’Or).

Le projet, d’une durée de 25 ans pour une superficie de 91 terrains de football (64 hectares), soulève de sérieuses préoccupations et peu d’informations ont été rendues publiques à son sujet. Situé carrément sur la moraine d’Harricana (l’esker de la Ville de Val-d’Or) au croisement du chemin de la Baie-Carrière et du Chemin des Scouts, la fosse se trouve également au cœur de la forêt récréative, mais surtout à moins d’un kilomètre du centre culturel Kinawit du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or (voir carte en annexe).

Les organismes invitent donc les gens à se présenter en grand nombre à la séance de consultation et à faire part de leurs préoccupations au promoteur de même qu’aux élus qui seront présents.

Oscar Kistabish, président du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or : « Depuis 2012, le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or investit temps, savoirs et fonds publics pour concrétiser un rêve exprimé par la communauté autochtone urbaine, celui d’un site en nature dédié au ressourcement et à la guérison pour les Autochtones en ville, à la réconciliation entre les peuples, ainsi qu’un lieu d’ancrage et de diffusion pour une culture millénaire liée au territoire Anicinabe. Le projet de gravière de Norascon sur l’esker constitue une nuisance certaine en termes de bruit et de destruction de la Mère-Terre. Ce projet menace la vocation même du site Kinawit ainsi que l’héritage que nous voulons transmettre aux générations à venir. »

Frédérique Cornellier, Mères au Front – Val-d’Or : « Nous croyons que chacune des décisions d’aujourd’hui doit passer par le crible de l’équité intergénérationnelle. Nous parlons ici de 25 ans d’asphalte contre 1000 ans de ressource en eau potable pour les générations futures. »

Hendrix Mcfadden-Gingras, Club cycliste Accro-Vélo de Val-d’Or : « Remplacer les sentiers existants ne réglera pas le fond du problème : la forêt récréative est continuellement grugée, et les espaces de nature ne cessent d’être réduits. Il est temps de prioriser la protection de notre forêt collective. »

Henri Jacob, président de l’Action boréale : « Rien de nouveau à Val-d’Or : est-on prêt à mettre en danger l’avenir de la source d’eau potable de la ville en échange d’une maigre entrée de taxes, sans consultation préalable de la population ? »

Marc Nantel, porte-parole du Regroupement Mines Abitibi-Témiscamingue : « Nous considérons que le projet Norascon a le potentiel de causer un impact négatif sur l’eau de la région et il aura un impact environnemental majeur dans la zone ciblée. Un recul est important pour saisir tous les enjeux. »

Consulter le document public.

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