Édition du 8 octobre 2019

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Luttes étudiantes

Rémunération des stages Les étudiant·es en sciences humaines de l'UQAM adoptent un mandat de grève générale illimitée

TIOHTIÀ:KE (MONTRÉAL, TERRITOIRE MOHAWK NON CÉDÉ), 11 février 2019 – Réuni.es ce soir en assemblée générale, les membres de l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM) ont adopté un mandat de grève générale illimitée (GGI) qui sera déclenchée le 18 mars prochain suivant l’adoption d’un mandat de grève d’au moins une semaine touchant 20 000 étudiant.es dans trois régions administratives. Elle a également adopté 5 journées de grève ponctuelle en février et mars. L’association compte notamment des membres en travail social, en psychologie et en sexologie qui doivent compléter de nombreuses heures de stages obligatoires sans recevoir le moindre sou.

« Nous sommes la deuxième association à opter pour la GGI, après l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec à l’UQTR. On compte mettre de la pression sur le gouvernement pour qu’il réponde rapidement à nos demandes : un salaire pour tous les stages et l’application des normes du travail pour les stagiaires, » indique Marie-Claire Lussier-Fournier, étudiante en psychologie et secrétaire à la mobilisation de l’AFESH-UQAM. 

En réponse à quelques journées de grève l’an dernier, le gouvernement précédent avait concédé la compensation du stage final en enseignement par le biais d’une bourse imposable. « C’est un salaire pour chacune des heures de stage dans tous les domaines et à tous les niveaux que l’on demande et non une bourse pour des stages en particulier, ajoute Lou Tajeddine, stagiaire en travail social et membre du Comité de stagiaires de l’UQAM. Et nous sommes prêts et prêtes à faire la grève de nos cours et de nos stages pour ne laisser personne derrière ! »

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, déclarait la semaine dernière au Chambly matin que "si des étudiants se mobilisent, ça n’aura aucun impact". « Le ministre craint la grève des stages mais elle aura bel et bien lieu », avance Isabelle Cheng, étudiante en psychologie et militante du Comité unitaire sur le travail étudiant de l’UQAM (CUTE UQAM). Le ministre s’est engagé à travailler à la mise en place d’une compensation financière en réponse à la semaine de grève de novembre. Il n’y a pas de doute que la relance du mouvement cet hiver influencera fortement la décision finale », ajoute-t-elle. Elle rappelle d’ailleurs que le surplus de 4,3 milliards de dollars qui se trouve dans les coffres de l’État pour l’année 2017-2018 peut entre autres servir à payer les stagiaires.

L’automne dernier, une vingtaine d’associations étudiantes de Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières, Montréal et Québec avaient adopté un plan d’action aboutissant à la grève générale pour l’hiver 2019. Près de 60 000 étudiant.es avaient alors débrayé durant la semaine du 19 novembre pour réclamer la rémunération de tous les stages. Pour la suite, d’autres votes de grève se tiendront dans plusieurs cégeps et universités très prochainement.

Comité des stagiaires de l’UQAM,

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