Édition du 1er décembre 2020

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Environnement

LA TABLE CITOYENNE DU LITTORAL EST

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Québec, le 20 novembre 2020 - La Table citoyenne s’insurge de la réaction du Port de Québec concernant le rapport provisoire de l’Agence canadienne d’évaluation d’impact. Le Port défend l’indéfendable en minimisant les effets négatifs importants relevés par l’Agence et en croyant, à tort, pouvoir tout contrôler par des mesures d’atténuation et de compensation de son projet d’agrandissement portuaire et de terminal de conteneurs. Les citoyens rappellent que l’Agence affirme dans son rapport que l’ensemble de ces mesures ne permettrait pas d’atténuer suffisamment les effets potentiels du projet pour rendre les effets résiduels non importants.

Les citoyens de Beauport-Limoilou redoutent les effets environnementaux résiduels négatifs importants directs et cumulatifs sur la qualité de l’air et la santé humaine compte tenu de l’augmentation des émissions de particules dans l’air et de contaminants issues de la combustion de combustibles fossiles autant en phase de construction que d’exploitation du terminal dans un milieu préalablement saturé en contaminants atmosphériques. Pourquoi en ajouter et nous imposer un projet industriel lourd polluant au profit des multinationales maritimes qui opèrent dans les paradis fiscaux ? Pourquoi imputer aux citoyens du secteur tous les inconvénients de ce projet insensé et inacceptable ? Laurentia, c’est concrètement, 2 à 3 navires par semaine, au moins 180 passages de camions quotidiennement et 2 ou 3
convois de trains additionnels qui circuleront près des écoles, des garderies et des habitations.

Tous ces mouvements de véhicules s’ajoutent à l’activité industrielle existante et se déroulent jour et nuit. La Table citoyenne propose plutôt une vision écologique, sociale et économique qui permettrait au secteur industriel actuel de Maizerets de profiter d’une requalification urbaine majeure. Une reconversion dans laquelle des habitations et des commerces de proximité seraient érigés autour d’espaces verts nombreux et de nouveaux accès au fleuve vers la plage de la baie de Beauport. L’autoroute Dufferin-Montmorency serait aussi transformée en boulevard urbain dans cette vision alternative et citoyenne.

Pourtant, à l’époque de l’érection en catimini de silos de granules de bois à
l’Anse-aux-Foulons, le maire de Québec n’avait-t-il pas dit à la séance du conseil municipal du 18 novembre 2013 que la tendance en urbanisme en Occident depuis des années était de libérer le bord de l’eau ? Dans sa défense de l’époque des citoyens lésés, le maire affirmait qu’il avait eu de longues discussions avec les maires de Chicago, Bordeaux et Toronto et que ceux-ci avaient réussi à convaincre les industries d’aller s’établir ailleurs, parce qu’un bord de l’eau libéré, ça accroît considérablement l’attractivité d’une ville. Pourquoi ne tient-il pas ce
même discours à l’heure actuelle pour sauvegarder la baie de Beauport et les quartiers contigus ?

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