Édition du 10 décembre 2019

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La Grèce bloque le départ de la Flottille de la liberté II vers Gaza

« Nous rappelons aux dirigeants grecs et canadiens que c’est le blocus qui contrevient au droit international, et non pas la tentative pacifique de la Flottille de la liberté II de le contester », a affirmé le président de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO), Thomas Woodley.

Montréal, le 2 juillet 2011 – Ce vendredi 1er juillet, le gouvernement grec a annoncé qu’il interdisait le départ à partir de ses ports de tous les navires, grecs ou étrangers, en direction de Gaza. En date du 1er juillet, 17 h HNE, on empêchait toujours le Bateau canadien pour Gaza, le Tahrir – un des 15 bateaux de la Flottille de la liberté II – de quitter le port d’Agios Nicolaos, en Crète. Mercredi, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait demandé à son homologue grec, George Papandreou, d’empêcher la flottille d’aide de quitter la Grèce vers Gaza. Les autorités portuaires grecques sont montées à bord du Tahrir vendredi et ont saisi son permis. Les représentants officiels canadiens n’ont pas commenté l’incident, bien que des dizaines de Canadiens soient à bord du bateau.

L’objectif de la Flottille de la liberté II est de protester de manière pacifique contre le blocus israélien de Gaza, lequel viole le droit international et inflige des difficultés graves aux Palestiniens. Comme l’a toutefois souligné le journal israélien Haaretz, M. Netanyahou a considérablement renforcé ses liens avec M. Papandreou au cours des 18 derniers mois. Il a récemment imploré les dirigeants européens à fournir une aide financière à la Grèce. Celle-ci est actuellement secouée par une crise financière et par des protestations populaires contre les mesures d’austérité proposées par le premier ministre grec. La décision prise par la Grèce d’empêcher les bateaux de quitter les ports grecs vers Gaza est peut-être un signe que le premier ministre grec souhaite rendre la pareille à M. Netanyahou.

« Nous rappelons aux dirigeants grecs et canadiens que c’est le blocus qui contrevient au droit international, et non pas la tentative pacifique de la Flottille de la liberté II de le contester », a affirmé le président de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO), Thomas Woodley. CJPMO souligne que la déclaration de la Grèce interdisant le départ des navires n’a fourni aucune explication sur ladite interdiction – et certainement aucune justification légale pour l’appuyer. CJPMO et ses partisans s’attendent à ce que le gouvernement canadien prenne toutes les mesures possibles pour protéger les Canadiens à bord du Tahrir ainsi que les droits de ce bateau canadien.

En plus d’immobiliser le Tahrir, les autorités grecques ont forcé le bateau américain de la flottille, l’Audace de l’espoir, à revenir au port vendredi peu après qu’il ait pris le large à partir d’un port grec. Plus tôt cette semaine, des activistes de la flottille ont rapporté que les navires irlandais et suédois participant à la flottille avaient été sabotés dans les ports turcs et grecs respectivement. Les autorités israéliennes ont refusé de commenter les allégations selon lesquelles Israël serait responsable des dommages affligés aux deux navires.

À propos de CJPMO – Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculière, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d’horizons divers qui oeuvrent pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient. Elle a pour vocation de responsabiliser les personnes d’influence à traiter les protagonistes avec équité et à favoriser l’essor durable et équilibré de la région.

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