En 2025, le syndicat a signalé maintes fois le mauvais climat de travail à la Direction générale des contrats et de la conformité contractuelles (DGCCC). Ce climat a causé un grand roulement de personnel ainsi que de nombreux arrêts de travail. Dans le cadre de ces multiples dénonciations, une personne spécifique à la direction générale était visée par plusieurs plaintes.
À l’automne 2025, une firme a été mandatée pour établir un diagnostic du climat de travail. Les résultats indiquent qu’il y a un problème à la direction générale. Mais à la grande surprise du SCFP, la personne mise en cause a été désignée pour mettre en place le plan d’action et appliquer les recommandations s’y rattachant. Pour le SCFP, cette grave incohérence discrédite le processus et ressemble à une manœuvre de dissimulation du réel problème.
Aussi, plusieurs griefs déposés par les deux syndicats locaux du SCFP portent sur du harcèlement psychologique dans différentes vice-présidences de la SQI. Le Journal de Québec rapportait d’ailleurs le 12 janvier dernier que les dysfonctionnements internes à la SQI venaient de coûter 132 000 $ aux contribuables.
« Il s’agit d’un manque de respect flagrant vis-à-vis des employés à l’origine des plaintes. Mandater quelqu’un de neutre dans le contexte actuel était un fondement élémentaire de la démarche et nous ne pouvons imaginer que les présumées victimes seront en mesure de régler les conflits avec la personne présumée agresseuse. Il est temps que l’organisation remplisse ses obligations de faire cesser toute forme de harcèlement. Nous ne sommes pas dupes et n’accepterons aucune tentative de camouflage », de commenter Mario Laroche, président de la section locale 5522 du SCFP, qui représente 760 membres professionnelles et professionnels.
« Il est essentiel de rappeler que la culture organisationnelle est établie et entretenue par la direction. Le gestionnaire joue un rôle central : il doit suivre les règles, admettre ses erreurs, agir avec cohérence et traiter les employés avec dignité. À défaut, les comportements inadéquats se reproduisent, s’installent et le climat de travail se détériore », d’ajouter Sylvain Beaulieu, président de la section locale 2929 du SCFP, qui compte 570 employés de bureau et techniques ainsi que des ouvriers.


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