Édition du 4 octobre 2022

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Mémoires et études

Étude de l’IRÉC - Les services publics : un véritable actif pour les ménages québécois

Les services publics sont indissociables du bien-être des Québécois

Les partisans de la privatisation et du retrait de l’État laissent souvent entendre que les services publics sont trop coûteux ou qu’ils sont inefficaces et qu’en conséquence, les contribuables n’en auraient pas pour leur argent. Une étude réalisée pour le compte du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), rendue publique aujourd’hui, démontre tout à fait le contraire.

Intitulée Les services publics : un véritable actif pour les ménages québécois, la valeur redistributive de l’offre et de la consommation des services publics, cette étude de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) établit la valeur des services consommés par les ménages et les entreprises. Elle mesure également l’effet de redistribution de ces services et leurs impacts sur la réduction des inégalités.

Les services publics, c’est payant pour tout le monde !

L’étude nous apprend notamment qu’en 2007-2008, la population québécoise bénéficiait d’avantages tirés des services publics d’environ 17 000 $ par individu ou de 37 000 $ par ménage, ce qui représente environ 68 % de son revenu gagné (qui s’établit en moyenne à 54 682 $). « L’étude démontre clairement que les services publics font toute une différence dans le quotidien des gens. En fait, ils sont indissociables du bien-être de la population ! » commente la porte-parole du SISP, Lucie Martineau.

Un vecteur de redistribution de la richesse mis à rude épreuve

Les services publics constituent un important vecteur de la redistribution de la richesse, qui s’est toutefois dégradé à la suite des baisses d’impôt effectuées entre 1999 et 2007 et qui ont privé l’État de revenus d’environ 8,1 milliards annuellement. Entre 1999 et 2007 chaque ménage a été privé de 2 327 $ par année en services publics. « Ces coupures ont eu un impact direct sur les services offerts à la population. Nous le constations dans nos milieux mais voilà que cette étude vient le confirmer » déplore la porte-parole du SISP.

L’étude nous apprend aussi que les services publics ont un effet redistributif entre les sexes. Les femmes représentent 50,4 % de la population et reçoivent 52,3 % des services publics, une différence qui s’explique principalement par les transferts en services sociaux et en santé.

« Une société juste passe nécessairement par un État responsable qui voit à l’adoption de politiques publiques visant le mieux-vivre ensemble et dont une partie importante repose sur des services publics de qualité. Le partage de la richesse se reflète aussi dans la capacité que nous avons de prendre soin les uns des autres, indépendamment de la condition sociale. C’est un autre puissant outil pour repousser les limites de la pauvreté. Les services publics sont notre richesse et notre patrimoine collectif. Nous espérons vivement qu’en rédigeant son nouveau budget, le ministre Raymond Bachand a eu a cœur ces principes. S’il les a oubliés nous nous chargerons de les lui rappeler », conclut Lucie Martineau.

Pour consulter l’intégral de l’étude : http://www.fiqsante.qc.ca/documents_publications/documents/IREC_integrale_version_finale_2012-02-25.pdf

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