Édition du 24 janvier 2023

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Féminisme

Les grandes luttes vers les droits des femmes

Nous oublions malheureusement trop souvent les luttes auxquelles des femmes de cœur avant nous se sont battues. Le comité Condition féminine trouvait primordial de faire un bref survol des dates importantes qui ont permis aux femmes d’être respectées et traitées à leur juste valeur. J’ai écrit cet article non seulement pour qu’on se souvienne d’où l’on vient, mais également pour être conscientisée afin de s’assurer du maintien de nos acquis par nous, pour nos filles ainsi que pour nos petites-filles.

Ces acquis sont précieux et la lutte a été longue et ardue. Pourtant, il faut encore se battre pour les préserver ! Honorons ces femmes par nos actions. Mesdames, soyons solidaires !

Des droits acquis par et pour les femmes

1929

Les femmes canadiennes deviennent au sens de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique une « personne » le 18 octobre.

1931

Les femmes obtiennent le droit de toucher leur propre salaire.

1940

Les femmes québécoises sont les dernières à obtenir le droit de voter. En effet, le Québec accusait un retard comparativement au reste du Canada. Les femmes de l’Ouest avaient acquis ce droit en 1916 et les autres provinces avaient emboité le pas en 1925.

1945

Les femmes obtiennent le droit de recevoir des allocations familiales.

1954

Les femmes obtiennent le droit de se séparer pour cause d’adultère.

1964

Les femmes obtiennent le droit d’avoir la pleine capacité juridique. La ministre Casgrain surprend, car elle met fin à l’incapacité juridique des femmes mariées en présentant un projet de loi, le bill 16. Le Code civil de 1866 avait inscrit cette incapacité juridique. Donc, elles ne pouvaient pas être les « gardiennes » de leurs enfants, intenter une action en cour, se défendre ou même recevoir un héritage.

1969

Les femmes obtiennent le droit de recourir à la contraception.

1989

Les femmes obtiennent le droit de se faire avorter, de disposer de leur propre corps ! Pourtant, la lutte des femmes pour décider de leurs maternités n’est pas encore terminée. Malgré l’importante décision de la Cour suprême du Canada de retirer l’avortement du Code criminel en 1988, les femmes ne sont pas encore à l’abri d’une loi qui leur en limiterait l’accès et les criminaliserait à nouveau.

Il ne faut pas oublier que le mouvement féministe et les syndicats ont également mis de l’avant des demandes afin d’améliorer le monde du travail telles que :

* Abolition des grilles salariales selon le sexe

* Congés de maternité

* Retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite

* Développement de services de garde

* Régime québécois d’assurance parentale

* Syndicalisation des intervenantes en milieu familial

* Syndicalisation de ressources de famille et de résidence d’accueil

* Mesures d’accès à l’égalité dans l’embauche et en emploi

* Équité salariale

Donc, sur ce, à vos luttes, prêtes, partez !

L’auteure est membre du comité Condition féminine, Réflexion féministe de la FIQ

Marie-Ève Bertrand

Membre du comité Condition féminine, Réflexion féministe, FIQ

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