Édition du 12 novembre 2019

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Élections fédérales 2019

On revendique des mesures urgentes et structurelles de lutte contre les dérèglements climatiques

Prise de parole du 27 septembre 2019

Aujourd’hui, les groupes de femmes ont plusieurs raisons de se mobiliser. On revendique des mesures urgentes et structurelles de lutte contre les dérèglements climatiques.

On refuse que les femmes fassent les frais des politiques capitalistes, polluantes, sexistes.

L’insécurité, la pauvreté, la violence sont le lot des femmes face à la crise climatique :

La tâche de nourrir sa famille repose majoritairement sur les femmes. Lorsque les ressources sont plus rares, ça veut aussi dire une surcharge de travail pour les mères et une déscolarisation précoce pour les petites filles qui doivent les aider.

Les femmes ont 14 fois plus de risque de mourir lors de catastrophes climatiques qui peut s’expliquer par un plus faible accès à l’information, par la moins grande mobilité des femmes, qui doivent s’occuper de leurs enfants et de leurs proches.

140 millions de filles devront se marier avant leur 18 ans dans la prochaine décennie, un nombre qui risque d’exploser en raison de la pauvreté extrême et l’insécurité engendrées par les changements climatiques.

L’intensification des violences vécues par les femmes et les filles est en lien direct avec les effets de la crise climatique. On peut penser aux violences vécues à l’intérieur du foyer, aux violences sexuelles subies lors de déplacements de population aux risques de traite auxquels les femmes et les filles déplacées sont exposées.

Les femmes jouent un rôle crucial au sein de leur communauté et de leur famille pour s’adapter aux changements climatiques.

Où sont les personnes qui vivent les plus grands impacts de la crise climatique lorsque les grands hommes de ce monde se rencontrent pour parler de l’avenir de la planète ? Où sont les communautés des pays du Sud ? Les personnes les plus pauvres ? Les femmes ? Les enfants ? Les groupes marginalisés ?

Le rôle que les femmes jouent dans leur communauté et dans leur famille doit être reconnu et soutenu, mais ne doit pas justifier un désengagement de l’état. 

Ni le désengagement des hommes d’ailleurs. Tsé, le « virage vert » à l’intérieur des familles ne doit pas reposer uniquement sur les femmes. Ça va faire la charge mentale !

Les gouvernements doivent s’attaquer aux causes profondes de la crise climatique. Et ça, ça passe par une transformation radicale des rapports de pouvoir.

Les droits des femmes et des personnes qui vivent différentes formes d’oppression doivent être respectés.

La lutte contre les dérèglements climatiques passe par l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.

Les groupes de femmes vont demeurer mobilisés. Aujourd’hui, demain et dans les prochains mois. Notamment en 2020, lors des actions organisées par la Marche mondiale des femmes pour défendre, protéger et sauvegarder notre planète !

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