Je n’ai pas caché mon indépendantisme dans ma biographie, puisque je suis le responsable de la commission Souveraineté de Québec solidaire et je me présente pourtant dans Jacques-Cartier, une communauté composée à 77% d’anglophones, de 21% de gestionnaires et qui a voté NON à 95,84% en 1995. Quand je suis allé récolter mes signatures, je leur ai parlé d’environnement, de santé, de Constitution, de consultation populaire, de démocratie participative et d’une démarche donnant plus de garanties sur le Jour 1 de l’indépendance et ils ne ferment pas la porte. Leur attitude change.
Parce que dans le cas de la grande majorité, on ne vient jamais les écouter, parce que plusieurs ont une haine viscérale du PQ et de l’épée de Damoclès référendaire, parce que la souveraineté comme une banale question, ça ne les interpelle pas. Mais ils signent au lieu de claquer la porte. Mais quand je leur dis que malgré le fait qu’ils sont fédéralistes, ils pourraient, en bout de ligne, trouver notre projet de société emballant et finir "peut-être" par voter OUI, certaines personnes commencent à s’ouvrir et à parler de leurs revendications, de ce qui les ferait changer d’idée.
Il est faux de croire que les 73,11% qui ont voté Geoffrey Kelley en 2012 auraient tous voté pour une borne-fontaine, alors je m’en vais leur proposer une alternative. Je vais défendre mes convictions et m’intéresser à leur réalité : contrairement à mon adversaire principal, je ne viens pas de votre circonscription. Cependant, je vais à la rencontre des organismes communautaires pour mieux comprendre les enjeux locaux et les revendications citoyennes. Je veux vous écouter, sortir de ma zone de confort et en apprendre davantage sur vous. Pourquoi ? Parce que j’ai besoin de vous. You are part of Quebec.
Non, je ne pense pas gagner le 7 avril, mais j’aurai fait connaître mes idées dans une circonscription où les candidat.e.s ne perdent pas de temps, car ils considèrent que le comté est perdu d’avance. J’ai un seul mot à dire aux partis qui conservent cette attitude de renonciation : je n’ai aucune envie de me battre à vos côtés, parce que les vrais perdants sont les premiers qui abandonnent le combat. Quand on a le courage de ses idées, on se bat jusqu’au bout et on les défend à temps plein.
Vous êtes tannés de réélire les libéraux depuis 20 ans en vous pinçant le nez ? Vos commerces et vos coopératives ferment boutique à cause des prix de location exorbitants d’un cartel immobilier ? Vos services publics sont peu disponibles sur votre territoire ? Le désir de statu quo me semble improbable pour une bonne partie d’entre vous.
Osez voter Jean-Francois Belley, l’alternative progressiste et "séparatiste", the guy who is talking english like a horse, but who is trying to discuss with you all the same. Vous n’avez rien à perdre et tout à gagner, car je vous fais une seule promesse : bien vous représenter, including english-speaking people.









