Édition du 9 juin 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le mouvement des femmes dans le monde

Voici comment la gauche fait fausse route dans le dossier de la prostitution

Prostitution

Au début de l’automne 2015, des délégué-es de différentes sections d’Amnesty International se sont réuni-es à Dublin pour définir leur position officielle sur la prostitution. Dans la résolution qui en a résulté, cette ONG de défense des droits a fait part de son intention d’«  élaborer une politique en faveur de la dépénalisation totale de tous les aspects du travail du sexe consensuel » [1]. En outre, cette politique «  [appelle] les États à garantir aux travailleurs et travailleuses du sexe une protection juridique complète et égale contre l’exploitation, la traite et la violence  » [2].

Tiré de Entre les lignes et les mots
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/01/voici-comment-la-gauche-fait-fausse-route-dans-le-dossier-de-la-prostitution/?jetpack_skip_subscription_popup

Cette décision d’approuver la dépénalisation a été largement soutenue par l’ensemble des mouvements de gauche, libéraux et progressistes américains, bien que de nombreuses féministes y aient fortement exprimé leur opposition. Dans les semaines qui ont précédé la réunion des délégué-es d’AI, plus de quatre cents groupes de femmes et militantes individuelles ont signé une lettre ouverte condamnant Amnesty pour sa position et encourageant l’adoption de ce que les féministes appellent le « modèle nordique » ou égalitaire [3].

Le modèle nordique est une approche générale de la législation sur la prostitution adoptée pour la première fois par la Suède en 1999. Dans le cadre de ce système, parfois appelé approche « Mettre fin à la demande  », la vente de services sexuels reste légale tandis que l’achat de services sexuels est criminalisé [4]. Il est difficile de repérer avec une précision parfaite les activités illégales ; cependant, les données disponibles indiquent que l’approche suédoise a permis de réduire l’ampleur de l’industrie du sexe en Suède, d’accroître la stigmatisation sociale à l’égard de l’achat de services sexuels et de contrer la croissance du crime organisé et de la traite des êtres humains [5]. D’autres pays ont depuis instauré une législation sur la prostitution basée sur le modèle nordique, notamment la Norvège, la France, le Canada et, plus récemment, l’Irlande du Nord [6].

Malgré son succès quantifiable, le modèle nordique a été rejeté par une grande partie de la gauche nord-américaine, qui privilégie plutôt le modèle d’une dépénalisation. La revue Jacobin, par exemple, a périodiquement publié des attaques contre les partisanes du modèle nordique [7], apparemment inconsciente de son écart frappant par rapport aux générations précédentes de marxistes qui considéraient la prostitution comme une expression méprisable de l’exploitation capitaliste [8].

De nombreuses institutions libérales de gauche bien établies ont également apporté leur soutien à la dépénalisation du système prostitutionnel. Il convient de noter en particulier The Economist, dont la production impressionnante d’articles en faveur de la prostitution offre un véritable cours d’initiation aux arguments courants avancés aujourd’hui par la gauche [9].

Parmi ces nombreuses défenses, trois sont devenues les plus courantes : la dépénalisation correspondrait au souhait des femmes prostituées ; elle créerait des emplois ; et elle permettrait aux femmes du secteur de bénéficier de protections syndicales. Malheureusement, aucun de ces trois arguments ne parvient à justifier la prostitution sur la base de principes de gauche. Plus important encore, ces arguments ont des implications inquiétantes pour d’autres positions établies de la gauche. J’espère que cet article mettra en lumière ces contradictions et qu’elles seront résolues en faveur de l’abolitionnisme plutôt que de l’abandon politiques de gauche.

Les personnes de gauche qui soutiennent la prostitution présentent souvent leur position en termes d’«  écoute des travailleuses du sexe  », avec comme implication que toutes les femmes prostituées souhaitent la dépénalisation [10]. Or, il est évident que les femmes prostituées ne forment pas un groupe monolithique partageant une opinion unique. Nombre d’entre elles, qu’elles opèrent actuellement dans le secteur ou qu’elles aient été prostituées par le passé, s’opposent à la légalisation ou à la dépénalisation du système prostitutionnel [11]. J’ai récemment interviewé Chelsea, qui travaille dans l’une des nombreuses maisons closes légales de Nouvelle-Zélande. « Les maisons closes fonctionnent toujours de la même manière que lorsque c’était illégal », m’a-t-elle confié. « On subit le pire des deux mondes.  » [12]

Selon Chelsea, la dépénalisation est un échec cuisant. Les lois imposant l’utilisation du préservatif sont rarement appliquées et les femmes qui refusent l’éjaculation de l’homme dans ou sur leur corps ont du mal à trouver des clients. Quand un homme harcèle, agresse ou maltraite une femme, la direction peut refuser de divulguer son nom, rendant toute poursuite impossible. Chelsea, elle-même partisane du modèle nordique, déclare : « Si nous avions le modèle nordique, j’appellerais la police aussitôt que je serais payée, avant même qu’ils ne puissent me violer. Mais si j’appelais la police dans un contexte de dépénalisation, ils me demanderaient : « Avez-vous accepté l’argent ?  » Si je réponds oui, ils diraient : « Bam, consentement ! » » Ce point de vue n’est pas isolé parmi les femmes prostituées ; pourtant, c’est une voix que les gauchistes refusent souvent d’entendre.

De plus, la gauche a toujours compris que les débats d’opinion, loin de constituer un « marché des idées » libre et égalitaire, tendent à refléter et à renforcer l’idéologie des puissants. Les gens qui sont le plus susceptibles d’adhérer au discours dominant bénéficient d’un accès privilégié aux modes d’expression culturellement admis. Les femmes autochtones traumatisées, victimes de prostitution sur les champs pétrolifères du Dakota du Sud, et les « escortes » blanches de la classe moyenne peuvent être tout aussi capables de communiquer leurs vécus de la prostitution à titre individuel, mais affirmer que ces expériences seront représentées de la même manière auprès du public par les médias est à la fois naïf et contraire à l’analyse traditionnelle de gauche.

Au sein d’un système qui privilégie les voix les plus susceptibles de légitimer le pouvoir, « écouter les travailleuses du sexe » revient souvent à accepter sans esprit critique les déclarations publiques d’une petite minorité de femmes prostituées – dont la plupart sont susceptibles d’être blanches, issues de la classe moyenne, jeunes et non handicapées.

Mais même si nous parvenions à recueillir objectivement l’avis de chaque femme prostituée, un problème plus vaste demeure : nombre, sinon la totalité, des systèmes d’exploitation auxquels la gauche s’oppose catégoriquement seraient validés par un vote populaire des personnes exploitées elles-mêmes. Le Parti républicain, par exemple, qui est de plus en plus conservateur, bénéficie d’un soutien indéfectible de la classe ouvrière blanche américaine [13] et la majorité des Étasuniens expriment en général une opinion positive du capitalisme [14]. Pourtant, rares sont les personnes de gauche qui soutiendraient que ces tendances générales de l’opinion publique justifient de renier le socialisme pour mieux correspondre aux revendications politiques exprimées par le prolétariat lui-même. De même, on ne reproche généralement pas à la gauche de parler à la place de la classe ouvrière, de l’ignorer ou de la trahir lorsqu’elle défend le socialisme, alors même que nombre des membres de cette classe ouvrière considèrent le socialisme comme une idéologie dangereuse et destructrice.

Les gauchistes ont depuis longtemps compris, à la suite de Marx, que la vision du monde des gens est façonnée par l’idéologie dominante, qui se développe en relation avec des structures de pouvoir spécifiques de la société [15]. Il n’est pas surprenant que ceux sur qui repose un système économique et politique d’exploitation puissent en venir à une conscience sociale qui occulte, ignore ou même valide ces systèmes.

Bien que la question de la « fausse conscience » et des fondements de la compréhension sociale soit un sujet complexe qui dépasse le cadre de cet essai, il est pertinent de comparer la position générale de la gauche sur le capitalisme avec la défense spécifique de la prostitution. «  Écoutez les travailleurs » n’est pas un slogan courant chez les anticapitalistes, probablement parce que la plupart d’entre eux savent qu’une idéologie politique fondée uniquement sur les témoignages des travailleurs serait souvent fortement influencée par des considérations conservatrices ou néolibérales, en contradiction avec une position de gauche. La primauté du témoignage individuel comme base de la théorie politique est généralement rejetée dans des cas autres que celui de la prostitution, où l’idéologie dominante reflétée dans ces témoignages coïncide avec la position préconçue de nombreux militants de gauche qui souhaitent voir maintenue une industrie du sexe florissante.

La gauche est idéologiquement incompatible avec l’idée que les revendications politiques déclarées constituent le seul fondement acceptable d’une action politique. Nombre de lois universellement perçues comme des victoires par la gauche – notamment la législation contre le travail des enfants et la création du salaire minimum – font encore controverse au sein de la classe ouvrière américaine.

Les travailleurs non qualifiés acceptent souvent, par désespoir, des emplois payés moins que le salaire minimum, tandis que des familles vivent souvent dans une telle pauvreté que le travail de leurs enfants devient une nécessité. Il ne fait guère de doute que la gauche ne serait pas «  à l’écoute » des enfants travailleurs et des gens qui travaillent pour cinq dollars de l’heure si ces derniers demandaient la légalisation de leur emploi. Pourtant, il devient difficile de comprendre comment les justifications souvent avancées par la gauche pour la dépénalisation de la prostitution n’entraîneraient pas également la dépénalisation de ces pratiques.

Les arguments de gauche en faveur de la prostitution soulèvent une foule de pareilles questions quant à leurs implications imprévues pour d’autres secteurs d’activité à haut indice d’exploitation. Par exemple, nombre de personnes se situant à gauche affirment que, sans dépénalisation, les femmes prostituées ne pourraient prétendre à une couverture santé ni à d’autres protections du travail. Or, c’est également le cas pour les personnes travaillant illégalement pour un salaire inférieur au minimum légal. Si la Loi américaine sur les normes équitables du travail (Fair Labor Standards Act, ou FLSA) [16] vise en théorie à permettre à tous les salariés de demander une indemnisation pour accident du travail et le paiement de leurs heures supplémentaires, les travailleurs non déclarés (notamment les immigrés, les jeunes adultes et les travailleurs non qualifiés) sont souvent dans l’incapacité d’obtenir ces avantages en raison d’un statut juridique trop vague.

En réponse, on pourrait rétorquer que baisser ou supprimer le salaire minimum permettrait à ces travailleurs de sortir de la clandestinité et de bénéficier des protections de la Loi sur les normes du travail (FLSA), tout comme on affirme qu’une dépénalisation de la prostitution aurait le même effet. Pourtant, rares sont les personnes de gauche qui soutiendraient que l’abolition des lois salariales est une manière acceptable de garantir la sécurité des travailleurs, même si la suppression de ces lois leur permettrait de prétendre aux protections accordées aux autres travailleurs et travailleuses.

De même, la gauche affirme que la législation contre les hommes qui achètent des services sexuels prive les femmes prostituées de leurs moyens de subsistance et peut, dans certaines versions extrêmes de cet argument, les conduire à la rue, à la famine et à la mort. Il convient de noter d’emblée que cette affirmation semble contredire l’idée, tout aussi répandue à gauche, selon laquelle la prostitution est le plus souvent un choix volontaire des femmes, libre de toute contrainte ou désespoir.

En associant l’abolition de la prostitution à la famine et à la mort, les défenseurs de la dépénalisation reconnaissent implicitement que le travail dans l’industrie du sexe constitue souvent le dernier rempart entre une femme et la pauvreté la plus abjecte. Cette objection ne concorde pas non plus avec l’affirmation courante à gauche selon laquelle les lois visant à endiguer la prostitution sont inefficaces, car leur capacité à empêcher l’emploi des femmes ferait preuve d’une entrave efficace à l’industrie du sexe.

Contradictions mises à part, la gauche a rarement soutenu l’existence d’autres secteurs d’activité au seul motif que leur suppression entraînerait une paupérisation ou des pertes d’emploi. Par exemple, une enquête menée en 2013 au sein de l’entreprise Tennessee Timber and Lumber a révélé qu’un enfant de quatorze ans utilisait régulièrement une scie circulaire [17]. La réponse juridique – une amende infligée à l’employeur et l’exigence de l’arrêt immédiat de cette tâche dangereuse – reflète l’approche du modèle nordique et s’inscrit globalement dans la ligne de la position de la gauche en matière du travail d’enfants.

Dans des cas comme ceux-ci, il serait extrêmement improbable que des anticapitalistes exigent que le travail des enfants soit autorisé à se poursuivre afin d’éviter l’appauvrissement du mineur ou de sa famille. Les gauchistes n’ont pas non plus hésité à exiger l’abolition du travail dit «  à la chaîne » dans les pays du tiers-monde, bien que la fermeture de ces usines entraîne souvent chômage et pauvreté pour des travailleuses et travailleurs du tiers-monde.

En fait, il est difficile de citer un seul secteur, hormis l’industrie du sexe, que les gauchistes aient défendu uniquement au motif de garantir des emplois stables au sein du capitalisme. Cette tactique est bien plus courante chez les capitalistes conservateurs, qui invoquent souvent la « création d’emplois » comme argument contre des interventions et réglementations gouvernementales.

Un exemple plus extrême de ce double standard est l’opinion de la gauche à l’égard du trafic illégal d’organes. Comme l’a signalé la BBC en octobre 2013, on observe une tendance croissante chez les travailleuses et travailleurs du tiers-monde à recourir à la vente d’organes pour rembourser des microcrédits [18]. Plus récemment, des médias turcs ont rapporté l’arrestation d’un homme d’affaires israélien accusé d’avoir organisé le prélèvement et la vente d’organes de réfugiés syriens [19]. À première vue, la vente d’organes humains remplit tous les critères de dépénalisation avancés par la gauche : elle est actuellement illégale, ce qui signifie que les normes du travail et de santé ne s’appliquent pas, et il existe actuellement des personnes engagées dans ce commerce qui subiraient des difficultés économiques si leur capacité à vendre leurs organes était supprimée par une législation. La dépénalisation permettrait donc d’appliquer de manière plus cohérente les protections des travailleurs, tout en garantissant un bénéfice économique à ceux qui se livrent à ce commerce. Il est donc étrange que la revue Jacobin n’ait pas encore dénoncé les opposants au prélèvement d’organes légalisé comme autant de paternalistes déterminés à priver les réfugiés syriens de leur autonomie corporelle.

Sarcasmes mis à part, il est indéniable que le soutien à la dépénalisation provient en partie d’une conviction légitime quant à ses avantages à court terme pour les femmes prostituées. Mais que ce soit ou non le cas, les gauchistes qui réclament un soutien juridique comme méthode de réduction des risques souscrivent à une logique dangereuse : celle selon laquelle les systèmes oppressifs doivent être maintenus uniquement parce que des personnes opprimées en dépendent pour survivre. Dans d’autres cas, l’incapacité des travailleurs et travailleuses à survivre sans entrer dans une relation salariale est présentée comme la preuve de la nature intrinsèquement exploiteuse d’un système. Le travail salarié lui-même est souvent identifié par les gauchistes comme oppressif précisément parce qu’il s’agit d’un système dans lequel il n’existe pas d’autres moyens de survie. On ne comprend donc pas bien pourquoi les gauchistes ont inversé cette logique pour déterminer que la valeur éthique de la prostitution en tant qu’industrie découle de la nécessité qui y pousse les travailleuses, et non l’inverse.

Ceux dont l’objectif déclaré est la fin de l’oppression et de l’exploitation devraient réfléchir aux implications du refus d’agir contre un système au motif que trop d’individus qui s’y trouvent dépendent de ce système pour survivre. En vertu de cette logique, la gauche devrait être moins encline à militer pour l’abolition d’un système à mesure que l’exploitation s’y intensifie.

De nombreux systèmes historiques universellement condamnés, de l’esclavage d’avant la guerre civile américaine aux usines de chemisiers de l’Àge d’or, auraient probablement échappé à la critique si les militantes de l’époque avaient adopté ce cadre de « réduction des préjudices ». Il est indéniable que bon nombre des objections avancées par les gauchistes – par exemple, que l’élimination de la prostitution plongerait les femmes dans des conditions encore pires, ou que le véritable problème réside dans les violences individuelles à l’encontre des femmes prostituées et non dans le système en soi – ressemblent de manière troublante à celles formulées par les propriétaires d’esclaves du Sud et les modérés du Nord au plus fort du mouvement abolitionniste.

Ces arguments reflètent sans doute les désirs individuels de nombreuses femmes prostituées – les « travailleuses du sexe » que les partisans de la dépénalisation prétendent écouter , celles qui se concentrent sur leur survie à court terme au détriment d’un changement social à long terme. Cette position ne résulte pas de la stupidité, de l’irréflexion ou d’un manque de courage moral. Elle résulte plutôt des conditions spécifiques d’un système oppressif qui exploite le désespoir pour renforcer l’engagement personnel dans des mécanismes d’exploitation. Le capitalisme a toujours misé sur ce pacte faustien, élaborant ses politiques en fonction de demandes individuelles dans des conditions de contrainte, puis attribuant aux individu-es la responsabilité de leur incapacité à transcender leur condition. Mais le rôle traditionnel de la gauche a toujours été de renverser ces contraintes par une confrontation organisée avec le pouvoir, et non pas simplement d’en atténuer les effets les plus lourds. Si les gauchistes croyaient que les décisions individuelles des puissants ou des opprimés pourraient, sans aide, aboutir à un changement social positif, ils ne seraient pas des gauchistes mais des libertariens.

Pour parler clairement, ces contradictions entre normes ne sont pas mises de l’avant pour affirmer que la prostitution est généralement comparable au travail au noir dans la restauration, au travail des enfants, au trafic d’organes ou au capitalisme en général. Je veux simplement démontrer que l’adhésion à des positions politiques déclarées, l’extension des normes du travail, la garantie de l’emploi et même la réduction à court terme certains préjudices ne constituent pas, en elles-mêmes, des raisons convaincantes pour que les gauchistes soutiennent la prostitution – et, de plus, que la logique sous-jacente à ces arguments se réduit rapidement à une défense du capitalisme libertarien.

En d’autres termes, ces arguments sont soit infructueux, soit trop fructueux, en ce sens qu’ils justifient non seulement la prostitution, mais aussi d’autres positions que les gauchistes ne peuvent défendre sans compromettre la cohérence de leur idéologie. J’espère donc que ceux qui prennent conscience de cette contradiction la résoudront en faveur de l’abolitionnisme, et non en abandonnant davantage une politique de gauche cohérente et efficace.

Jonah Mix
Jonah Mix, dans LOGOS : a journal of modern society and culture, (2016, Vol. 15, No. 1)
Pour s’abonner : https://logosjournal.com/subscribe/

notes :
[1] https://www.amnesty.org/en/latest/news/2015/08/global-movement-votes-to-adopt-policy-to-protect-human-rights-of-sex-workers/

[2] Ibid.

[3] https://catwinternational.org/Content/Images/Article/617/attachment.pdf

[4]https://www.government.se/articles/2011/03/legislation-on-the-purchase-of-sexual-services/

[5] https://www.government.se/contentassets/3f21caa844a14c1fbf5884c21b3e0c6e/press-releases-20062010—cristina-husmark-pehrsson

[6] https://www.niassembly.gov.uk/assembly-business/legislation/current-non-executive-bill-proposals/human-trafficking-and-exploitation-further-provisions-and-support-for-victims-bill-/human-trafficking-and-exploitation-further-provisions-and-support-for-victims-bill-/

[7] https://www.jacobinmag.com/2013/08/prostitution-law-and-the-death-of-whores/

[8] Pensez, par exemple, au texte d’Engels The Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État :
https://www.marxists.org/archive/marx/works/1884/origin-family/.
Lénine, Mao, Castro et d’autres sommités du marxisme-léninisme ont aussi été très clairs dans leur opposition au système prostitutionnel, pour diverses raisons.

[9] On peut lire plusieurs de ces articles ici :
https://www.economist.com/topics/prostitution.

[10] Pour un exemple de cette approche, voir :
https://www.theguardian.com/commentisfree/2015/aug/03/prostitution-sex-workers-amnesty-meryl-streep-lena-dunham
Pour une réponse à ces arguments, lire Helen Lewis dans le même média :
https://www.theguardian.com/commentisfree/2015/aug/09/listen-to-sex-workers-but-which-ones.

[11] Les organisations de femmes autrefois prostituées qui militent en faveur du modèle nordique comprennent, en Amérique du Nord, SPACE (Survivors of Prostitution-Abuse Calling for Enlightenment), EVE (formerly Exploited Voices Now Educating), et beaucoup d’autres partout au monde.

[12] Ces arguments ont été formulés par Chelsea lors d’une série d’interviews faits par email au mois d’août 2015. J’ai pris contact avec elle par le biais de divers groupes abolitionnistes auprès de qui j’ai pu confirmer ses dires en me basant sur des informations qu’elle m ‘a fournies à propos de son passage dans diverses maisons closes néozélandaises.

[13] https://www.people-press.org/2012/04/17/section-1-general-election-preferences/

[14]https://www.gallup.com/poll/158978/democrats-republicans-diverge-capitalism-federal-gov.aspx

[15] La position de Marx sur le rôle des conditions matérielles dans la création de l’idéologie est particulièrement résumée dans sa préface à Contribution à la critique de l’économie politique.

[16]https://www.dol.gov/whd/flsa/

[17] https://www.dol.gov/whd/media/press/whdpressVB3.asp?pressdoc=Southeast/20130320_2.xml

[18] https://www.bbc.com/news/world-asia-24128096

[19] https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4735121,00.html

Traduction : TRADFEM
https://tradfem.wordpress.com/2026/05/22/voici-comment-la-gauche-fait-fausse-route-dans-le-dossier-de-la-prostitution/

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