Édition du 14 avril 2026

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Planète

Le climat mondial en état d'urgence

Selon l’OMM, il y aurait actuellement une quantité record de chaleur accumulée sur la planète, ce qui pourrait causer des conséquences nuisibles pour l’humanité pendant des siècles.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié le 23 mars un rapport de 46 pages décrivant en détail l’état du climat mondial. Les 11 dernières années, auraient été les plus chaudes jamais enregistrées, 2025 ayant une température moyenne d’environ 1,43 degré C. supérieure à la moyenne de la période allant de 1850 à 1900.

Cette évaluation intègre cette année une nouvelle variable décrivant la vitesse à laquelle l’énergie s’accumule sur la planète. En 2025, la chaleur moyenne des océans a atteint un record de 66 ans, soit depuis le début des observations faites à ce sujet. Chacune des neuf dernières années a battu la précédente au niveau de la chaleur des océans. Chose plus alarmante encore, la vitesse de réchauffement des océans entre 2005 et 2025, est plus du double de celle observée entre 1960 et 2005.

Activités humaines perturbantes

La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, considère que les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel. Partout sur la planète, des phénomènes extrêmes tels des cyclones tropicaux, de fortes pluies et des épisodes de chaleur intense ont nui aux économies de nombreuses régions.

Les concentrations de gaz à effet de serre tel le protoxyde d’azote, le méthane et le CO₂, ont atteint leur niveau le plus élevé depuis au moins 800 000 ans. La perte de masse des glaciers de référence s’est classée parmi les cinq plus importantes enregistrées au cours de l’année hydrologique 2024-2025. Cette situation s’inscrit dans une tendance à l’accélération de la fonte glaciaire observée depuis le début des relevés, en 1950.

L’année dernière, le niveau moyen de la mer à l’échelle mondiale était supérieur d’environ 11 cm au niveau enregistré au début des relevés en 1993. Les océans absorbent chaque année une partie de l’augmentation de température de la planète causée par les changements climatiques. Cette situation entraîne leur acidification. Selon le GIEC, il est possible d’affirmer avec une grande certitude que les valeurs actuelles du pH de surface sont sans précédent depuis au moins 26 000 ans.

Les variations du pH océanique présentent des différences régionales. Les plus importantes diminutions du pH de surface ont été relevées dans le nord du Pacifique tropical, l’est du Pacifique équatorial, les océans indien et austral, et des régions de l’Atlantique.

Activités humaines perturbées

Cette acidification nuit à la pêche, à la production alimentaire, à la biodiversité et aux écosystèmes. Le document inclut aussi une section portant sur les impacts de ces changements de température sur la santé. L’augmentation de la chaleur a un effet stimulant sur les populations de moustiques responsables de la dengue. Leur propagation géographique est actuellement la plus rapide au monde et le nombre de cas d’infection signalé atteint un record. Entre 100 et 400 millions de personnes sont infectées annuellement par cette maladie. Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ la moitié de la population mondiale est à risque.

L’augmentation de la température à des niveaux dangereux pour la vie est aussi un problème allant grandissant. Certaines régions de la planète sont actuellement aux prises annuellement avec des chaleurs dépassant les 50 degrés C. En fonction des taux d’humidité de l’air et de l’état de santé des personnes, l’exposition prolongée à des températures élevées peut aussi entraîner des coups de chaleur et la mort. Il y a actuellement 1,2 milliard de travailleurs qui sont dans des endroits ou ils peuvent subir de telles hausses de températures pouvant être dangereuses pour leur santé.

Les phénomènes météorologiques extrêmes nuisent aussi à la production agricole, entraînant des migrations de population, des maladies animales et la propagation d’insectes ravageurs. L’insécurité alimentaire liée au climat est maintenant considérée comme une des causes de l’instabilité sociale. Ces conséquences sont particulièrement importantes dans les régions touchées par des conflits. Privés du soutien de leur gouvernement ou même visées par celui-ci, les populations vulnérables peinent à se préparer à ces changements climatiques, ou même s’y adapter.

Le secrétaire général de l’organisme de l’ONU, Antonio Guterres, considère que tous les indicateurs climatiques clés de la planète sont actuellement dans le rouge. Selon lui, les données rendues publiques montrent que le chaos climatique s’accélère. Les terriens pourraient subir pendant des siècles les conséquences de cette situation allant s’aggravant.
Michel Gourd

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