Manifestement pas trop heureuse du jugement émis par le juge Philippe Cantin de la Cour supérieure du Québec à leur encontre, les deux organismes patronaux nommés ci-haut ont décidé de contester devant le TAT la courte grève prévue pour ce mercredi par les 73 000 membres de la FSE-CSQ et de l’APEQ.
De toute évidence, les CSE et les CS ont décidé qu’ils utiliseront la totalité des moyens juridiques à leur disposition pour interdire aux enseignantEs d’exercer un droit qui jouit d’une protection constitutionnelle au Canada depuis 2015. La prétention des employeurs relève d’une subtilité douteuse : ils admettent que le droit de grève est légal, mais ils considèrent que son exercice est « abusif ». Ils ajoutent également que son utilisation a pour effet de priver le public « d’un service auquel il a droit ». À quel genre de grève rêvent les employeurs du milieu scolaire ? Une grève qui se déroulerait en plein congé estival sur les rives d’une plage ? Depuis quand au juste un arrêt collectif de travail ne se répercute-t-il pas sur la prestation d’un service ? Là-dessus, nous attendons des précisions.
Nous verrons ce qu’il en résultera de cette démarche de contestation juridique qui semble relever d’un pathétique obsessionnel jusqu’aboutisse.
L’audience devant le TAT est prévue pour mardi matin le 13 avril 2021. Il va sans dire que nous continuerons de vous tenir informés des différents développements.
Yvan Perrier
12 avril 2021
19h20
yvan_perrier@hotmail.com












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