Édition du 18 juin 2019

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Canada

Les syndicats canadiens soulignent la Journée de l’égalité salariale en réclamant la mise en œuvre immédiate de l’équité salariale

Le 9 avril 2019 désigne la Journée de l’égalité salariale en Ontario, la date qui souligne le temps qu’il faut pour que le salaire des femmes rattrape celui des hommes en 2018. À l’échelle nationale, la Journée de l’égalité salariale est l’occasion d’éduquer les collectivités partout au Canada sur les réalités de l’écart salarial entre les sexes et ses répercussions économiques négatives sur les femmes, particulièrement les femmes aux identités multiples et croisées.

« Aujourd’hui, en 2019, les chiffres sont consternants, affirme Marie Clarke Walker, secrétaire-trésorière du Congrès du travail du Canada. Les femmes gagnent dans l’ensemble 32 p. cent de moins que les hommes, les femmes autochtones et les femmes ayant une incapacité étant celles qui connaissent les plus grands écarts de rémunération entre les sexes, de 45 à 56 p. cent de moins. »

En cette Journée de l’égalité salariale, sous la bannière de la campagne #FautQueCaBouge, les syndicats canadiens réclament la mise en œuvre rapide et efficace de la nouvelle loi canadienne sur l’équité salariale.

Cette année est particulièrement importante, puisqu’il s’agit de la première Journée de l’égalité salariale depuis l’adoption de la loi fédérale sur l’équité salariale en décembre 2018.

« Quatorze ans après le rapport du Groupe de travail sur l’équité salariale, l’équité salariale est finalement devenue la loi, a déclaré Marie Clarke Walker. Cependant, nous n’avons pas fini d’attendre. Comme la nouvelle loi n’entrera en vigueur qu’après l’élaboration des règlements, il faudra peut-être attendre encore quelques années avant que les travailleuses ne constatent une différence réelle sur leurs chèques de paie. »

De plus, des syndicats et des spécialistes de l’équité salariale ont relevé un certain nombre de problèmes que le projet de loi n’a pas réglés avant son adoption. Par conséquent, le Congrès du travail du Canada demande au gouvernement fédéral de :

- Travailler avec les syndicats et les employeurs pour élaborer des règlements sur l’équité salariale dans un délai convenable ;

- S’assurer que la réglementation élimine toute échappatoire qui permettrait à un employeur de ne pas respecter ses obligations ;

- Introduire des mesures de transparence salariale, y compris l’obligation de déposer des plans d’équité salariale ainsi que des détails sur la rémunération des travailleuses et travailleurs de tous les groupes visés par l’équité salariale ; et

- S’assurer que la Commission de l’équité salariale dispose de fonds suffisants pour mettre en œuvre la loi et tenir les employeurs responsables de leurs actes.

Le CTC encourage tous les travailleurs et travailleuses à écrire à leur député aujourd’hui et à se joindre à l’appel en faveur de la mise en œuvre intégrale de la législation sur l’équité salariale d’un océan à l’autre.

Le CTC appuie également les appels de la Coalition pour l’équité salariale de l’Ontario et de la Fédération du travail de l’Ontario à organiser une campagne provinciale demandant aux députés provinciaux d’appliquer la Loi sur la transparence salariale de 2018. Vous pouvez en apprendre davantage sur cette campagne ici.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Sur le même thème : Canada

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...