Édition du 3 décembre 2019

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Économie

Vente des actions de Rona - « Est-ce M. Couillard ou M. Daoust qui a donné le ok à la vente » - Manon Massé

QUÉBEC, le 19 août 2016 - La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques demande au premier ministre du Québec de ne pas obstruer l’enquête de la commission parlementaire qui doit faire la lumière sur la responsabilité politique de son gouvernement concernant la vente des actions de Rona qui a mené à la perte de contrôle de l’entreprise aux mains de l’américaine Lowe’s.

« Jusqu’à maintenant tous les soupçons pointent vers Jacques Daoust. Celui-ci nie toutefois avoir été informé par son chef de cabinet Pierre Ouellet ou avoir donné son autorisation à la vente. Alors si ce n’est pas M. Daoust, qui est-ce ? Plusieurs éléments nous mènent à croire que c’est le premier ministre lui-même, via son cabinet, qui aurait autorisé la transaction », explique la députée solidaire.

Pour des décisions importantes de ce genre, il n’est pas rare qu’un chef de cabinet se tourne vers le bureau du premier ministre pour obtenir des ordres. Rappelons que les chefs de cabinet des ministres sont nommés par le premier ministre et il est normal pour eux, selon la chaîne hiérarchique, de faire affaires directement avec le bureau du premier ministre.

« Une commission parlementaire se tiendra la semaine prochaine pour faire la lumière sur ce dossier. Il faut absolument envisager la piste que la décision ait été prise au bureau du premier ministre. Si M. Daoust devient le bouc émissaire par défaut, on risque de passer à côté du vrai coupable. M. Couillard dit qu’il y a des questions sérieuses à se poser dans ce dossier. Il se pourrait bien que ce soit lui qui ait les véritables réponses. Le premier ministre doit donc s’engager à ne pas causer d’obstruction au travail de la commission et à fournir les information pertinentes », exige Mme Massé.

Québec solidaire demande que d’ici jeudi prochain, les courriels de M. Ouellet avec le bureau du premier ministre la journée du 26 novembre 2014, ainsi que le répertoire de ses appels téléphoniques, soient remis à la commission parlementaire pour lui permettre de faire correctement son travail et d’étudier toutes les pistes.

Rappelons que ce sont plus de 31 000 emplois directs et indirects qui dépendent de l’industrie de la quincaillerie au Québec. Rona joue un rôle majeur dans cet écosystème. La perte de contrôle sur les décisions stratégiques de l’entreprise précarise les emplois non seulement chez Rona mais également pour une panoplie de fournisseurs.

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