Édition du 27 septembre 2022

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Délivrez-nous de la prison Leclerc !

*La prison, c’est loin d’être glamour. Nous n’avons pas envie d’en entendre parler. Mais si nous connaissions une personne incarcérée, est-ce que notre regard changerait ?* C’est avec autant d’enthousiasme que d’indignation que nous vous annonçons la parution du livre *Délivrez-nous de la prison Leclerc ! Un témoignage de l’intérieur de Louise Henry, qui paraîtra *en librairie le 3 mai prochain*.

En bref : Louise Henry nous ouvre une rarissime fenêtre sur le déroulement de la vie quotidienne de la prison Leclerc à Laval. Alors que les détenues devaient être temporairement hébergées dans cet établissement jugé trop vétuste pour les hommes mais pas pour les femmes (!), c’est le statu quo depuis 2016. En attendant, on craint pour la vie de ces femmes.

À propos du livre

« Cette histoire n’est pas facile à raconter pour moi, mais je dois dénoncer la situation que vivent les femmes à la prison Leclerc afin que l’on prenne conscience des problèmes de droits humains qui ont cours dans cet établissement carcéral de Laval. »

C’est sur ces mots que s’ouvre le témoignage bouleversant de Louise Henry, incarcérée pendant 11 mois dans cet ancien pénitencier fédéral pour hommes à sécurité maximale où ont été transférées en 2016 les détenues de la Maison Tanguay. Le récit de son expérience derrière les barreaux et de celles de ses codétenues est aussi troublant qu’accablant : fouilles à nu excessives, recours abusif à l’isolement, violence verbale et psychologique, annulation subite de visites, accès limité à l’infirmerie, malpropreté extrême, problèmes d’eau potable, de chauffage et de plomberie, gestion inappropriée de la pandémie de COVID-19... Les conditions de détention à la prison Leclerc sont déplorables et inadaptées aux besoins des femmes. Il est temps que le gouvernement provincial ferme cet établissement, qualifié depuis des années de « véritable honte pour le Québec » par les militant.e.s des droits de la personne.

Comme société, n’avons-nous pas plutôt la responsabilité de soutenir et d’aider ces femmes souvent issues de groupes défavorisés, marginalisés et racisés ? Comment punir les crimes mineurs de manière à favoriser la réhabilitation des détenues ? Quel est le bien-fondé de recourir à la judiciarisation et à l’empri­sonnement pour répondre à des problèmes sociaux ? Une chose est sûre : personne ne ressortira indemne de ce témoignage poignant et courageux.

À propos de l’autrice

Ex-détenue de la prison Leclerc, Louise Henry est membre de la Coalition d’action et de surveillance sur l’incarcération des femmes du Québec (CASIFQ), qui regroupe notamment la Ligue des droits et libertés, la Fédération des femmes du Québec et le Centre des femmes de Laval.

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