Édition du 24 janvier 2023

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Planète

Etats-Unis-Chine. « Imaginer un avenir nécessaire. Ou alors la course conjointe vers une accentuation de la crise climatique et un conflit militaire »

Lorsque le président Biden et son homologue chinois Xi Jinping sont arrivés sur l’île de Bali, en Indonésie, pour leur « sommet » du 14 novembre 2022, les relations entre les deux pays étaient dans une spirale descendante effrayante, avec des tensions à propos de Taïwan, tensions proches du point d’ébullition. Les diplomates espéraient, au mieux, une modeste réduction des tensions, ce qui, au grand soulagement de beaucoup, s’est produit. Aucune percée politique n’était cependant attendue, et aucune n’a été réalisée. Cependant, dans un domaine crucial, il y a eu au moins une lueur d’espoir : les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre de la planète ont accepté de reprendre leurs négociations en suspens sur les efforts conjoints pour surmonter la crise climatique.

Tiré de A l’Encontre
1 décembre 2022

Par Michael Klare

Bali, 14 novembre 2022

Ces pourparlers font l’objet d’une négociation en dents de scie depuis que le président Barack Obama les a lancés avant le sommet de Paris sur le climat de décembre 2015, au terme duquel les délégués devaient voter une mesure historique visant à empêcher les températures de la planète d’augmenter de plus de 1,5 degré Celsius (la quantité maximale que les scientifiques estiment que la planète peut absorber sans conséquences catastrophiques). Les discussions entre les Etats-Unis et la Chine se sont poursuivies après l’adoption de l’accord de Paris sur le climat, mais ont été suspendues en 2017 par ce président négationniste du changement climatique qu’est Donald Trump. Elles ont été relancées par le président Biden en 2021, avant d’être à nouveau suspendues par une présidence chinoise en colère, en représailles à la visite, le 2 août, de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi à Taïwan, visite considérée à Pékin comme une manifestation de soutien aux forces indépendantistes de cette île. Mais grâce à l’intense lobbying de Biden à Bali, le président Xi a accepté de ré-allumer l’interrupteur interactif.

Derrière ce modeste geste se trouve une question bien plus importante : que se passerait-il si les deux pays allaient au-delà de la simple discussion et commençaient à travailler ensemble pour promouvoir une réduction radicale des émissions mondiales de CO2 ? Quels miracles pourraient alors être entrevus ? Pour aider à trouver des réponses à cette question cruciale, il faut revisiter l’histoire récente de la collaboration entre les États-Unis et la Chine en matière de climat.

La promesse d’une collaboration

En novembre 2014, sur la base d’un important travail diplomatique de fond, les présidents Obama et Xi se sont rencontrés à Pékin. Ils ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engageaient à mener une action conjointe pour assurer le succès du prochain sommet de Paris. « Les Etats-Unis d’Amérique et la République populaire de Chine ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le changement climatique mondial », ont-ils affirmé. « La gravité de ce défi appelle les deux parties à travailler ensemble de manière constructive pour le bien commun. »

Barack Obama a ensuite ordonné au secrétaire d’Etat John Kerry de collaborer avec les responsables chinois pour persuader les autres participants à ce sommet – officiellement, la 21e Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ou COP21 – de s’entendre sur un engagement ferme à respecter la limite de 1,5 degré. De nombreux observateurs estiment que cet effort conjoint a contribué à convaincre des participants réticents comme l’Inde et la Russie de signer l’accord de Paris sur le climat.

« Avec notre déclaration conjointe historique avec la Chine l’année dernière », a déclaré Barack Obama lors de la séance de clôture de ce sommet, « nous avons montré qu’il était possible de combler les vieux fossés… qui avaient entravé le progrès mondial pendant si longtemps ». Cet événement a encouragé des dizaines et des dizaines d’autres pays à fixer leurs propres objectifs climatiques ambitieux. »

Barack Obama a également souligné que tout progrès planétaire significatif dans cette perspective dépendait de la poursuite de la coopération entre les deux pays. « Aucun pays, pas même un pays aussi puissant que le nôtre, ne peut résoudre seul ce défi ».

Trump et les périls de la non-coopération

Cette étape de coopération n’a pas duré bien longtemps. Donald Trump, un fervent partisan des combustibles fossiles, n’a pas caché son aversion pour l’accord de Paris sur le climat. Il a signalé son intention de sortir de l’accord peu après son entrée en fonction. « Il est temps de faire passer Youngstown, Ohio ; Détroit, Michigan ; et Pittsburgh, PA, ainsi que beaucoup, beaucoup d’autres endroits de notre grand pays, avant Paris, France », a-t-il déclaré, en 2017, dans son style, de manière sinistre.

Avec les Etats-Unis absents de la scène, les progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris ont été réduits à peau de chagrin. De nombreux pays qui avaient été incités par les Etats-Unis et la Chine d’accepter des échéanciers ambitieux de réduction des émissions ont commencé à se soustraire de ces engagements, en concordance avec l’Amérique de Trump. La Chine – le plus grand émetteur de gaz à effet de serre du moment et le principal utilisateur du plus polluant des combustibles fossiles, le charbon – a ressenti beaucoup moins de pression pour honorer ses engagements, même si la planète se réchauffe rapidement.

Personne ne sait ce qui se serait passé si Trump n’avait pas été élu et si ces pourparlers entre les Etats-Unis et la Chine n’avaient pas été suspendus, mais en l’absence d’une telle collaboration, on a assisté à une augmentation constante des émissions de carbone et des températures sur la planète. Selon CO.2.Earth, les émissions sont passées de 35,5 milliards de tonnes métriques en 2016 à 36,4 milliards de tonnes en 2021, soit une augmentation de 2,5%. Étant donné que ces émissions sont le principal facteur contribuant à l’effet de serre responsable du réchauffement climatique, il n’est pas surprenant que les sept dernières années se soient également avérées les plus chaudes jamais enregistrées, une grande partie du monde ayant connu des vagues de chaleur, des incendies de forêt, des sécheresses et des mauvaises récoltes record.

En outre, nous pouvons être à peu près certains, qu’en l’absence d’une coopération renouvelée entre les Etats-Unis et la Chine en matière de climat, ces catastrophes seront de plus en plus fréquentes et graves.

Une relation on/off

Vaincre cette tendance redoutable était l’une des principales promesses de campagne de Joe Biden. Contre une forte opposition républicaine, il s’est effectivement efforcé de réparer – au moins une partie – des dégâts occasionnés par Trump. Symboliquement, il a rejoint l’accord de Paris sur le climat dès son premier jour de mandat et qu’il a ordonné à son cabinet d’accélérer la transition du gouvernement vers les énergies propres. En août, il a réalisé une percée importante lorsque le Congrès a approuvé la loi de 2022 sur la réduction de l’inflation, qui prévoit 369 milliards de dollars de prêts, de subventions et de crédits d’impôt pour les initiatives en matière d’énergie verte.

Joe Biden a également cherché à redynamiser la diplomatie de Washington en matière de réchauffement climatique ainsi que les négociations avec la Chine qui étaient au point mort, en nommant John Kerry comme envoyé spécial pour l’action climatique. John Kerry, à son tour, a renoué avec ses collègues chinois de l’époque, lorsqu’il était secrétaire d’Etat. Lors de la COP26 de l’année dernière à Glasgow, en Ecosse, il les a persuadés de se joindre aux Etats-Unis pour approuver la « déclaration de Glasgow », un engagement à intensifier les efforts pour atténuer le changement climatique.

Toutefois, à bien des égards, Joe Biden et son équipe de politique étrangère sont encore prisonniers de l’époque de la guerre froide et son administration a généralement adopté une approche beaucoup plus antagoniste de la Chine que celle d’Obama [Voir à ce propos l’article de Marco D’Eramo, publié sur ce site le 22 novembre 2022 : http://alencontre.org/asie/japon/etats-unis-ses-vassaux-et-la-chine-la-guerre-des-circuits.html]. Il n’est donc pas surprenant que les progrès réalisés par Kerry avec ses homologues chinois à Glasgow se soient largement évaporés, alors que les tensions sur Taïwan ne faisaient que s’aggraver. Biden a été, par exemple, le premier président (de tous les temps) à affirmer – à quatre reprises – que les forces militaires des Etats-Unis défendraient cette île en cas de crise, si elle était attaquée par la Chine, mettant ainsi de côté la traditionnelle position d’« ambiguïté stratégique » adoptée de longue date par Washington sur la question de Taïwan. En réponse, les dirigeants chinois se sont montrés de plus en plus catégoriques en affirmant que l’île leur appartenait.

Lorsque Nancy Pelosi s’est rendue à Taïwan au début du mois d’août, les dirigeants chinois ont répondu en tirant des missiles balistiques dans les eaux environnantes de l’île. Dans un accès de colère, ils ont mis fin aux négociations bilatérales sur le changement climatique. Aujourd’hui, grâce aux suppliques de Biden à Bali, la porte semble à nouveau être ouverte pour que les deux pays collaborent à la limitation des émissions mondiales de gaz à effet de serre. A l’heure où les preuves du réchauffement planétaire sont de plus en plus nombreuses et rudes – qu’il s’agisse de la méga-sécheresse aux Etats-Unis ou de la « chaleur extrême » en Chine – la question est la suivante : que pourrait apporter un nouvel effort de collaboration significatif ?

Réaffirmer la centralité du climat

En 2015, peu de dirigeants ont douté de la menace globale que représente le changement climatique ou de la nécessité de faire appel à la diplomatie internationale pour aider à la surmonter. A Paris, Obama a déclaré que « la menace croissante du changement climatique pourrait définir les contours de ce siècle de manière plus dramatique que n’importe quel autre. » Ce qui devrait nous donner de l’espoir, a-t-il poursuivi, « c’est le fait que nos pays partagent un sentiment d’urgence face à ce défi et une prise de conscience croissante qu’il est en notre pouvoir d’y remédier. »

Depuis lors, hélas, d’autres défis, notamment l’accroissement des tensions avec la Chine dans un style de guerre froide, la pandémie de Covid-19 et l’invasion brutale de l’Ukraine par la Russie, sont venus « définir les contours » de ce siècle. En 2022, alors même que les conséquences de la surchauffe de la planète deviennent de plus en plus évidentes, peu de dirigeants de ce monde soutiendraient qu’« il est en notre pouvoir » de surmonter le péril climatique. Ainsi, le premier résultat (et peut-être le plus précieux) d’une coopération renouvelée entre les Etats-Unis et la Chine en matière de climat pourrait simplement être de remettre le changement climatique en tête de l’agenda planétaire et de prouver que les grandes puissances, en travaillant ensemble, peuvent s’attaquer au problème avec succès.

Un tel effort pourrait, par exemple, commencer par un « sommet climatique » Washington-Pékin, présidé par les présidents Biden et Xi et auquel participeraient des délégations de haut niveau du monde entier. Les scientifiques des Etats-Unis et de la Chine pourraient présenter les dernières mauvaises nouvelles sur la trajectoire probable du réchauffement climatique, tout en identifiant des objectifs concrets afin de réduire de manière significative l’utilisation des combustibles fossiles. Cela pourrait, à son tour, conduire à la formation de groupes de travail multilatéraux, hébergés par des agences et des institutions étatsuniennes et chinoises, qui se réuniraient régulièrement et mettraient en œuvre les stratégies les plus prometteuses pour enrayer la catastrophe en cours.

Suivant l’exemple donné par Obama et Xi lors de la COP21 à Paris, Biden et Xi accepteraient de jouer un rôle central lors de la prochaine Conférence des Parties, la COP28, prévue en décembre 2023 dans les Emirats arabes unis. Après les résultats peu concluants de la COP27, qui s’est tenue récemment à Charm el-Cheikh, en Egypte, un leadership fort sera nécessaire pour que la COP28 soit nettement meilleure [voir sur le bilan de la COP27 l’article publié sur ce site en date du 28 novembre 2022]. Parmi les objectifs que ces deux dirigeants devraient poursuivre, la priorité absolue est la mise en œuvre intégrale de l’accord de Paris de 2015, avec son engagement à limiter l’augmentation de la température à 1,5 degré maximum, suivie d’un effort beaucoup plus important des pays riches pour aider les pays en développement qui souffrent le plus de effets ladite crise climatique.

La Chine et les Etats-Unis ne pourront toutefois pas exercer une influence importante au niveau international en matière de climat si les deux pays – le premier étant le principal émetteur de gaz à effet de serre à l’heure actuelle et le second le plus ancien – ne prennent pas des initiatives beaucoup plus importantes pour réduire leurs émissions de carbone et passer à des sources d’énergie renouvelables. Le Inflation Reduction Act permettra en effet à la Maison Blanche de faire avancer de nombreuses nouvelles initiatives dans ce sens, tandis que la Chine agit plus rapidement que tout autre pays pour installer des réserves supplémentaires d’énergie éolienne et solaire. Néanmoins, les deux pays continuent de dépendre des combustibles fossiles pour une part substantielle de leur énergie – la Chine, par exemple, reste le plus grand utilisateur de charbon, en brûlant plus que le reste combiné du monde – et ils devront donc s’entendre sur des mesures encore plus agressives pour réduire leurs émissions de carbone s’ils espèrent persuader d’autres nations de faire de même.

Un Fonds sino-américain pour les transitions énergétiques propres

Dans un monde idéal, le prochain résultat possible d’une relation sino-américaine revigorée résiderait dans des efforts conjoints pour aider à financer la transition mondiale des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables. Bien que le coût du déploiement des énergies renouvelables, en particulier l’énergie éolienne et solaire, ait considérablement baissé ces dernières années, il reste important, même pour les pays riches. Pour de nombreux pays en développement, cette option reste inabordable. Ce point est apparu comme un problème majeur lors de la COP27 en Egypte, où les représentants du Sud se sont plaints que les pays riches, largement responsables de la surchauffe de la planète, ne faisaient pas assez (ou, dans de nombreux cas, rien), malgré leurs promesses antérieures, pour les aider à assumer les coûts des effets de plus en plus dévastateurs du changement climatique et de l’écologisation future de leurs pays.

Beaucoup de ces plaintes tournaient autour du Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund), créé lors de la COP16 à Cancún [en 2010]. Les pays développés avaient convenu de verser 100 milliards de dollars par an à ce fonds d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à supporter les coûts de la transition vers les énergies renouvelables. Bien que ce montant soit généralement considéré, aujourd’hui, comme très insuffisant pour une telle transition – « toutes les preuves suggèrent que nous avons besoin de billions, pas de milliards », a observé Baysa Naran, directeur du centre de recherche Climate Policy Initiative. Or, le Fonds n’a jamais été près d’atteindre cet objectif de 100 milliards de dollars, laissant de nombreux pays du Sud amers alors que, avec des inondations sans précédent et des vagues de chaleur accablantes, le changement climatique les frappe de manière encore plus effroyable.

Lorsque les Etats-Unis et la Chine collaboraient sur le climat à l’occasion de la COP26 à Glasgow, remplir le Fonds vert pour le climat semblait véritablement envisageable. Dans leur déclaration de Glasgow de novembre 2021, John Kerry et son homologue chinois, Xie Zhenhua, ont affirmé que « les deux pays reconnaissent l’importance de l’engagement pris par les pays développés de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 et chaque année jusqu’en 2025 pour répondre aux besoins des pays en développement [et] soulignent l’importance d’atteindre cet objectif dès que possible ».

Malheureusement, cette promesse n’a guère porté ses fruits dans les mois qui ont suivi, les relations entre les Etats-Unis et la Chine devenant de plus en plus conflictuelles. Aujourd’hui, dans le sillage de la rencontre de Biden avec Xi et de la reprise de leurs discussions sur le changement climatique, il est au moins possible d’imaginer une intensification des efforts bilatéraux pour faire progresser cet objectif de 100 milliards de dollars – et même aller bien au-delà (même si nous pouvons nous attendre à une résistance féroce de la part de la nouvelle majorité républicaine à la Chambre des représentants).

Pour contribuer à cette réflexion, permettez-moi de suggérer la création d’un Fonds sino-étatsunien pour les transitions énergétiques vertes – une institution de subventions et de prêts souscrite conjointement par les deux pays dans le but principal de financer des projets d’énergie renouvelable dans le monde en développement. Les décisions relatives à ces financements seraient prises par un conseil d’administration, composé pour moitié de représentants de chaque pays, le personnel étant composé de professionnels du monde entier. L’objectif : compléter le Fonds vert pour le climat avec des centaines de milliards de dollars supplémentaires par an et accélérer ainsi la transition énergétique au niveau mondial.

La voie de la paix et de la survie

Les dirigeants des Etats-Unis et de la Chine reconnaissent tous deux que le réchauffement climatique constitue une menace extraordinaire pour la survie de leurs pays et nations et que des efforts colossaux seront nécessaires dans les années à venir pour minimiser le péril climatique, tout en se préparant à ses effets les plus graves. « La crise climatique est le défi existentiel de notre époque » affirme, en octobre 2022, la Stratégie de sécurité nationale (SSN-National Security Strategy) de l’administration Biden. « Sans une action mondiale immédiate pour réduire les émissions, les scientifiques nous disent que nous dépasserons bientôt 1,5 degré de réchauffement, suscitant encore plus de chaleur, des conditions météorologiques extrêmes, ainsi que l’augmentation du niveau des mers et la perte catastrophique de biodiversité. »

En dépit de cette évaluation bien orientée, la SSN dépeint la concurrence de la Chine comme une menace encore plus grande pour la sécurité des Etats-Unis – sans citer le même type de résultats périlleux – et propose une mobilisation massive des ressources économiques, technologiques et militaires du pays pour assurer la domination étatsunienne de la région Asie-Pacifique pour les décennies à venir. Cette stratégie nécessitera, bien entendu, des milliers de milliards de dollars de dépenses militaires, ce qui ne permettra pas un financement suffisant pour lutter contre la crise climatique et exposera notre pays [les Etats-Unis] à un risque toujours plus grand de guerre – peut-être même nucléaire – avec la Chine.

Compte tenu de ces dangers, le meilleur résultat d’une coopération climatique renouvelée entre les Etats-Unis et la Chine, ou d’une « diplomatie verte », serait peut-être d’accroître la « confiance » entre les dirigeants de ces deux pays, ce qui permettrait de réduire les tensions et les dépenses militaires. En effet, une telle approche constitue la seule stratégie pratique pour nous sauver des conséquences catastrophiques d’un conflit entre les Etats-Unis et la Chine et d’un changement climatique incontrôlé. (Article publié sur le site de Tom Dispatch, le 27 novembre 2022 ; traduction par la rédaction de A l’Encontre)

Michael T. Klare est professeur émérite d’études sur la paix et la sécurité mondiale au Hampshire College Il est l’auteur de 15 ouvrages, dont le dernier est All Hell Breaking Loose : The Pentagon’s Perspective on Climate Change, Metropolitan Books, novembre 2019. Il est l’un des fondateurs du « Committee for a Sane U.S.-China Policy ».

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