Édition du 1er décembre 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Québec solidaire

Discours de clôture de Françoise David au Conseil national de Québec solidaire (1 décembre 2013)

Faire de Québec solidaire le parti de la justice, de l'égalité et de la souveraineté

Tourné vers l’avenir, on ne s’enferme pas les recettes du XIX siècle, on va de l’avant et c’est ce que fait Québec solidaire, Andrés vient parler pendant longtemps de l’énergie, je n’y reviendrai pas mais Québec solidaire a aussi des propositions sur l’aménagement du territoire, sur la culture, sur une agriculture à taille humaine, sur une agriculture biologique, du terroir. Québec solidaire a des propositions pour toutes les régions du Québec.

Si je prend la peine de dire, c’est qu’il que cela se sache. On m’a demandé hier, pourquoi êtes-vous à Sherbrooke ? Cela fait juste trois fois qu’on vient en Estrie et j’entendais au téléjournal : « Québec solidaire veut vraiment rompre avec cette image que Québec solidaire est un (pays) un parti pardon. Mais ce n’est pas la première fois qu’on va en région pour les instances de Québec solidaire. Il faut que cela se sache un peu plus, soyez des porteurs et des porteuses de la bonne parole.

Québec solidaire a donc des propositions pour la suite des choses en matière énergétique et tout, mais pas seulement ça. On a avait au ministre des finances, qu’il faudrait des nouveaux revenus pour l’État québécois. S’il y a une chose sur laquelle on s’entend, c’est bien celle-là. Quand il nous dit que les revenus n’étaient pas au rendez-vous », c’est sûr, il a refusé toutes nos propositions. Nous autres, on lui disait une taxe sur le capital des entreprises financières – 600 millions ; l’abolition des crédits d’impôt sur les gains en capital – 500 millions ; l’abolition du crédit d’impôt sur les gains en dividendes - 300 millions. Mais le problème de ce gouvernement comme les autres partis présents à l’Assemblée nationale, c’est qu’ils sont tellement préoccupés par l’angoisse des riches qu’ils n’osent jamais les confronter, ils n’osent jamais leur demander un effort additionnel ni aux contribuables les plus riches, ni aux entreprises les plus riches.

Et c’est avec ça que Québec solidaire veut rompre. On a des propositions. Et il faut revenir avec nos propositions, car si on ne le fait pas, si on ne va pas chercher des revenus là où il y en a, ce qui est annoncé pour les prochaines années, ce sont encore des coupes importantes, brutales dans les services publics ce qui va toucher au premier chef l’ensemble des citoyennes, des citoyens qui bénéficient de ces services mais aussi les travailleuses et les travailleurs qui vont être incidemment d’ici un an, un an et demi en renouvellement de conventions collectives. Ce qu’on leur promet en fait, c’est quasiment un gel. Eux et elles qui sont déjà, on l’a vu cette semaine dans un rapport indépendant, sous-payés par rapport à des emplois équivalents dans le privé. Donc, ce n’est pas la voie à suivre et ce n’est pas la voie que va suivre Québec solidaire.

En fait, je pense qu’à l’approche d’une élection générale, on peut se dire une chose : Québec est à l’heure des choix. Ou bien, on choisit collectivement au Québec de ménager encore une fois l’ordre établi, celui du 1% ou bien on choisit de travailler collectivement pour le bien commun, c’est-à-dire la majorité travailleuse, la majorité des gens y compris les personnes qui ne peuvent travailler. C’est ça le choix que l’on va avoir à faire à la prochaine élection générale. Et quand à nous, nous choisissons Québec solidaire, comme le parti de la justice et de l’égalité.

Andrés, vous l’a dit on est un parti indépendantiste, on est un parti souverainiste, en bref on veut construire le pays. Et ça ne pourra se faire que par une réelle indépendance par rapport à toutes ces forces qui essaient de nous contenir dans le modèle néolibérale, dans le modèle de la dépendance énergétique et dans un modèle vraiment d’austérité budgétaire qui est utilisé un peu partout maintenant. Ce modèle là, Québec solidaire, nous le refusons.

J’irais plus loin. Nous n’acceptons pas non plus de nous laisser diviser au nom de motifs très électoralistes et au nom d’une identité frileuse et repliée sur elle-même. Ça à Québec solidaire, nous ne l’acceptons pas non plus même si nous convenons tout à fait puisque nous l’avons demandé qu’un débat sur la laïcité de l’État et des institutions est nécessaire au Québec, que le combat contre tous les fondamentalismes est nécessaire. Fondamentalement, parce que les fondamentalismes religieux atteignent aux droits des femmes et des minorités sexuelles, ce combat là nous allons le faire et nous allons le faire ensemble.

En terminant, j’aimerais qu’on ait une petite pensée aujourd’hui pour nos deux candidats en élection partielle dans Outremont et dans Viau, Édith Laperle et Geneviève Fortier qui travaillent très fort pour porter la parole de Québec solidaire sur le terrain. J’encourage les militantes et militants montréalaises et de toutes les couronnes autour d’aller leur donner un coup de main. Il reste à peine 8 jours. La fin de semaine prochaine va être cruciale. Des surprises pourraient être au rendez-vous et de plus c’est une excellente pratique pour la prochaine élection générale où nous serons prêts à affronter les partis de l’élite. Nous serons prêts à porter notre voix qui, encore une fois, est celle de la justice, de l’égalité et de la souveraineté.

Françoise David

Porte-parole de Québec solidaire

Sur le même thème : Québec solidaire

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...