Édition du 15 octobre 2019

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Québec solidaire

Manon massé, co-porte-parole de QS et députée « Le Village a besoin d’amour »

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, tient beaucoup au Village et à la circonscription qu’elle représente depuis cinq ans.

tiré de : Fierté dans la Capitale, plus gros que jamais De Infolettre de fugues, Décorhomme et MonZip

https://www.fugues.com/254305-article-le-village-a-besoin-damour.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_term=http%253A%252F%252Fwww.fugues.com%252F254305-article-le-village-a-besoin-damour.html&utm_content&utm_campaign=L%2527INFOLETTRE+DE+FUGUES+%2523+855+-+19+ao%25C3%25BBt+2019

Pour elle, c’est avec l’ensemble et l’engagement de toutes celles et ceux qui vivent et travaillent dans le quartier qu’on peut réellement avancer. « Le Village a besoin d’amour », lance-t-elle au tout début de l’entrevue. Une déclaration insolite dans la bouche d’un.e politicien.ne mais révélatrice aussi de la philosophie de cette femme hors normes.

Manon Massé aime se retrouver dans sa circonscription, pour reprendre contact avec la population. « Les député.es, quand nous sommes au Parlement, nous sommes un peu dans une bulle, et moi quand je reviens dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, j’ai le sentiment de me ré-enraciner, d’être au plus près des réalités des gens et c’est très énergisant », confie-t-elle dès le début de l’entrevue.

La députée revient rapidement sur la motion qu’elle a présentée à l’Assemblée nationale pour faire reconnaître le caractère particulier du Village. « S’il y a un sujet qui revient souvent, c’est bien la question du Village et combien "notre Village" a besoin d’amour. Et avec mon équipe, on s’est demandé ce que nous pouvions faire, de rappeler Manon Massé, pour que les choses changent. La motion adoptée par l’Assemblée nationale est un premier pas parce que le Village a une identité propre et qu’il a joué et joue encore un rôle pour les communautés LGBTQ+, qu’il est en quelque sorte un patrimoine immatériel ». Au-delà de la reconnaissance symbolique, la députée considère que ce sera un levier supplémentaire pour développer le quartier en concertation avec tous ceux et celles qui y vivent et/ou y travaillent. « Avec ce statut particulier reconnu, il va de soi que l’on ne pourra plus faire n’importe quoi dans le Village, poursuit Manon Massé, et que l’on devra préserver son caractère unique et le mettre en valeur pour le mieux-être surtout des gens ».

La reconnaissance du Village a été une première étape pour la députée, qui voulait avoir un portrait plus précis des enjeux et des défis auxquels était confronté le quartier. « Et j’ai fait ce que je sais faire le mieux, c’est-à-dire rassembler les gens », précise Manon Massé. En 2017, elle assoit autour d’une table différents acteurs économiques, de groupes communautaires et pas uniquement LGBTQ+, des acteurs culturels, et des élus locaux et municipaux. Cette première rencontre a donné naissance au Comité Avenir du Village sous l’égide de la SDC. « Nous avons clairement identifié quels étaient les problèmes et les défis que nous voulions relever, se souvient-elle, et donc nous avons ressenti la nécessité d’avoir un portrait de qui habite le Village, qui l’utilise. Le Village, ce n’est pas seulement les communautés LGBTQ+, ou encore le simple axe Sainte-Catherine entre Saint-Hubert et Papineau ou De Lorimier. D’ailleurs, personne ne s’entend sur les frontières du Village, certains le délimitent au nord à Maisonneuve, d’autres à Ontario, et d’autres à Sherbrooke. Moi, je dirais dans mon vieux langage que c’est l’ancienne paroisse St-Jacques. » (Rires !)

Mais au-delà d’une question de délimitation, ce qui retient l’attention de Manon Massé, ce sont les développements futurs qui touchent le Village comme les terrains de l’ancienne tour de Radio-Canada et de Molson, et celui situé au coin De Lorimier et Sainte-Catherine. « Le comité Avenir du Village a pour vocation aussi de protéger le Village, entendre qu’il jouera un rôle dans le développement pour préserver le caractère particulier du Village à travers des mémoires, des recommandations et au cours des consultations publiques des différents PPU (Programme particulier d’urbanisme). Et nous avons toutes et tous un outil, la reconnaissance officielle de la spécificité du Village, et une structure, le Comité, pour discuter avec les décideurs, qu’ils soient publics ou privés ».

Manon Massé tient à la concertation et à la consultation afin d’initier des projets pour améliorer la qualité de vie dans cette partie de Montréal. Autre initiative de la députée, la Table des élu.es : des rencontres régulières avec d’autres représentants provinciaux, municipaux et scolaires, pour une meilleure collaboration afin de dégager des priorités sur lesquelles chacun devra mettre l’accent.

Bien évidemment, Manon Massé sera présente aux célébrations de la Fierté, à la Journée communautaire et lors du défilé. La rencontrer, lui parler, c’est aussi une forme de démocratie directe…

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